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 Perles d'eau et ombres lugubres {Ft. Tsubaki Akitsuki}

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Abyss no Awa
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MessageSujet: Perles d'eau et ombres lugubres {Ft. Tsubaki Akitsuki}   Lun 2 Jan - 20:10




    Perles d'eau et ombre lugubre
    Abyss Ft. Tsubaki




Abyss marchait sur la plage, tranquille et déconnectée. Sa chevelure flamboyante ternie par l’obscurité brillait au clair de lune, mais d’une manière ténue et ondoyante. Elle s’étira un instant, puis tourna la tête, s’amusant des traces de pas qu’elle avait laissées.
Veillant à ce que personne ne l’épie, elle se débarrassa de la robe blanche qu’elle portait ce jour-là, puis la laissa retomber sur le sable, dévoilant son corps. En sous-vêtement, elle s’approcha de la rivière. Celle-ci ne lui disait pas grand-chose, mais cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas nagé… Depuis qu’elle était arrivée à Tamashi No Higan, à vrai dire.
Précautionneusement Abyss plongea un premier pied dans l’eau, et frissonna. L’eau était gelée, contrastant furieusement avec la douce chaleur qui même la nuit berçait le pays.
Puis le deuxième. Enfin, elle avança lentement, et ce ne fut que lorsque l’eau soit arrivée à sa taille qu’elle plongea. Il n’y avait plus jambes ; juste sa queue de poisson étincelante.
Elle tourbillonna un instant parmi les eaux calmes et sombres. Quelques poissons venaient timidement la visiter, et elle sourit. L’eau lui avait réellement manqué. Ses mèches rougeoyantes ondulaient comme des plantes sous-marines autour d’elle, et la sirène les observa un moment, bercée par leur lent mouvement.
Vite ennuyée, elle replongea vers le fond dans un ruban de bulles et effleura le sable du bout des doigts. Elle s’y allongea. Au loin elle apercevait la lumière de la surface, qui y dessinait comme des enluminures. Enluminures qui se reflétèrent d’ailleurs avec légèreté sur son visage pâle.
Elle ne savait pas quelle heure il était. A vrai dire, elle aurait pu s’en ficher. Sauf que non ; à minuit, les ombres sortaient. Et les ombres lui faisaient peur, grinçantes et détraquées, elles venaient gratter aux portes des maisons et - disaient-on - dévoraient ceux qui se risquaient à traîner dehors une fois l’heure passée.
Mais si elle était venue ici en plein jour, il y aurait eu des gens. Des cris, des questions. « Aaah une sirène omfg ! ». Alors Abyss avait préféré venir une fois la nuit tombée, lorsque la plage était déserte. Et puis, elle avait de la marge.
Elle songea finalement à Luis, et sa gorge se serra légèrement. Il lui manquait tellement… Elle essaye d’imaginer l’ampleur du grabuge qu’elle avait causé suite à sa transformation ; donc le seul témoin avait été son – ancien – meilleur ami, ainsi qu’à sa fuite.
Ils devaient la chercher partout à présent, avaient-ils lancés des recherches ? Avait-on crut Luis ? Sûrement que non. Car les sirènes n’existent pas, évidemment.
Elle songea à ses parents. A son enfance. Elle se laissa quelques secondes, puis effaça le tout. Paf ; elle planqua le tout au fond. Adieu passé, adieu tristesse, bonjour présent, bonjour futur.
Abyss laissa échapper quelques larmes, qui passèrent totalement inaperçue.

- Sotto nagareru shiroi… Kawaita kumo ga tooru, murmura-t-elle.

Une chanson qui lui trottait dans la tête. Quelques bulles s’échappèrent de sa bouche et s’enfuirent prestement vers la surface. Où l’avait-elle déjà entendu ?
Mystère.

- Haiiro na watashi wa. Tada chitte kieteiku no.

Elle se décolla du sable et repartit à toute vitesse vers la surface, plongea hors-de-l ’eau, et repartit aussitôt, ne laissant de son passage qu’un long cercle de remous.
Abyss veillait à rester près du bord ; elle ne tenait pas tant que ça à se faire croquer par le monstre qui apparemment hantait les eaux profondes. Elle revint à la surface, et rejeta sa chevelure en arrière dans un mouvement gracieux.
Tranquillement elle voulut regagner la berge, mais elle se stoppa.

