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 Abyss ~ Of land and foam. ♥

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Abyss no Awa
Tears of heaven. ♥
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• Date d'inscription : 29/12/2011

MessageSujet: Abyss ~ Of land and foam. ♥   Jeu 29 Déc - 14:56

Identity

☁️ Abyss no Awa
Feat. Ariel

Surnom : Bybyss ♥️, la rousse, le demi-thon (comme c'est rigolo.), la baleine, la chieuse, et tous un tas de sobriquets adorables bien sûr ♥️.
Age : 17 ans.
Sexe : Jeune-fille.
Préférence Sexuelle : "Ca ne vous regarde pas et je vous emmerde bien tendrement ♥️." [hétéro. Sûrement.]
Nationalité : Japonaise.
Métier : ///
Groupe Souhaité : Hybride.




Physical Appearance

☁️ I thought that I heard you laughing...


"I don’t complain, I won't complain.
Do you comprend' what is the point of being born and being gone.
There must be a reason.
?"


Son corps fuse l’onde avec précision. Elle plonge au détour d’une vague, ne laissant qu’un bref instant sa queue de poisson étinceler sous les rayons du soleil avant que cette-dernière ne disparaisse à sa suite. Elle nage avec une grâce presque déconcertante, tourne parfois sur elle-même et remonte pour s’élancer hors de l’eau dans un saut agile. Eclaboussures scintillantes, puis plus rien. Juste le silence, comme si rien ne s’est passé. Comme si cette créature tout droit sorti d’un conte de fée n’était qu’une apparition ; rien qu’un éclat de rêve.
Vous l’aurez aisément compris ; Abyss est une sirène. Et comme toute sirène, elle possède cette espèce de beauté enchanteresse et mélancolique, utilisée originellement pour attirer les marins à elle. Sur sa peau de nacre se pose deux prunelles d’un bleu profond, agitées de milles remous semblables aux vagues qui bercent en tout temps l’océan où elle vit. Elle possède un petit nez mutin, une bouche pulpeuse. Son visage est encadré par une luxuriante chevelure flamboyante qui lui vaut le qualificatif de « rousse ». (Qualificatif qu’elle n’apprécie pas trop d’ailleurs, alors évitez de l’utiliser, vous serez gentil.) Légèrement ondulés, ils viennent caresser ses épaules et ondulent jusque dans le bas de son dos. Elle a pour habitude de les tresser ou de les rejeter devant son épaule droite. Sauf lorsqu’elle nage ; là, alors elle les laisse libre.
On peut dire qu’Abyss est bonne, carrément même. Une poitrine moyenne en harmonie avec son corps taillé en sablier, un cul qui attire le regard des messieurs… Allez, ne soyez pas jaloux. C’est une sirène, et les sirènes, c’est bien connu ce sont des bombes. What else ? (JE NE DIRAIS PAS NESPRESSO. Oups.)
Il n’y a pas seulement la beauté, évidemment ; dans son sillage flotte toujours une odeur agréable qui enivre le cœur de celui qui l’inhale, de plus, elle… (ok je me tais.)

Lorsqu’elle évolue sur terre, la jeune-femme peut troquer sa jolie queue de poisson scintillante contre une jolie paire de gambettes gainées. Mais attention, lorsqu’elle se retrouve en contact avec de l’eau, elle se métamorphose aussitôt. Prudence, donc. (Et ne tentez pas le diable. Inutile, donc, de lui jeter votre soda en plein dans la face. De 1, ce n’est pas très agréable. De 2, c’est drôle pour vous, mais les gens risquent d’avoir très peur et de la jeter dans l’aquarium national. De 3, elle risque de vous tuer après et je me déchargerai donc de toute responsabilité. Je vous aurais prévenu !).
Cependant Abyss possède une apparence plus… agressive et monstrueuse que celle évoquée précédemment. Les sirènes des Disneys, la petite sirène et compagnie ne sont bien que des mythes. Les véritables sirènes ne troquent pas leur queue contre leur voix ; elles en ont besoin pour attirer les marins à eux, et les entraîner dans les profondeurs de l’océan. Si Abyss ne se nourrit pas d’humains ; car elle en est une à moitié (ce qui lui permet d’évoluer à la fois sous la mer et sur la terre), elle peut également revêtir cette apparence qui fait d’elle un monstre (et c’est de cette manière qu’elle se voit elle-même). Dans cette phase la jeune-fille n’a plus rien de beau ; son corps se creuse, de longues griffes apparaissent au bout de ces doigts et elle devient complètement incontrôlable. Même si elle fait tout pour ne jamais être confrontée à cette face d’elle-même, il arrive qu’elle survienne par inadvertance ; car voilà la véritable face des sirènes.







































♥️



Moral Description

☁️ I thought that I heard you sing...





