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 Boutique de Mystères et Ombres Lugubres... [Ft Abyss]

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Tsubaki Akitsuki
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MessageSujet: Boutique de Mystères et Ombres Lugubres... [Ft Abyss]   Ven 17 Fév - 20:49

[Continuation de Perles d'eau et Ombres lugubres]

Tsubaki courrait, courrait, avec dans ses bras la jeune fille, qui n 'était pas bien lourde, d'ailleurs. Elle ne ralentissait donc pas sa course pour le moins du monde. Ils entrèrent enfin dans le village, les ombres toujours à leur trousses, et essayant d'échapper aux nouvelles qui apparaissaient ou venaient juste se joindre au sprint.
Le boutiquier commençait à fatiguer, en même temps, ça faisait longtemps qu'il n'avait pas courut comme ça, bien depuis ses 10-14 ans. Et pourtant il ne ralentissait pas. C'était une question de vie ou de mort. C'était donc les fameuses réserves de survie du corps? Ça devait être ça, car Tsubaki ne se savait pas si endurant, et en plus à une telle vitesse.
Bientôt, il aperçut enfin la rue des artisans, éclairées par ses lampions toujours allumés, même la nuit, dans le but de faire fuir les ombres. Même si ça ne marchait pas.
Le boutiquier s'engouffra dans la grande rue et courut encore plus vite. Évitant toujours les ombres, il voyait se rapprocher sa boutique, avec son enseigne en bois patiné.
Alors qu'il était à quelque mètres seulement de sa boutique, une ombre énorme lui barra la route.
Tsubaki se sentit un peu trembler, face à cette immense forme de loup noire. Puis il remarqua qu'elle était transparente. Mais oui! C'était une ombre! On pouvait donc passer au travers... Il ne savait pas si ça avait des effets secondaires nocifs, mais qui ne tente rien n'a rien. Et c'était mieux que de mourir ici. Il respira donc un bon coup, murmura un "tout ira bien à Abyss, et se lança à travers l'ombre, en full speed. Il passa en effet au travers et entra vite dans sa boutique. Il posa la jeune femme et ferma absolument tout. Quand tout fut bouclé, il s'adossa à la porte et glissa le long de celle-ci, haletant. Ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eu aussi peur, et qu'il n'avait pas été si exténué.
Il balaya du regard sa boutique et celui-ci se posa sur la jeune femme.

Spoiler:
 

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Abyss no Awa
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MessageSujet: Re: Boutique de Mystères et Ombres Lugubres... [Ft Abyss]   Lun 20 Fév - 21:59

Il n’y avait plus rien. Plus rien. Juste la peur qui la prenait aux tripes et qui lui conférait une force qu’Abyss n’aurait jamais crue possible. Il y avait la main de Tsubaki, qu’elle serrait comme si sa vie en dépendait – et c’était le cas, tout compte fait. Il avait tôt fait de renverser la tendance, prenant les avants et la tractant de toutes ses forces jusqu’au village. Leurs pieds s’enfonçaient dans le sable et ralentissaient sensiblement leur course tandis que de nouvelles ombres apparaissaient autour d’eux. Leurs mains qui se tendaient vers eux et leurs yeux rouges vifs arrachaient à la jeune-femme des tressautements fébriles. Pourquoi n’avaient-ils pas prévus le coup ?

Bientôt ils quittèrent la plage, et les deux fuyards retrouvèrent avec satisfaction la dureté du sol. De petits cailloux s’enfonçaient dans les pieds d’Abyss ; elle n’avait pas eu le temps de se chausser avant leur départ précipité. Mais elle tenait bon, coûte que coûte, car il le fallait.
Il le fallait. Pourtant, elle se sentait faiblir et même devenir un boulet pour le boutiquier. Un instant elle eut très peur ; et s’il la lâchait ? Et si jamais il la laissait là ? Alors les ombres tournoieraient autour d’elle, effleurant ses cheveux et sa peau. Se rapprocheraient de seconde en seconde. Puis la dévorerait.