Il y avait quelqu’un là-bas. Se renfonçant dans l’onde jusqu’à ce que celle-ci ne cache entièrement son visage – mis à part ses yeux -, elle scruta le bord. Un peu trop loin encore pour distinguer son visage, elle en déduisit à sa carrure que c’était un homme. Grand, plutôt.
De minuscules vagues venaient se fracasser contre son visage, ses cheveux se déployaient en éventail autour d’elle. La jeune-fille fronça les sourcils, contrariée.
Il n’était censé il n’y avoir qu’elle ici. Bon, d’accord, ce n’était pas du tout un emplacement réservé à elle, et à elle seule. Mais quand même ! Qui de si étrange aurait eu idée de venir près du lac aussi tard ? Et surtout, si proche de l’heure des Ombres ? (Bon ; elle. Mais c’était une exception).
Elle le scruta, puis tenta de s’approcher un peu pour mieux le discerner. Une légère brume naissait peu à peu et venait à flotter sur la surface du lac, encore imperceptible.

Abyss espéra qu’il ne l’avait pas remarqué. Raté.
.


{voilà, j'espère que c'est pas trop nul ♥. Je vais essayer de changer l'image, j'ai mis ça en attendant ahah ~}.

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Tsubaki Akitsuki
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MessageSujet: Re: Perles d'eau et ombres lugubres {Ft. Tsubaki Akitsuki}   Mar 3 Jan - 17:54

Tsubaki Akitsuki était un homme étrange. C'est pourquoi ce soir là il avait décidé de faire une promenade nocturne, tout en sachant que les ombres sortiraient. Bien sûr, l'idée de la promenade était venue toute seule, comme ça, cache-pistache!, mais décider du lieu fut plus dur. L'homme au masque aimait par dessus tout se promener dans le champs de Lycoris, Il s étaient si... rouges! Si merveilleux, ils ressemblaient à Kurenai... Mais, ce soir là, il eu envie de changement, pour une fois. Il avait peur de se lasser de l'étendue rouge si il il allait trop souvent. Il se mit alors à réfléchir, tout en consultant son dragon de compagnie, sachant qu'il était de bon conseils. La forêt n'était pas un lieu très amusant une fois la nuit tombé et l'ermite enfermé dans sa cabane, le village serait trop banal. Il en avait arpenté les rues un milliers de fois et connaissait le moindre recoins de sa ville natale. Il ne lui restait qu'un lieu. Le lac. Oui le lac, quelle merveilleuse idée! Il faisait délicieusement doux et une petite brise tiède soufflait doucement, bref, c'était l'endroit idéal pour aller se promener ce soir là. Kurenai, sa marque dragon, fut totalement d'accord. Il estima lui aussi que c'était l'endroit, avec un grand "L", pour aller se promener en ce temps là. Ils se mirent alors en route. Il se leva de derrière son comptoir, s'étira et partit en sifflotant en direction de la porte.
Tsubaki sortit de sa boutique, prenant bien soin de fermer la porte à clef avant de partir en direction de sa promenade, et si on lui volait un de ses précieux trésors?! Estimant que le contenus de sa boutique valait tout l'or du monde, rien qu'un objet perdu serait la fin du monde.(sans inclure ce qu'il vend, hein! Ça c'est compensé par les pépètes! /BUS/). Ces objets on tous une valeur sentimentale, oui ce sont ceux que sa sœur et son fiancé avaient amassés, puis c'est lui qui avait perpétué la tradition, cherchant toutes ces merveilles.
Il mit ensuite en route pour le lac. Il descendu rue des Artisans, admirant les lanternes suspendues à toutes les boutiques et échappes, fredonnant un air qui lui passait par la tête, un air tout simple, inconnu, inventé sur le moment, une chanson sans nom, destinée a être oubliée, tout comme ce rêve qui revenait si souvent... Tout comme ses souvenirs qu'il ne retrouvera jamais le matin venu. Il chassa ces pensées mélancoliques, ces pensées qui ne lui ressemblaient pas, préférant penser à la douce promenade qui l'attendait. Sans s'en rendre compte, il avait déjà quitté le village des Lanternes. Il en prit conscience en ne voyant plus la lumière orangée des lampions suspendus partout dans la petite ville. Après avoir prit une grosse bouffée d'air tiède, il prit la direction du lac, fredonnant toujours l'air inconnu, il avait décidé d'en profité un maximum avant d'oublier ce refrain si agréable. Le chemin était dégagé, vide de gens, même pas un chat à l'horizon. Tusbaki apprécia cette tranquille solitude, ronronnant de plaisir sous son fredonnement.
Quand il atteignit enfin l'étendue noire et légèrement brumeuse, le ciel avait prit une teinte orangée qui commençait à faire place à la nuit, laissant la lune monter paresseusement dans le ciel changeant. Une bourrasque de vent tiède balaya son visage, découvrant, soulevant ses cheveux. Kurenai vint s'enrouler autours de son œil droit, toujours masqué par ses cheveux, pour une fois découvert, Il caressa la marque, qu'il sentit ronronner sous ses doigts.
Il détacha ensuite ses yeux du ciel pour parcourir le lac calme du regard, de la brume se formait sur sa surface, couvrant entièrement l'étendue noire d'un manteaux de ouate. Attendez... Entièrement? Nan! Il aperçu L'eau remuer et quelque chose ne jaillit. Il cru d'abord au monstre sortant de l'eau, puis se rendit compte que c'était bien plus petit, que ça avait un buste de femme et une queue de poisson. Oui, une sirène. Tsubaki n'en avait vu que dans les livres, c'est pourquoi il regarda avec fascination la créature enchanteresse jouer gracieusement dans l'eau sombre. Il se rapprocha, essayant de mieux voir le spéctacle envoûtant. MAis bientôt il se fit repérer et la jeune demi-femme se cacha dans l'eau jusqu'aux yeux. Il se dit que c'était un jouet qui lui était offert par les cieux! Une promenade, quelqu'un a embêter avec des énigmes farfelues, en plus une sirène, que demander de plus?! Il fendit son visage en son rictus mystérieux habituel et se rapprocha du bord, faisant des signes de bras à l’inconnue dans l'eau, lui faisant déjà un petite farce:
"Si vous ne sortez pas, le monstre vous mangera, c'est l'heure du dîner, hein, Nessie-chan?"
Il venait de renommer le monstre, mais il s'en foutait. Ce qu'il voulait, c'était jouer avec cette tête rousse avant l'heure de rentrer.