"War to the east, Pain to the west,
War is at least, What we do 'best ?
What we do best ; is sharing guns,
and kill for fun there must be a reason.
"

Comme on pourrait le penser, Abyss est loin d’être douce, et si elle se force à se montrer conciliante, c’est peine perdu. Plutôt tempête que onde tranquille ; la jeune-femme est un véritable petit ouragan. Courageuse, dynamique et bornée, elle est têtue comme un âne, fougueuse comme un lion déchaînée. Vous vous invitez à la provoquer ? Ni une, ni deux, elle vous rend la pareil. Et oui, au grand jamais elle ne se laissera marcher sur les pieds. A vrai dire, c’est toujours ainsi qu’elle a fonctionné afin de s’imposer à l’orphelinat, et c’est toujours ainsi qu’elle fonctionnera. Aussi bien face aux autres qu’à la vie elle-même ~
Raillerie, ton moqueur et maniement parfait du sarcasme et de l’ironie, elle vous renvoie au tapis. Elle flash, elle provoque, et elle aime ça.
Une de ces passions ? Vous menez à bout. Quand elle s'ennuie, rien ne lui plaît plus que de faire les 400 coups avec sa meilleure amie, d'embêter les gens et... de les faire craquer. Chieuse ? Parfois oui. Très.
Certain la traiteront de pute. Qu’à cela ne tienne ; " I’m a biatch baby, and you like it." Car à vrai dire, ce que les gens pensent de son tempérament, elle s'en lustre l'asperge. Un peu.
Si elle veut quelque chose, elle l’obtient. Elle fait tout pour arriver à ses fins, absolument tout. Et si elle rencontre un obstacle, elle le démolit. That’s all.
Cette nature se traduit d’ailleurs par sa manière de s’habiller ; stylé, un habile mélange de rock et de vintage. Un style un peu dur et décalé, bien définit ; elle reste pourtant soft, et ne possède pas une garde-robe incroyablement garnie, étant donné qu’elle passe le plus clair de son temps à écumer océans, lacs et rivières et à tourbillonner parmi les animaux marins. Abyss est avant tout une fille de la mer, et rien ne lui plaît plus que sentir le sable mouillé sous ses doigts ou de s’allonger sur une plage afin de sentir les vagues se fracasser contre son flanc. Sable ; limite entre la terre et la mer.

Malgré son tempérament de feu, il arrive à la jeune-femme de plonger dans des phases plus calmes et mélancoliques, notamment lorsqu’elle est seule. Une chose qui la répugne ; montrer aux autres un quelconque signe de faiblesse (encore une manie garder de l’orphelinat où elle a vécu.). Inutile donc de l’espérer voire faiblir ou fondre en larme devant vous ; elle est bien trop fière pour cela.
Il n’est pas rare de la croiser dans des endroits reculés, souvent proches d’une quelconque source d’eau ; allongée sur un rocher perdu parmi les vagues, assise face à la mer, ou bien allongé parmi les plantes aquatiques qui ondulent à ses côtés… C’est lorsqu’elle est ainsi qu’elle abandonne toute fierté et caractère, se contentant de réfléchir à son passé et à ce qu’elle est réellement.
Une de ses passions ; le chant, bien qu’elle ne le pratique qu’à l’abri des regards, pour elle-même en quelque sorte.

Comme toute femme qui se respecte, Abyss possède également un horrible complexe. Il ne s’agit pas de se trouver trop grosse, trop maigre, ou d’une quelconque futilité de ce genre. Son complexe, c’est la face monstrueuse héritée directement de sa mère, une véritable sirène (car elle ne l’est qu’à moitié.) et qui lui pourrit parfois la vie. La face de « monstre » était utilisée par ses ancêtres pour attaquer les bateaux ou poursuivre leurs proies lorsqu’elles se montraient réticentes à leurs chants ou à leur beauté, ou bien pour tout simplement se défendre contre les assauts répétés. Alors elle cache tout simplement cette face pour la moins… « morbide » et également son statut de sirène à ceux qui la connaissent, cette « race » n’étant pas réputée pour être particulièrement tendre.
C’est en quelque sorte son secret ; ses amis ne voient en elle qu’une simple jeune-fille un peu trop déterminée. Et c’est déjà assez suffisant.







































♥️




Story

☁️ Just let me know how you became the one I have in front of me...