Elle s’invectiva elle-même de penser cela. Certes, Tsubaki était étrange, mais elle savait que jamais, jamais il ne ferait une chose pareille. Elle le ressentait au fond d’elle, comme un étrange pressentiment que le vent lui aurait soufflé. Et elle eut raison ; s’apercevant que sa compagne de fuite s’essoufflait rapidement, de constitution plus fragile que lui, Tsubaki s’arrêta brutalement. Elle n’eut pas le temps de souffler qu’il la balayait et la rattrapait aisément, la portant comme une princesse.
Il continua à courir, ce nouveau fardeau dans les bras.
Ils atteignirent le village, et Abyss vit les maisons défiler à toute vitesse de part et d’autres de son champ de vision ; ainsi que les ombres qui chantaient autour d’eux. La jeune sirène réalisa ; elles se moquaient. Elles s’amusaient de leurs peurs, de leur fuite. Pour elles, c’étaient un jeu. Cette pensée laissa un long tremblement parcourir son échine. Que se passerait-il si jamais elles décidaient que le jeu avait assez duré ? Qu’il était l’heure du repas ?
Elle se recroquevilla un peu plus entre les bras de Tsubaki. Son poids minime ne semblait en rien avoir altéré la course de ce-dernier ; il courrait avec cette vaillance et cette rage du dernier espoir. Cette peur qui les assaillaient tous les deux.

La boutique était en vue. Le soulagement. La distance qui s’amincit, la rapidité du dernier effort. Puis Tsubaki freina brutalement, faillit presque la lâcher. Elle sentit les bras de ce-dernier se resserrer sur elle ; une ombre immense se dressait entre eux et le refuge. Il y eut un instant d’hésitation ; comme si l’univers c’était lui-même arrêté une microseconde. Plus une respiration, plus rien. La glace se rompit dans un murmure ;

- Tout ira bien Abyss.

Cette-dernière voulut lui crier de s’arrêter, de ne pas le faire. Mais trop tard, sans lui laisser le temps il s’ébranla à nouveau. La jeune-femme cacha son visage dans son torse, tremblante.
Ils traversèrent l’ombre au ralenti ; comme au cinéma. Une sensation de froid, de mort ; à moins que ce ne soit que son imagination.
Ils traversèrent l’ombre sans contrecoup et Tsubaki se faufila dans sa boutique. Il la déposa au sol, et Abyss s’écroula aussitôt, encore tremblante.
Mais ils étaient en sûreté à présent.

Le boutiquier ferma toute issue possible, puis se laissa tomber lui aussi mais le long de la porte. Elle eut envie de le serrer dans ses bras, de pleurer de soulagement contre son torse. Mais elle n’en fit rien ; car de un, il était stupide de pleurer. Les larmes ne résolvaient rien, elles ne servaient qu’à s’assécher inutilement. De deux car elle avait peur de la réaction de Tsubaki. Elle le connaissait depuis peu et avait bien du mal à le cerner.
La jeune-femme croisa le regard du boutiquier, et elle sourit.

- On est sauvés, on est sauvée, répéta-t-elle à mi-voix. Merci – rajouta-t-elle.

Abyss baissa la tête, encore frémissante.
Elle sentait encore la peur qui l’avait prise, la froideur de l’ombre et les bras décharnés qui s’étaient tendus vers elle. Mais au fur-et-à-mesure que cette affirmation se précisait dans son esprit, toutes ces sensations s’amenuisaient, disparaissaient pour ne plus laisser place qu’au soulagement.
Autour d’elle, le joyeux bazar du boutiquier roucoulait et toquait dans une cacophonie agréable et réconfortante. Un bruit de fond qui ne laissait jamais place au silence ; entre autre.
Finalement elle se leva avec lenteur, encore un peu fébrile. Elle frissonna, plus par froid que par peur à présent ; elle était toujours en sous-vêtements.

- Je suis désolé de te demander ça mais… tu n’aurais pas des vêtements à me prêter ?

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Tsubaki Akitsuki
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MessageSujet: Re: Boutique de Mystères et Ombres Lugubres... [Ft Abyss]   Mer 7 Mar - 17:10

Son regard se posa sur la jeune femme. Et il fit la même constatation que plus tôt, elle était à moitié à poils. Il rougit de plus belle, se passant la main sur le visage, puis se reconcentra sur les yeux de la sirène. C'est à ce moment que leurs regards se croisèrent. Il espérait juste qu'elle n'avait pas remarqué que quelques secondes plutôt, il avait eu les yeux ancrés sur ses sous-vêtement. Très belle dentelle d'ailleurs, blanc..hmmm...bon choix.... Il se frappa mentalement pour avoir pensé ça. Apparemment non, vu qu'elle lui sourit. Elle avait un beau sourire, un sourire qui illuminait son visage, lui conférant une beauté presque enfantine. Elle répéta, comme pour bien se l'ancrer dans la tête:

"On est sauvés, on est sauvée, répéta-t-elle à mi-voix. Merci "

Oui, ils étaient sauvés....Et c'était en grande partie grâce à elle. Si elle n'avait pas prit sa main à ce moment là, serait-il encore en vie? Sûrement pas. Dévoré par les ombres, il ne resterait plus rien de lui. Une mort pathétique pour un originel qui connaissait plus que quiconque la règle des ombres.... Et pourtant, les remerciement de la jeune fille semblait dire que c'était grâce à lui.
Il sourit à son tour. prenant la main d'Abyss.

"C'est grâce à vous, Abyss. Si vous ne m'aviez pas entrainé à ce moment, j'y serais passé.", sa voix était douce, sincère, sans sarcasme ni amusement, chose rare chez lui.

Tsubaki remarqua qu'elle tremblait, encore secouée par la peur. Il voulut la prendre dans ses bras, par la rassurer, pour lui dire que tout allait bien. La serrer pour se rassurer. Pour prouver qu'il était lui aussi vivant. Pour sentir la chaleur d'un corps vivant contre lui. Mais il devait se retenir. Ne se sentirait elle pas agressée? Un inconnu -c'est ce qu'ils étaient en fin de compte- qui la serrait alors qu'elle était à moitié nue? Euuuuh... Si il était une fille, il n’apprécierait pas vraiment. Enfin, même en tant qu'homme. Pendant qu'il réfléchissait sur la question, la jeune femme se calma, bercée par la brouhaha constant de la boutique, parce qu'elle ne tremblait plus. Puis, un peu gênée, elle demanda:

"Je suis désolée de te demander ça mais… tu n’aurais pas des vêtements à me prêter ?"

Il rougit. Il devait bien avoir ça. Il espérait seulement qu'il avait autre chose que les costumes de maids et infirmières et autre trucs "moe", comme lui avait dit celui qui les lui avait fournit. Il se leva enfin, et fit signe à Abyss de le suivre.
Il se dirigea vers l'arrière boutique, poussant un peu certaines chose pour donner un aspect plus rangé au bazar -ce qui ne marchait pas du tout d'ailleurs, c'était même l'effet inverse- , et emprunta un escalier de bois, menant à l'habitation plus haut. Il se pencha en avant, faisant signe à la jeune femme de passer devant.

"Allez-y, Abyss. Je vais vous chercher des vêtements, en attendant, m'attendriez-vous dans le salon, juste en haut de la cage d'escalier? Le sofa vous accueillera à bras ouverts~"

Tandis qu'elle montait les escaliers, Tsubaki chercha désespérément quelque chose à lui prêter dans sa remise. Mais c'était peine perdue.... Il n'avait que des "cosplay" -comme lui avait dit un certain étrange personnage obsédé par ce genre de chose qui les lui avait fait cadeau pour sa boutique-. Il n'allait pas lui donner ce costume de "maid" avec ces oreilles de chat cousues sur le bandeau en dentelle?! Elle se fâcherait.... Mais c'était ça ou un de ces t-shirts avec un de ses shorts (hé oui, il a aussi des vêtements normaux 8D). Elle allait devoir choisir. Il prit donc cette tenue, ainsi que le kimono de miko qui trainait pas là -il l'aimait bien celui là-, monta chercher un t-shirt et un short et apporta le tout à la jeune femme.

"Choisissez ce qui vous plait le plus. Je suis désolé, je n'ai pas grand chose en vêtements féminins..."

Pitié, qu'elle ne le prenne pas pour un pervers.

HRP:
 

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Abyss no Awa
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MessageSujet: Re: Boutique de Mystères et Ombres Lugubres... [Ft Abyss]   Mer 14 Mar - 21:12

Ses mains qui serraient les siennes timidement, suivis d’une phrase qui la toucha ; « C'est grâce à vous, Abyss. Si vous ne m'aviez pas entrainé à ce moment, j'y serais passé. »
Ce qui était faux. Il essayait de lui incomber le mérite, mais elle n’en avait aucun.
La jeune-femme voulut retirer ses mains, mais se rétracta. Dans un sens c’était agréable.
Chaleur contre chaleur.