[C'est couuuuurt, mais c'est mon max Q^Q]
la chanson que fredonne Tsubaki~

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Abyss no Awa
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MessageSujet: Re: Perles d'eau et ombres lugubres {Ft. Tsubaki Akitsuki}   Sam 7 Jan - 20:11




L’inconnu se rapprocha alors du bord, et Abyss eut le loisir de le détailler un peu plus. Ah, elle le reconnaissait. C’était ce boutiquier, dont le nom lui échappait. Celui qui recueillait les âmes en peine qui venaient s’échouer à Tamashi no Higan. Dont elle, c’était ce pourquoi elle l’avait reconnu. Il était toujours aussi… mystérieux.
Bien sûr, la jeune sirène n’était pas très enthousiaste à sa venue. Mais il connaissait déjà toute son histoire ; sa forme, l’internat, Luis, son père, sa mère, tout. Il n’y avait plus vraiment de secret, comme si à son arrivée dans la boutique une force inconnue l’avait poussée à parler, parler. Peut-être pas une source si inconnu que ça, en fait. C’était peut-être le désespoir, la tristesse. Ou alors un don étrange que possédait cet individu si incongru.

Elle se rapprocha légèrement dans une ondulation. Elle pouvait à présent apercevoir l’éclat de son œil cramoisie et des quelques mèches colorées qui se perdaient dans sa chevelure blanche. L’éclat de la lune et son attitude nonchalante le rendait encore plus mystérieux ; presque menaçant. Dans un sens, il était séduisant. (elle l’aurait bien mis dans son lit. OK D’ACCORD MA GUEULE. Mais ça faisait trop longtemps que j’avais pas sorti un truc du style fuuuu.)
Malgré ses vaines tentations pour se cacher il l’avait remarqué, c’était évident. Foutu rousseur, foutu peau pâlotte, foutu queue de poisson verte. Il était vrai que la rouquine était plutôt du genre coloré qu’en black and white.
Il lui adressa la parole sur un ton amusé ;

- Si vous ne sortez pas, le monstre vous mangera, c'est l'heure du dîner, hein, Nessie-chan ?

A vrai dire, Abyss avait un petit peur du soi-disant monstre, bien que son existence soit pour le moment bien discutable. Ce cher boutiquier - dont le nom glissait hors-de-sa portée à chacune de ses tentatives – cherchait cependant à la taquiner. Ou peut-être connaissait-il bien cet endroit et le monstre qui l’habitait ? Elle frissonna.
Il n’avait pas l’air bien méchant cependant, juste un peu… énervant ? D’après ses souvenirs, c’était le genre d’individu aux paroles ambiguës et énigmatiques, bien que sur le moment il sut se contenter d’un vocabulaire normal. Par traduction, un type bizarre, aux manières bizarres, au langage bizarre et à la dégaine bizarre dans un monde bizarre. Le summum du bizarre, l’euphorie de l’étrange.
Alors elle répliqua, dédaigneuse elle-aussi.

- Et vous, si vous ne rentrez pas bientôt, les ombres vont venir vous dévorer tout cru. Ce serait regrettable, ne croyez-vous pas ?