« Mon destin à présent, c’est moi qui le tracerai. »



Partie I ; Fille de la terre et de la mer.



Vous voulez connaître mon histoire ? Et bien accrochez-vous bien, car elle est longue. Pas franchement heureuse, ni franchement malheureuse. Loin de moi l’idée de m’apitoyer sur mon sort ; j’aurais pu tomber bien pire. Et maintenant que j’y pense, j’ai été plutôt chanceuse.

_______

"There are flowers in my room
And they don’t need a job.
They just need time
To grow and die.
"



(écoutez avec l'histoire ♥️. La plupart des légendes sont tirées de cette chanson.)

Mon histoire commence par une histoire d’amour magique, digne des plus beaux contes de fées. Non. Rayez ; mieux qu’un quelconque conte de fée ; cette histoire-là, elle est vraie. Allez-vous rhabillez, Perreault, Frères Grimm, Walt Disney. Ecoutez plutôt ce qui va suivre.
Mon père était pêcheur. Ecoutez, chacun son aspiration ; lui, c’était ça qui lui plaisait. Vous savez, attendre qu’une proie morde à l’hameçon ou qu’un quelconque poisson se coince dans vos filets, voguer seul sur votre petite barque de pêcheur, au gré du vent et des courants maritimes. Il avait tout plaqué ; sa famille, sa vie, tout son passé. Son nom ? Izumi. Izumi no Awa, et il était Japonais.
Et puis un jour, il a pêché un drôle de poisson. Ouais, pas très courant ; il a pêché ma mère (et pas pécho ! Du moins, pas encore.) Son nom, c’était Apple. Il y a eu cette étincelle ; ce courant qui est immédiatement passé entre eux deux. Ils sont tombés follement amoureux l’un de l’autre, comme ça. Pouf, magie. Pourtant, une sirène et un humain, ce n’est pas franchement fait pour être ensemble. Vous voyez pacman ? C’est un peu comme si il se mariait avec un fantôme. Bah ouais, réfléchissez ; y’en a forcément un qui mange l’autre. Ou le loup, le loup et un des trois petits cochons. Ou encore… ouais. Bon, je crois que là, vous avez compris. Enfin mystère ; entre eux, c’est passé crème et ils ont même fait un joli bébé. Et oui, leur jolie idylle de conte de fée a fini par donner quelque chose ; moi.

Physiquement, je ressemblais à ma mère. Si bien que rien ne ressortait – ou presque – de mes origines nippones. C’en devenait même troublant ; même chevelure flamboyante, grands yeux bleus, peau de nacre, corps de déesse. Au contraire, mon caractère était plus proche de celui de mon paternel ; de feu, prêt à tout pour arriver à ses fins. Enfin, je m’égare.

Mon père a vendu sa baraque, sa barque, tout ce qu’il possédait, mis à part son matériel de pêche et quelques vêtements. Puis il a construit un grand bateau, suffisamment spacieux pour lui permettre d’y vivre. Et il a pris la mer ; simplement pour être plus proche de ma mère, découvrir l’océan avec elle. C’était une période heureuse. Je me souviendrais toujours de ces moments passés avec eux ; je courrais sur le pont tandis que mon père pêchait. Ma mère sillonnait les vagues et écartait tempêtes et autres tsunamis sur le passage de notre joyeux navire. Elle riait aux éclats.
Parfois, je plongeais dans l’eau et nageais à ses côtés. Elle me faisait découvrir l’océan, et j’aimais beaucoup ces virées avec elle.
Ils étaient toujours aussi amoureux.