Puis Tsubaki avait répondu à l’affirmative à sa question, et il l’avait emmené à l’étage. Abyss en conclut que c’était ici qu’il vivait, puis il l’invita à s’installer sur un canapé à l’apparence légèrement défoncé. Elle accepta le siège avec enthousiasme, et bientôt elle se retrouva happée par la matière moelleuse.

Tsubaki utilisait des mots respectueux, un vouvoiement qui la gênait et dont elle n’avait pas l’habitude ; cette même habitude des mots forts, des insultes et des tons crus. Ce « vous » lui était-il réellement destiné ? Egarée par l’attitude du boutiquier, Abyss se perdait un peu plus entre la douceur de ses expressions à son égard, sa voix frissonnante et son regard. Son regard rouge, d’une couleur qui lui semblait à présent familière, presqu’accueillante. Alors que cette couleur s’associait depuis la nuit des temps au sang ; à la douleur ; à des termes durs et peu avenants, elle s’y perdait encore et encore. S’emprisonnait elle-même, perdait pied, oscillait, se noyait. Se détachait, pour mieux replonger. Inexorable danse entre leurs regards. Et depuis qu’il était apparu sur la plage - silhouette floutée par la brume naissante -, lui et son ton moqueur, il y avait ces accrochages incessants. Captures, accrochages, légère gêne. Abyss savait qu’il la regardait, détaillait son corps, glissait le long de ses courbes alléchantes malgré leur finesse ; et cela ne la dérangeait pas. Pire, elle en tirait une certaine satisfaction. Pourtant, d’habitude, elle n’hésitait à invectiver quiconque s’attardait un peu trop sur sa poitrine, sur ses fesses rebondies. Corps de rêve, contre son gré.

Installée sur le sofa Abyss pouffa gentiment en repensant à la tentative de l’albinos afin de remettre un peu d’ordre dans son bazar cliquetant par quelques gestes inutiles. Le résultat avait d’ailleurs été désastreux ; peut-être même pire que l’original. Elle remonta ses genoux sous son menton et y déposa son menton pâle.
Elle se calma, et à son hilarité soudaine succéda l’inquiétude ; elle espérait ne pas déranger celui qui – ne lésinons pas sur les mots – lui avait sauvé la vie.

Abyss s’était trop souvent sentie seule, délaissée ; peu de personnes se souciaient d’elle, quasiment aucune et elle avait fini par en prendre l’habitude. Vous savez bien ; adopter ce pli, se fondre dans son moule. Tant et si bien qu’une attitude toute faite avait fini par se recroqueviller sur son être. Semblable aux coquilles d’une huître serrant en son sein la perle, l’éclat magique qui se cachait sous son attitude revêche de bad girl. Pourtant il se dissimulait sous une attitude dure et méfiante cette douceur, cette féminité que bercent les embruns. Son cœur se serra et elle pensa à cette forme ; celle qui avait fait reculer Luis d’horreur. Et si jamais il l’apercevait ainsi ? Que se passerait-il ? Fuirait-il ? Sûrement. Comme tout le monde. Comme tous les autres.
Mi-humaine, mi-monstre.

Brusquement nauséeuse, Abyss se leva. Elle fit quelques pas, puis s’égara du côté des objets roucoulants qui encombraient ce qui semblait être son séjour. Effleurant une boussole du bout des doigts, avisant un chapelet qui attira son œil. Déambulant parmi tonnes d’objets plus incroyables les uns que les autres, trottinant parmi le petit bazar organisé –moins pêle-mêle que dans l’arrière-boutique -, la jeune-femme s’enivrait de cet abus de propriétés.
Abyss n’avait jamais possédé grand-chose. Trop pauvre pour cela ; à l’orphelinat, ils avaient quelques vêtements, une brosse à dent et une savonnette, des cahiers et des stylos. Le superflu, ils se le payaient avec les salaires des petits boulots qu’ils trouvaient ici-et-là. La jeune sirène avait souvent été très flemmarde ; mais ne rien posséder ne la gênait pas outre-mesure.
Elle se comblait de l’amitié de Luis, d’une clope taxée ou d’un petit bonheur gratuit. L’odeur du shampooing. Le claquement de ses talons usés sur le pavé. D’un compliment sur son physique ou sa personnalité. Le bruissement sourd de la pluie. Quelques flocons qui glissent sur le vent. L’odeur du lilas qui régnait sur la cour de l’orphelinat.