Elle esquissa un petit sourire, puis continua à avancer vers la plage. La scène que les deux protagonistes laissaient entrevoir sonnait quelque peu… magique ; Tsubaki debout sur la plage, un rictus sournois affiché sur son visage régulier, et Abyss, sirène barbotant joyeusement dans les remous légers. Tout cela nappé par une brume légère qui flottait avec tranquillité sur le vaste miroir calme. « L’eau n’est qu’un vaste miroir dans lequel le ciel a tout le loisir de se refléter à longueur de journée. » Abyss se questionna un instant sur la venue de l’homme sur cette plage, et aussi proche de l’heure fatidique. Et puis elle chassa ce questionnement stupide ; de qui parlait-on ?
Type bizarre qui traîne dans des endroits bizarres, dans un monde bizarre peuplé de gens bizarres.

Cette-dernière plongea une nouvelle fois, longeant la surface pour se rapprocher encore un peu du bord. De la terre on pouvait apercevoir sa forme floue évoluer le long de l’onde.
Abyss perfora à nouveau l’eau noire, puis continua à avancer tranquillement.

- Et je suis bien dans l’eau, continua-t-elle. Je me sens à ma place.

En réalité elle n’était pas si rétive que ça à s’extirper de son bain de minuit. Elle n’aimait juste pas tellement s’exhiber ainsi à la vue d’un – presque, vu qu’elle lui avait quand même contée toute son histoire - total inconnu (sous forme de sirène, hein. Elle n’allait pas se lancer dans un strip-tease). L’eau – si semblable à une nappe de pétrole à présent – la cachait un tant soit peu, alors Abyss continua sa baignade comme s’il n’existait pas.
Quelques petits poissons vinrent l’effleurer, et elle laissa échapper un petit rire discret et cristallin. Puis nagea jusqu’à la limite sable~eau, s’allongeant dans à peine quelques centimètres d’eau sur le sable chaud, elle observa la lune. Les vaguelettes parcouraient son corps largement visible dans si peu d’eau, elle souriait seule, déconnectée.

- C’est rare que je me sente à ma place.

Un croissant parfaitement esquissé, reine discrète ne sortant qu’à la nuit tombée, princesse entourée de ses valets ; les étoiles, qui pulsaient leur lumière doucement. Si doucement.
Le sourire de la nuit.

- Regardez, la lune elle se moque de vous !

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Tsubaki Akitsuki
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MessageSujet: Re: Perles d'eau et ombres lugubres {Ft. Tsubaki Akitsuki}   Dim 15 Jan - 12:35

[Toujours ce même air fredonné~]

La sirène ne bougea pas pendant quelques instants. Puis elle se rapprocha. Elle l'observait. Elle finit pas répondre à sa petite provocation d'un ton dédaigneux:
"-Et vous, si vous ne rentrez pas bientôt, les ombres vont venir vous dévorer tout cru. Ce serait regrettable, ne croyez-vous pas ?"


Le boutiquier laissa échapper un petit rire et prononça son étrange réponse de sa voix suave et séduisante:


"Sache, ondine solitaire, que la frontière du jour et de la nuit est encore loin. Toi, âme perdue, et moi, vendeur de mystères, aurons le temps de nous réfugier, n'importe où est-ce, avant que les loups ne viennent danser avec la princesse..."

Puis elle commença à se rapprocher de la plage. Tsubaki regarda la sirène faire sa petite baignade. Elle barbotait, tournoyait, plongeait, semblait jouer avec quelque chose sous l'eau, tout en se rapprochant de la berge. Elle semblait l'ignorer. Tsubaki Akitsuki, le boutiquier, prince de l'étrange et roi des énigmes n'y était pas habitué. Personne ne l'ignorait. Personne ne pouvait. Il était trop étrange, même pour les Higanjin, qui le connaissait depuis leur naissance. Il n'y fit pourtant pas attention. Ça ne le dérangeait pas tant que ça, c'était mieux que si elle s'était enfuie. Il aurait alors perdu une distraction, et aurait du simplement continuer sa promenade ou bien rentrer chez lui. Et il était trop occupé à observer la jeune femme tournoyer dans l'onde.
C'était... Magique. Deux êtres étranges, l'un debout sur le sable blond, l'autre flottant dans l'eau de pétrole, chacun fasciné par l'instant. La lune les éclairait, Il n 'échangèrent aucun mots jusqu'à ce que l'hybride ne rompe ce silence enchanteur.

- "Et je suis bien dans l’eau," continua-t-elle. "Je me sens à ma place."