A intervalles réguliers, nous accostions. Ma mère se cachait parmi les algues, et j’accompagnais mon père dans ces villes si tourbillonnantes. Des enfants jouaient ensembles, s’amusaient, et je les scrutais parfois avec une espèce d’envie, de jalousie. Mais je ne pouvais décemment pas me faire d’amis ; on bougeait trop souvent, et c’était trop dangereux.
Un pas de travers, une erreur… et ma véritable forme serait découverte. Impensable, donc.
Pour me consoler, j’avais les poissons, bien que l’on ne puisse pas vraiment jouer avec eux. Mon père achetait ses provisions, et on repartait. Chaque fois, un nouvel endroit, de nouveaux gens, de nouvelles senteurs ; un nouveau langage.
Bien qu’il fût japonais, mon père m’inculqua l’anglais, que j’appris étonnamment vite. Ma mère maniait cette langue plus que correctement, et je pus ainsi communiquer aisément compte tenu de nos voyages.
Bref. Vous l’aurez compris ; la vie n’était à ce moment qu’harmonie et amour.

Cependant le conte de fée tourna bien trop tôt au cauchemar.

Pour Apple, c’était trop dur de se priver de chair humaine. Durant les huit premières années, elle se contint. Mais c’était difficile, bien trop difficile.
Mais elle était tellement amoureuse de mon père… au début. Comme une fleur ; l’amour est éphémère. Même imperceptiblement, il avait dû se faner. Et ça devenait chaque jour un peu plus difficile.
Si difficile qu’elle finit par craquer ; sa véritable forme se libéra, et elle emporta mon père dans les profondeurs après avoir fait volé notre cher bateau en miette. Je me souviendrai toujours de ce moment.
Mon père s’était jeté dans les bras de ma mère pour faire diversion ; il n’osait pas la blesser avec les harpons de pêche. Non, il l’aimait trop. Je crois qu’au fond de lui, il savait que ça finirait par arriver. La vie sans elle était impensable ; autant mourir de sa main.
Son dernier mot me fut cependant adressé. Une simple syllabe murmurée ; « fuis ». Puis il a disparu, happé par l’onde à une vitesse incroyable. Je ne pouvais plus rien pour lui.
Peut-être était-il finalement heureux de mourir de cette manière.

Alors j’ai plongé et j’ai nagé. Nagé. Nagé. Toujours plus loin, toujours plus. Je crois qu’en même temps, je pleurais. J’ai commencé à détester ma mère. Du plus profond de mon être, je la haïssais. Et dire que j’en descendais… Pourtant ce n’était pas sa faute. Ce n’était la faute de personne. Sauf peut-être cet homme, en haut. Dieu. Mon père y croyait. Moi, j’ai arrêté d’y croire. S’il existait vraiment, je n’aurais pas été une sirène. Je jouerais avec les autres enfants, sans craindre de ne rentrer en contact avec l’eau. Si Dieu avait existé, ma mère n’aurait pas gobé mon père.
Si Dieu avait existé, on aurait continué à être heureux.
Mais si Dieu existe réellement, alors c’est un beau connard. Qui joue de la vie des gens, qui joue de nos vies pour se distraire. Si c’est Dieu qui a ainsi détruit ma famille, je me suis juré de me venger. Je ne savais pas comment à vrai dire ; c’était impossible.

Finalement, morte de fatigue, je me suis retrouvée échouée sur une plage. J’ai attendu que ma queue de sirène laisse place à mes jambes, et j’ai courus. J’ai sauté sur la première personne croisée, lui expliquant dans un charabia bafouillant ce qu’il se passait. Bien sûr cet illustre inconnu fut légèrement… surpris de découvrir une fillette de 8 ans ainsi dénudé lui parler de sirène mangeuse d’humain. De plus, le nom d’Abyss no Awa n’était marqué dans aucun registre, et je n’avais ni nationalité, ni identité officielle. Vous devinerez aisément où tout cela m’a mené ; directement à l’orphelinat.

Le rêve était bel et bien finit.


Partie II ; L’orphelinat.

"And the lovers on their cloud,
don’t give a shit about the morning no,
They’re here to try,
To stay side by side,
But it’s so hard."


Angleterre.