Au détour d’une horloge centenaire elle tomba sur l’objet magnifique qui retint aussitôt son regard ; cette montre à gousset solitaire, protégée sous une cloche de verre. Elle hésita, puis finalement pris son courage à demain et souleva sa protection.
Avec des gestes précis et délicats, elle souleva l’objet magnifique et l’inspecta. De fines gravures évoluaient le long de l’argent, se croisaient et se décroisaient avec une finesse absolue. Quelques symboles floraux ici et là émergeaient, et elle se demanda si cette montre était spéciale.
Un peu comme elle. Mise à part. Différente. Emprisonnée sous une cloche de verre.
Elle la reposa délicatement, presqu’à contrecœur.
Abyss regagna son canapé, s’y jetant un peu trop lourdement. Elle se cogna contre quelque chose de dur, comme tapi au milieu des coussins.
C’est ce moment-là que Tsubaki décida de revenir, tenant dans ses bras trois tenues différentes. Dont une ressemblait plus ou moins à un costume de maid, et à nouveau elle pouffa intérieurement. Il ne savait sûrement ce que c’était, pauvre originel qu’il était.
Il s’épancha en excuses, ce qu’Abyss ne comprit pas ; c’était déjà vraiment aimable de lui prêter des vêtements, il n’avait pas à s’excuser.

« Choisissez ce qui vous plait le plus. Je suis désolé, je n'ai pas grand-chose en vêtements féminins... »

Tsubaki lui présenta rapidement les trois tenues, et elle opta pour le T-shirt, un poil trop grand. Un poil trop grand ? Plutôt cinq tailles de trop, oui. Enfin, elle n’était pas du genre à se plaindre, et encore moins dans cette situation. Elle enfila le T-shirt, qui flottait littéralement et noyait son corps beaucoup trop frêle pour des habits d’hommes. Quant au short, il glissant incessamment et elle trouva préférable de garder uniquement le T-shirt. Après tout, il descendait jusqu’au tiers de ses genoux et c’était suffisant.
Se sentant enfin à l’aise – son corps dissimulé -, elle décida de briser la glace entre eux ;

« Merci beaucoup, c’est très gentil de v… ta part. Ça te gêne si on se tutoie … Tsubaki ?, lâcha-t-elle du bout des lèvres, comme ressentant une quelconque honte à oser prononcer son prénom. »

Abyss ne supportait pas vraiment qu’on la vouvoie. Elle avait l’impression que le vouvoiement ne créait que de la distance entre deux êtres, une distance respectueuse qui s’installait et apportait la gêne. Et puis, ils n’étaient plus vraiment inconnus l’un à l’autre. La jeune-femme était forcée de passer la nuit ici, et ce n’était évidemment pas pour lui déplaire ; ils auraient du temps pour mieux se connaître.
Toute la nuit. Peut-être plus.

Abyss écarta un coussin, et remarqua qu’il y avait un trou dans le canapé. Trou par lequel on percevait quelques couleurs chatoyantes, et plus précisément un corps de femme. En maillot de bain ; un magazine sûrement. Erotique. Après tout c’était normal ; Tsubaki était un homme normal, en fin de compte.
Elle remit discrètement le coussin, espérant que le boutiquier n’avait pas remarqué sa découverte. Un regard lui apprit que malheureusement, il s’en était rendu compte.
Ca risquait d’être tendu comme un string et c’était le cas de le dire !

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Tsubaki Akitsuki
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MessageSujet: Re: Boutique de Mystères et Ombres Lugubres... [Ft Abyss]   Lun 27 Aoû - 16:59

Tsubaki poussa un soupir presqu'inaudible quand Abyss choisit un vêtement sans rien dire. Elle choisit le t-shirt. Son t-shirt. Il rougit un peu en la voyant dans ses vêtements. Ce t-shirt qu'il avait porté quelques jours plutôt, et qu'il avait heureusement lavé.... Par contre le short fut vite remit là où il était peu avant. Il cligna des yeux un couple de fois, ne comprenant pas. Il regarda son sort. Ah oui, en effet. Bien sûr, il était bien trois fois trop grand, il aurait du penser. Il regarda la sirène dans son ensemble: ses courbes fines étaient cachées par le vêtement bien trop large. Et tant mieux pour le boutiquier, ainsi son regard ne dévierait plus sur ses hanches à la moindre inattention... Puis soudain, le silence fut troublé par la voix de la jeune femme:

"Merci beaucoup, c’est très gentil de v… ta part. Ça te gêne si on se tutoie … Tsubaki?"