Tsubaki la regardait toujours, il la trouvait... belle. Elle était gracieuse. De sa danse aquatique se dégageait une parfaite harmonie avec l'eau et une certaine mélancolie nostalgique. C'était juste...Beau. Et envoûtant. L'homme aux mystères ne pouvait en détacher les yeux. Il était prit au piège par cette grâce et cette beauté. Il soupira. Depuis combien de temps n'avait il pas ressenti ça? Cette harmonie avec soit même, cette paix intérieure. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était sentit aussi calme. Il était presque en transe, bercé par le doux son de l'eau. La lune éclairait parfaitement le ballet aquatique auquel il assistait, faisant briller l'étendue noire ainsi que la peau délicate et la chevelure de feu de la créature qu'il avait devant lui. La lumière d'argent rendait la scène plus mystérieuse encore, illuminant la brume naissant sur les eaux sombres. La sirène se rapprocha encore, elle vint s'allonger sur le sable, à la frontière de l'eau et de la plage. Elle était à quelques mètres de lui.
Et encore un fois, la jeune femme rompu le silence d'une voix mélancolique, presque nostalgique:

"- C’est rare que je me sente à ma place."

Elle regarda la lune et reprit la parole:

"- Regardez, la lune elle se moque de vous !"

Tsubaki sortit alors de sa "transe" et s'approcha de la jeune femme. Une fois posté derrière elle, il se pencha vers son visage, plantant sa pupille écarlate dans celle de l'hybride, ne laissant qu'une petite distance entre leur deux visages. Il lui demanda:

"-Aurais-je fais quelque chose pour qu'elle se moque de moi?"

De la part de cet homme, un langage normal est surprenant à entendre, car il ne l'utilise que très rarement.
Cette réplique, il aurait pu la dire de façon énigmatique, mais il ne le fit pas. Ce soir là, malgré lui, il laissait un peu son langage énigmatique de côté, bien qu'il restait toujours étrange et mystérieux dans son comportement. Ça, il ne pouvait pas le contrôler, et aussi, il n'avait aucun désir d'agir autrement.
Il se releva, éloignant son visage sur lequel se mouvait son dragon pourpre du visage de la jeune femme rousse. Il resta cependant derrière elle, à observer la lune lui aussi. Son regard se perdit dans les étoiles. Il aimait les regarder, les voir scintiller doucement au côté de la lune. Il s'assit près de la jeune femme, un peu plus haut, certes, pour ne pas se faire mouiller, et tourna son visage vers elle pour lui demander:

"-Pourquoi ne se moquerait-elle pas de vous?"

Il continua à rêvasser aux côté de la jeune femme étendue entre l'onde et la terre. Il se remit à fredonner le petit air qui lui était venu plus tôt. L'air se mariait parfaitement avec l'atmosphère qui régnait depuis que les deux jeunes gens s'étaient aperçus. Un air mélancolique, émouvant, au sonorités aquatiques, un air juste... beau. Beau comme le spectacle auquel il avait assisté plus tôt...
Il ne disait rien. Il attendait qu'elle dise quelque chose. Rien en particulier. Juste quelque chose.

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MessageSujet: Re: Perles d'eau et ombres lugubres {Ft. Tsubaki Akitsuki}   Lun 16 Jan - 20:29




Abyss se roulait au creux des vagues qui ondulaient à elle. Son regard intriguant fuguait, indolent, droit vers le ciel. Tel deux miroirs étincelants, elles renvoyaient l’éclat des étoiles vers la voûte céleste.
Les paroles du boutiquier lui parvenait dans un flou reposant, ténues par la moitié d’eau dans laquelle elle baignait. Elle ferma à demi les paupières, puis sourit à la lune avec une nostalgie presqu’évasive. Sa peau de nacre pâlit un peu plus sous l’éclat blafard de la lune et parut un instant si délicate, son corps si fragile que la jeune-fille semblait cassable d’une simple pression. Abyss était apaisée, si ce boutiquier disait qu’il leur restait de la marge, alors il leur restait de la marge. Un soupir troublé fendit ses lèvres.

" Aurais-je fais quelque chose pour qu'elle se moque de moi ? "

Abyss rouvrit les yeux et frissonna instantanément. Face à elle ne se tenait plus la voûte céleste, parcourut de ses milles lumières ; mais le visage du jeune-homme rapproché du sien. Tel un chat il s’était faufilé jusqu’à elle, dans un bruissement si éteint qu’elle n’en avait pas eu conscience.
Elle détailla ses traits quasiment parfaits presque malgré elle. Elle effleura l’ensemble une fraction de seconde pour mieux se perdre dans son unique prunelle visible ; d’un rouge si cru qu’il lui semblait difficile à définir. D’un rouge presque luisant. De ses yeux qui vous capte, vous emprisonne. Contre son gré, elle détourna le regard. Troublé de sentir cette présence tout près de lui, elle se sentit se crisper.
Abyss n’appréciait pas trop cette proximité ; elle lui sembla dangereuse, bien qu’elle n’eut aucune raison de se sentir menacée à un quelconque danger.
Elle avait capté son regard lorsqu’elle dansait parmi l’onde, elle avait capté l’attention qu’il lui portait. Rien de dangereux, il ne l’a voyait pas comme un monstre. Il ne la voyait pas comme une bête de foire.
Abyss se mordit nerveusement la lèvre, esquissa sur ses lèvres pâles un petit sourire.
Elle eut envie de répondre quelque chose de cinglant, ce qu’elle aurait fait en temps normal. Mais elle n’y arrivait pas, comme si quelque chose avait étreint son âme pour la bercer lentement.