Je me suis retrouvée à l’orphelinat Wistery. En théorie, ce n’était pas si mal ; bouffe mangeable, personnel gentil, cours acceptables. Mais en réalité, ce n’était qu’une petite société féroce où la loi du plus fort triomphait. Les faibles (souvent les plus jeunes.) se faisaient marcher dessus par les plus forts (souvent les plus vieux.) Au début, les deux premières années, ce fut dur. Je restais dans mon coin, triste, ressassant en boucle la même scène fatidique. Et puis un beau jour – j’avais 10 ans -, j’ai décidé de faire disparaître ce souvenir.
Finit de ressasser, de m’apitoyer sur moi-même. J’avais déjà perdu le fil de mon destin, je ne le laisserais pas s’échapper un peu plus longtemps. Je me suis reprise, et j’ai frappé ceux qui me persécutaient à l’orphelinat avec ma brosse à cheveux. Et une brosse à cheveux ; ça peut faire très mal. Etrangement, ça a plutôt bien marché. Je me suis imposée ainsi ; je devais avoir cet espèce d’aura, vous savez, celle qui inspire le respect, même si vous êtes fragile et faible d’apparence (ce qui est mon cas). En tout cas, il n’y avait plus personne pour me chercher des ennuis.
Celle qui persécutait, à présent ; c’était moi.
J’avais un meilleur ami ; Luis. Je l’adorais. Lui et moi, on faisait les quatre-cent coups ; de véritables petits monstres. En réalité, on faisait seulement tout pour ne pas se faire adopter, et ça marchait plutôt bien.
Bien sûr, personne ne savait que j’étais en réalité descendante d’une sirène. Je me cachais plutôt bien, évitais la piscine et les batailles d’eau. Tout allait pour le mieux.
Bref, les années passèrent, et la vie continuait, nous emportant dans son doux flux.
L’enfance céda la place à l’adolescence. Les bêtises, ça nous suffisait plus.
On fumait, on buvait, on faisait le mur, on sortait en boîte, on se faisait arrêter. De vrais rebelles ; on était jeunes, on était cons. Quatorze ans et on tirait déjà sur nos premiers joints.
Je crois que Luis était amoureux de moi. En même temps, beaucoup de mondes –filles comme mecs – tentaient vainement leur chance. Personnellement, les histoires d’amour et moi, ça faisait deux. Je préférais m’amuser. En réalité, j’avais un peu peur ; si jamais je sortais avec quelqu’un, finirais-je par le dévorer ? Sûrement que non, la chair humaine ne m’attirais pas le moins du monde. J’appréciais juste la viande très saignante ; mais ce n’était sûrement pas un quelconque signe. La vie se déroulait, j’oubliais, je me prenais des cuites et je vivais au jour-le-jour.

Parfois encore, il m’arrivait que la mélancolie me prenne. Alors j’abandonnais répliques cinglantes et mon attitude de peste, j’allais m’allonger sur mon lit, ou si j’avais le courage je gagnais la plage. Et je fixais l’horizon. Papa… Ma mère également me manquait. Pourtant je lui en voulais encore. Pour toujours.

Mais le destin décida que j’avais été heureuse suffisamment longtemps.

J’étais avec Luis. Ce jour-là, pour nous ; c’était corvée de vaisselle. D’habitude j’esquivais ; mais là, impossible. On était punis, punis de chez punis. En même temps ; revenir bourré d’une soirée, ce n’était pas bien malin.

Gants remontés jusqu’aux coudes pour ne pas entrer en contact avec l’eau, je me dépêche d’astiquer les assiettes. Je n’aime pas beaucoup ça, à tout instant une trop grande immersion pourrait me faire retrouver ma queue de poisson. Ohoh, une sirène frétillante sur le carrelage, je vois d’ici la scène. Mais on s’amuse bien, on rit joyeusement et on s’asticote un peu.
Je n’aurais pas dû le traiter de buffle. C’est de ma faute ; oui, sûrement. En tout cas, il n’a rien trouvé de mieux que de se venger en me balançant un sceau d’eau savonneuse dans la face.
J’ai pas eu le temps de prévenir ; l’instant plus tard, je me tortillais au sol. L’expression de Luis à cet instant… je crois que je ne pourrais jamais l’oublier.

- Luis, attend, je vais t’expliquer. J

Mais il ne me laisse pas finir, il hurle. Saisit le rouleau à pâtisserie et me l’écrase sur le crâne.
Je tente de l’arrêter, rampe jusqu’à ses jambes, l’implore. Mais il se dégage aussitôt ;

- MONSTRE ! NE M’APPROCHE PAS !

Il n’y a plus amitié ni rien. Je suis juste le monstre. Une horreur.
Il ne tente pas de me comprendre. En même temps ; pourquoi essaierait-il ? Il continue à me frapper, de toutes ces forces. Il a toujours été costaud. J’ai mal, très mal. Mais la douleur physique ne parvint pas à égaler la blessure qui déchire mon cœur. Comme ce jour-là.