Tsubaki ouvrit de grand yeux sous la surprise- il nota cependant la gêne presqu'impercéptible de la jeune femme quant à son prénom- . Ça, c'était inattendu. Il ne su pas comment réagir, le temps d'un instant. Un instant de réflexion. Le boutiquier ne tutoyait pas un grand nombre de personnes. Seulement Skye, sa petite sœur chérie, Kiku, la duchesse, parce que quand il l'a connu elle ne l'était pas encore, et.... Il y avait eu sa grande sœur Yuri et son fiancé Kiyo, mais aucun des deux n'est de ce monde à présent.... Se tutoyer voulait dire se rapprocher. Abyss voulait..... se rapprocher de lui? Pourquoi donc? Quelques pensées plus ou moins déplacées traversèrent son esprit, mais il les éloigna bien vite. Pourquoi pas après tout? Il sentait qu'il allait pouvoir s'entendre avec le jeune femme.... Pourquoi pas?

"Et bien.... Pourquoi pas...Abyss?
Contrairement à ce qu'il aurait pu penser, il se senti aussi un peu embarrassé quant à prononcer le prénom de la jeune fille sans suffixe - Et pourtant il l'avait bien fait plutôt, mais à présent cela n'avait plus le même....impact? -.
Une sorte de tension gênée s'installa un instant jusqu'à ce qu'Abyss ne fit..... Ce qu'elle n'aurait jamais dut faire. Elle écarta un coussin. Et ce ne serait pas drôle si ce n'était pas LE coussin.... Un frissonnement parcourut l'échine de Tsubaki. Pitié. Qu'elle n'ai rien vu. Mais ce ne serait pas drôle, Tsuntsun.... Elle remit le coussin et leva le regard vers un Tsubaki.... Ecarlate. La tension monta. Attouteki pourquoi? POURQUOI?! Pourquoi fallait elle qu'elle découvre LE SEUL endroit suspect de son entre? Le seul et unique endroit dans lequel il gardait ses..... Magazines....
Le lourd silence perdura. Il ne savait pas quoi dire, et elle non plus, il semblait. Le mythe du boutiquier devait être complètement brisé: L'homme le plus mystérieux de toute l'Equinoxe lisait des magazines érotiques et rougissait. Il était décridibilisé. Complètement. Mais il pouvait encore sauver la mise. Ouiiii il n'avait qu'à dire que ce n'était pas les siens. Voilàààà, affaire réglée! Mais... Si ce n'étaient pas les siens que faisaient il dans son canapé? Hmmm problème... SOUDAIN, UNE ILLUMINATION! Il n'avait qu'à dire que quand il a reprit la boutique, il étaient déjà là! Voilà, case closed, like a boss. Il se racla la gorge et adressa la parole à la jeune femme, détournant légèrement la tête, encore un peu rouge:

"A-Abyss, ce.... -respire Tsuntsun, tu peux le faire- Ces étranges journaux ne sont pas les miens! Je... Je v- t'assures!

Très crédible. C'était sûrement encore pire que sil il n'avait rien dit. Il resta là, sans rien dire d'autre. Intérieurement il cherchait comment se rendre plus crédible. C'était sans compter sur une certaine personne qui s'amusa à pimenter la situation:

"Ah Tsubaki, ta réserve secrète a été découverte? Je t'avais dit que c'était pas le bon endroit pour les cacher! Certes c'est moins classique que sous ton lit, mais je suis sûr que si tu les cachais sur des étagère parmi d'autres livres, ça passerait inaperçu. Voilà tu aurais du m'écouter."

Merci Kurenai, tu es d'une aide incroyable. Pour la première fois, Tsubaki maudit son dragon. TRAHISON. État d'urgence! Le moral des troupes est au plus bas, général! Sauver la situation était maintenant la top priorité du boutiquier:

"haha! Kurenai, vraiment, ton humour est toujours aussi sarcastique! Tu sais bien que ce ne sont pas....les miens....." Il revêtit son sourire artificiel le plus parfait pour Abyss puis fusilla du regard sa main sur laquelle circulait le dragon.

H.R.P.:
 

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