"- Pourquoi ne se moquerait-elle pas de vous ?"

Il s’était lentement redressé, et la jeune-sirène avait perçu sur son visage se mouvoir une chose. Elle ne savait pas trop quoi, n’osait pas vraiment le dévisager afin de discerner cette étrangeté. Replongeant dans son doux matelas fuyant, elle dévisagea l’astre lunaire, cherchant une réponse à ces questions parmi les renflements de sa corolle de lumière.
Lentement, mal assurée, Abyss murmura ;

« Je crois qu’elle se moque de tout le monde. Des boutiquiers étranges qui la nuit tombée viennent fouler les plages. Des semi-monstres qui tournoient parmi les bulles. Des ombres. De tout. »

La jeune-femme se redressa, jetant un regard par-dessus son épaule. Il était assis non loin d’elle, un peu plus haut cependant. Elle ne savait pas trop s’il l’écoutait, à vrai dire elle s’en moquait un peu.
Il fredonnait un air inconnu, beau et envoûtant. Elle s’en inspira quelques instants, bercée par sa voix.
Puis plus fermement, elle rajouta à ses paroles précédentes ;

« Car elle brille haut dans le ciel. Elle nous observe, nous débattre avec nos vies pourries.
Mon père disait qu’elle veille sur nous. Mais peut-être qu’en réalité elle se rit de nos malheurs
. »

Abyss se tut. La nuit devenait plus profonde, un peu plus sombre au fur-et-à-mesure des secondes qui s’effilochaient. La brume elle s’était largement apaisée, mais continuait de flotter avec tranquillité au-dessus de l’eau. De petites vagues venaient s’écraser contre les écailles miroitantes de sa queue de poisson, repliée sous elle. Abyss se sentait bien. D’habitude, en tant que sirène elle ne supportait pas qu’on la voit, qu’on ose lui parler. Mais avec cet étrange boutiquier, c’était différent. Peut-être parce qu’il était aussi bizarre qu’elle ? Elle ne savait pas vraiment. Comme si le temps s’était arrêté sur cette nuit frissonnante, ils étaient là, tout deux lié par cette bizarrerie qui les caractérisaient.
Le jeune sirène frissonna et resserra ses bras sur sa poitrine. Les nageoires situées à son extrémité flottaient dans le courant léger et ondulaient au rythme des vagues qui roulaient à elle. Avant de s’écraser sur le bord comme s’écrase les espoirs vains.

« Hikaru umi ni kasumu funewha
sayonara no kiteki nokoshimasu
… »

Sa voix s’éleva comme pour transpercer le ciel. Pure et évasée par moment, comme lorsque s’écrase un rouleau. Cette musique lui rappelait ses parents. La mer. L’océan. Elle ne laissa pas une larme s’échapper, à quoi bon se lamenter ? Elle eut envie de plonger à nouveau, de vriller la surface du lac afin de se cacher. Elle n’en fit rien.

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Tsubaki Akitsuki
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MessageSujet: Re: Perles d'eau et ombres lugubres {Ft. Tsubaki Akitsuki}   Mer 8 Fév - 16:49

Quand il s'était penché près du visage de la jeune sirène, Tsubaki avait vu un certain malaise passer sur le visage de la jeune femme. Mais elle l'avait tout d'abord fixé, détaillé. Elle s'était perdue dans son œil mystérieux, essayant, comme tout ceux, et surtout celles, qui s'y étaient perdus, de deviner ce qui s'y reflétait.... Elle non plus n'y arriva pas. Elle effleura son visage, scrutant toujours sa pupille écarlate. Elle détourna les yeux, visiblement troublée. La sirène esquissa un sourire , semblait cependant aussi troublé que son regard. Tsubaki se releva, elle sembla un peu soulagée. Elle se remit à observer la lune, semblant être au beau milieu d'une profonde réflexion. La lune éclairait parfaitement son corps. L'astre malicieux créait des ombres et des reflets de-ça, de-là, sur les courbes de son corps peu vêtu. Elle resta à contempler la lune pendant encore quelques instants, pendant lesquels Tsubaki se releva doucement et alla s'assoir près du rivage. Pourtant, ces quelques instants si bref aux yeux d'une personne qui contemplerait la scène de loin, semblèrent une éternité au boutiquier. Il était déconnecté de la réalité... Aah.. Qui sait? Pendant ces instant si long à ses yeux, minuit était il venu? Peut être que ses paroles traversèrent son esprit. Il ne savait pas. Il ne prêtait plus attention qu'à la lune, et à la personne que l'astre éclairait. Puis, surprenant un peu Tsubaki, qui était perdu dans ses pensées, la sirène commença d'une voix peu assurée:

"Je crois qu’elle se moque de tout le monde. Des boutiquiers étranges qui la nuit tombée viennent fouler les plages. Des semi-monstres qui tournoient parmi les bulles. Des ombres. De tout."