- S’il-te-plaît

Je murmure. Puis soudain, je me sens prise d’un élan de colère. Je me dresse, une seule idée en tête ; tuer celui qui me frappe. Tuer. Mon corps se creuse, mes mains s’allongent. Luis recule un peu plus, bute contre le buffet. Je suis en train de me transformer. Comme ma mère lorsqu’elle… Non, ça ne m’étais encore jamais arrivé avant. C’est ce moment que choisissent mes jambes pour réapparaître. Ni une ni deux, je me lève, plante un Luis interdit et horrifié. Il faut que je disparaisse.
Sans un regard en arrière je m’échappe. Des larmes plein les yeux.
Partit, partir le plus loin d’ici. Avant qu’il ne prévienne tout le monde ; qu’on se jette à mes trousses. Que se passerait-il s’ils m’attrapaient ? Dissection, expériences, bête de foire ?
Je ne peux m’y résoudre. Alors de plus belle je m’élance dans l’obscurité qui tombe sur la ville.
Abandonnant à nouveau mon passé derrière moi.



Partie III ; Nouveau départ.



Il n’y plus ni fatigue, ni douleur, plus rien.
Comme si dans ma course tout ce que je retenais en moi, tout ce que je ressentais s’évaporait ; sentiments, ressentis, fatigue, souvenirs. Mes pas claquent sur le pavé.
Quelques larmes continuent de sillonner le long de mes joues, mais je les écarte dans un geste impatient. Tsh. Soudain, un petit bruit pourtant si singulier me stoppe net.
Si ténu que j’ai l’impression de l’avoir rêvé... je peine à le définir. Comme un tintement de… clochette. Oui c’est ça, des clochettes. Je scrute la pénombre autour de moi.

Et je la repère immédiatement. Cette ruelle, qui sonne si décalée par rapport au reste de l’avenue. Quelques lanternes luisent avec faiblesses devant mes yeux rougis. Alors c’est instinctif ; je m’y engouffre. Tout s’est passé très vite, comme dans un rêve. Un rêve mille fois répétés mais étouffés par le jour… « ‘Cause the morning always comes to kill the dream… ». Je rencontre des escaliers, descend. Je connais le chemin par cœur, au fond de moi. Car j’ai déjà vécu ce rêve… plusieurs millions de fois. «… you had the night before. »
J’ai ouvert la porte sans plus de cérémonie. Et me suis retrouvée – comme tous les autres avant moi – au beau milieu de ce joyeux capharnaüm roucoulant.
La suite, vous la connaissez. Vous la connaissez tous. Nous sommes tous dans le même panier. Peut-être que Dieu n’est pas celui qu’on croit, peut-être Dieu a-t-il finalement réussit à créer ce monde ; un monde où on serait enfin accepté. On ; les gens rejetés, différents. Trop différents pour être acceptés. Les gens comme moi.


" Well I’m dragging myself,
All along the pavement,
Up in the sky ;
There’s someone behind.
And he’s guiding my steps,
Up and down the life stairs,
It helps me thereby leaving again…
"





Power

☁️ How Special are you ?

- Transformation ; Lorsqu’Abyss entre en contact avec une importante quantité d’eau, elle se « transforme » alors. (bon, sauf quand l’eau vient de son corps déjà. On vire donc la sueur ; bah ouais c’est pas très pratique. Surtout au lit quoi.) Il ne suffit que d’un instant pour qu’elle ne se retrouve affalée sur le sol, ses jambes troquées contre une imposante que de poisson verte. Si c’est bien pratique dans l’eau et lui permet de nager à une vitesse plus que raisonnable, sur Terre ce n’est pas franchement le must. Difficile pour elle donc de sortir par temps particulièrement pluvieux. Prenons quand même le fait que ce n’est pas quelques gouttes qui vont enclencher le système ; il faut que son corps soit un minimum trempé. (un verre rempli mini.) Il existe une seconde forme déjà évoquée auparavant, qui ne peut survenir que lorsqu’elle est sous sa forme de sirène. Elle survient lorsqu’elle doit se défendre sous l’eau ou attaquer ; incontrôlable, elle devient une véritable machine à tuer sous-marine. Mais Abyss la refoule, elle ne survient donc jamais ou très très très rarement.