Tsubaki perçut la beauté, ainsi que la mélancolie des parole de la jeune femme, mais il rit un peu doucement. Un rire cristallin, suave. Il riait de la situation, sans s'en moquer pour autant. C'était juste...Étrange? Oui, étrange. Mais en même temps, qui ne l'était pas ici?
Mais c'était quelque peu drôle. Voyez-vous, une situation mélancolique, presque romantique, entre deux inconnus. Oui, des inconnus. Ils ne savaient rien l'un de l'autre. Et pourtant cette situation semblait romantique. Voilà ce qui faisait rire le jeune homme. Il pensa "comme dans un roman à l'eau de rose...!*
La jeune femme se releva, jusqu'à présent elle était restée couchée, et jeta un coup d’œil par dessus son épaule, pour voir que Tsubaki s'était assit non loin d'elle. Elle sembla écouter l'air fredonné du boutiquier avant de continuer sur sa lancée, plus assurée cette fois-ci:

"Car elle brille haut dans le ciel. Elle nous observe, nous débattre avec nos vies pourries. Mon père disait qu’elle veille sur nous. Mais peut-être qu’en réalité elle se rit de nos malheurs."

Tsubaki arrêta soudainement de fredonner. Il orienta sa tête vers la sirène, un air plus sérieux sur le visage, puis il leva le regard une nouvelle fois, contemplant l'astre lunaire. Elle se rit de nos malheurs... Pourquoi le ferait elle? Il continua son train de pensée à voix haute, sans vraiment s'en rendre compte:

"Si elle veillait sur nous.... Souffrerions-nous autant? Autant d'âmes se perdraient-elles ici?", il ajouta tout bas, pour lui même,"Saurais-je qui je suis?"

Tsubaki songea à son passé inconnu, à la brume qui enveloppait ses premiers souvenirs. Pourquoi ces simples paroles lui avaient-elles fait penser à cela? Ça ne lui ressemblait pas, non pas du tout. Il devait arrêter d'y penser. Même si ce rêve venait le tourmenter chaque nuit, il ne devait pas laisser de faiblesse transparaître de sa personne. Il releva la tête et reprit son rictus énigmatique, il rit.

"A quoi bon se tourmenter de questions auxquelles l'ont aura jamais de réponses? Nous ne saurons jamais quels secrets nous réserve la face cachée de la lune, ni même sa face visible, d'ailleurs. Croyez ce qui vous fait le plus rêver..."

Par ces paroles, il voulait détendre l’atmosphère. Tout devenait un peu trop mélancolique à son goût, trop triste, trop nostalgique, et pas seulement pour elle, mais aussi pour lui. Il ne savait pas si ça allait marcher, mais il pouvait toujours espérer.
La nuit, quant à elle, se faisait de plus en plus sombre. Le temps semblait s'écouler à la vitesse de la lumière, et en même temps il semblait figé dans un cercueil de glace... Et plus le ciel s'assombrissait, plus la lune semblait se rire des deux jeunes gens sur la plage... Tsubaki admira la sirène. Elle regardait le mouvement de l'eau sur ses écailles vertes luisantes. Et Le boutiquier se mit à contempler l'eau à son tour. Les rouleaux miniatures s'écrasaient contre la berge. Ce spectacle aussi semblait mélancolique. Avait il échoué à détendre l'atmosphère? Ça devait être ça. Puisque la sirène semblait de plus en plus déprimée au fur et à mesure qu'elle contemplait l'eau se rompre à ses nageoires. La jeune femme prononça d'un coup, se basant légèrement sur l'air qu'il avait fredonné:


"Hikaru umi ni kasumu funewha
sayonara no kiteki nokoshimasu …"


Une chanson sur la mer... Une chanson sur un adieu... C'était chanté avec une telle nostalgie... Il se sentit bucolique et Tsubaki se laissa embarquer dans le monde des rêveries quelques instants. Il revoyait le balai aquatique de plus tôt, il imagina ce que pouvait bien cacher la lune et bien sûr, il rêva de l'océan... Mais bientôt, Kurenai, sa marque, vint sillonner son visage, parlant pour la première fois depuis qu'ils étaient sur la plage, rompant ses rêveries:

"Tsubaki. Il est l'heure, minuit approche, et les ombres ne vont pas tarder. Je ne souhaite plus avoir affaire à elles depuis cette nuit là."