- Maîtrise de l’eau ; ce n’est pas un pouvoir bien important, ni destructeur. Bien que sa maîtrise de l’eau se performe chaque jour un peu plus, il reste maladroit. Elle arrive à maîtriser cet élément afin de se défendre, mais uniquement lorsqu’il y en a aux alentours évidemment (elle parvient à extraire de petites quantités de l’humidité de l’air, mais minimes et peut utiles.)
(2 exemples Wink
- Une barrière d’eau ; qui consiste à rassembler un épais bloc d’eau afin de stopper les petites attaques ou de ralentir/bloquer momentanément les grandes. Cela demande une forte concentration de liquide et donc d’énergie. Lui permet de ralentir l’adversaire et de se protéger un tant soit peu.
- Elle peut également concentrer des vagues et agiter l’eau selon son désir.
Bref ; en dehors de cet élément, elle est totalement faillible. (si vous voulez l’attaquer faites-le dans un désert.)

Mais attention, Abyss a un pouvoir infaillible et destructeur. Il s’agit de…… pouvoir manger autant de poissons qu’elle veut sans se choper une indigestion (a). (Merci Gé.)


About you

☁️ What do I see ? Who is hidding behind the caracter ?

Pseudo : Lisa. Lisou. Lisabeille. Lisabrutie. Lisasmodée. Lisouille. Lisanouille. Voilà voilà ♥️ (et encore j'ai aps tout mis de mes surnoms débiles e_e.)
Age : JE SAIS PAS J'AI OUBLIE VOUS SAUREZ PAS :DD. (hehe).
Expérience RP : Bonne, je pense :cc.
Comment avez-vous découvert le forum ? Manoooon ♥️ JSUIS SA COACH OK. MEME SI JE SERS A RIEN JE SUIS SA COACH ALORS VOILA èé !
Un avis ? Une suggestion ? C'EST TROP BEAU CE FORUM FYGZUJ GE ET MOI ON VA SE FACHER TOUT ROUGE DD8.
Avez-vous bien lu le règlement ? {Kage no Hime approuve ♥️}
Autre chose à ajouter ? Malcolm > All Coleslaw > All
Je suis amoureuse de Belphegor (Reborn) je l'm tellement ♥️. (oui je vais bien psychologiquement merci.)
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Skye Winsens
Princesse des Ombres
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• Date d'inscription : 26/12/2011

MessageSujet: Re: Abyss ~ Of land and foam. ♥   Lun 2 Jan - 13:32

OMG mais Lisa ! C'est moi qui vais me fâcher toute rouge ! è_è Non mais sérieux, c'est quoi ça ? Pourquoi t'écris aussi bien ? D8 Rien que ton physique ! T'arrives à lier des descriptions trop bien faites avec de l'humour et tout... J'adore le caractère de ton personnage... Et l'histoire, mon petit coup de coeur. Elle est vraiment super bien trouvée, écrite, magnifiquement triste... ♥️ Une hybride différente des hybrides dans le sens où je l'entendais mais une belle Hybride qui rajoute du mystère au forum... Donc j'aime, mais ça, tu l'avais deviné Wink
Donc bah, plus qu'à faire mon rôle d'Admin, même si mon intervention ne sert pas à grand chose en fin de compte. J'ai le plaisir de t'annoncer que tu es VALIDEEEEEE !!! Tu verras, tu seras très vite appréciée à Tamashi no Higan ! Après tout, on est tous comme toi, tous des monstres What a Face
La partie RP t'es donc ouverte, tu peux faire ta demande de rang, et comme j'avais oublié, j'vais éditer la liste des avatars réservés avec ceux des nouveaux membres dont le tien ! D'ici quelques instants, tu seras ajoutée aux Hybrides ! Et je crois que j'oublie rien...
Bienvenue à l'Equinoxe des Âmes et amuses-toi bien ici bas ♥️

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Abyss no Awa
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• Date d'inscription : 29/12/2011

MessageSujet: Re: Abyss ~ Of land and foam. ♥   Lun 2 Jan - 15:38

Merciiiii, j'suis archi contente que ça te plaise ♥️ (même si tu n'as rien à envier à mon écriture hein >Smile). J'ai hâte de RP \o.

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MessageSujet: Re: Abyss ~ Of land and foam. ♥   

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