Tsubaki se remémora la peur dévastatrice qui l'avait prise quand lors de la nuit de son premier souvenir, les ombres avaient tournoyé autours de lui comme si ils jouaient à "kagome kagome". Il resta pourtant impassible. Il poussa un petit soupir et se remit à sourire mystérieusement, avant de se lever. Il épousseta un peu ses jambes et tendit la main à la sirène. Il lui sourit plus gentiment:

"L'heure fatidique approche, les ombres vont bientôt venir nous chercher. Si je puis vous aider à vous relever, Mademoiselle... Comment devrais-je vous appeler?"

Il se surprit lui-même à être si galant. Et, il ne savait toujours pas comment s'appelait cette charmante sirène. Il se demanda quel nom elle pouvait bien avoir.

[HRP]Désolé, c'est en retard >~~< Et c'est majoritairement de la description de ce qui se passe dans ton post... Donc, si y a pas assez d'ouvertures, tu me le dis et je continuerais ^^
Point positif, pour une fois... C'est long Oo![/HRP]

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MessageSujet: Re: Perles d'eau et ombres lugubres {Ft. Tsubaki Akitsuki}   Mar 14 Fév - 22:16

Il y avait lui, un inconnu auquel elle osait se confier sans crainte. Comme s’ils étaient dans une dimension autre, différentes. Comme si les mots sortaient d’eux-mêmes sans qu’elle ne puisse les arrêter. A vrai dire, elle n’avait même pas envie de les arrêter.
Et puis il y avait elle, Abyss. Elle se sentait étrange, elle ne comprenait pas. Pourquoi cet homme ne s’enfuyait pas ? Pourquoi –pire-, semblait-il s’intéresser à elle ? La jeune-femme se remémora furtivement Luis, Wistery, tout ça. Tout ce qu’elle tentait d’oublier depuis des semaines maintenant. Mais ces souvenirs étaient inutiles. Trop amers, trop durs. Elle voulait les remplacer par des bribes heureuses, joyeuses ; des bribes à créer, car elle en avait connu si peu… Et le fait que cet étrange boutiquier n’ait pas détalé en courant à la vue de ses écailles en était déjà un, en soi.

"Si elle veillait sur nous.... Souffrerions-nous autant? Autant d'âmes se perdraient-elles ici?", il ajouta tout bas, pour lui même,"Saurais-je qui je suis?"

Extirpée de ses pensées par la voix douce du jeune-homme, elle sursauta, et un bruit de claquement d’eau répondit à son geste précipité. Aux paroles du boutiquier elle se demanda si lui aussi, sa vie avait été un chao. Mais quel était le pire ? Avoir eu un passé douloureux et en avoir conscience, ou ne rien savoir de soi-même ?
Abyss frissonna, la nuit se raffermissait un peu plus dans sa froideur, et la morsure de la brise devenue glaciale mordait ses bras, ses joues, son nez. Il était peut-être temps de partir, quelle heure était-il ?

"A quoi bon se tourmenter de questions auxquelles l'on aura jamais de réponses? Nous ne saurons jamais quels secrets nous réserve la face cachée de la lune, ni même sa face visible, d'ailleurs. Croyez ce qui vous fait le plus rêver..."

Il n’avait pas tort. Rêver, rêver… C’était un mot qui sonnait si bien, mais tellement creux à la fois dans son cas. Après tout, qu’étaient devenus tous ses rêves ? Jetés les uns après les autres dans la mer de la désillusion et du désespoir. A l’aide de ses bras, Abyss se tracta jusqu’à s’extirper totalement de l’eau. Elle gagna cette partie où le sable était sec, non loin du boutiquier. Il fallait un peu de temps, quelques minutes peut-être avant que ses jambes ne réapparaissent ; et minuit qui approchait ne lui laissait que peu de temps.

« Rêver… murmura-t-elle juste. »

Elle joua avec le sable, qui glissait et s’échappait de ses doigts recroquevillés contre sa paume. Abyss rejeta sa chevelure en arrière. La lune laissait glisser ses rayons argenté le long de cette-dernière, agitant de longs reflets si semblables aux vagues contre ses mèches de feu.
Bientôt sa forme aquatique laissa place à une jolie paire de gambettes, que rien à présent ne cachait. Une parfaite humaine, dans le moindre détail.

"L'heure fatidique approche, les ombres vont bientôt venir nous chercher. Si je puis vous aider à vous relever, Mademoiselle... Comment devrais-je vous appeler?"

Abyss accepta la main tendue vers elle. Une fois debout elle chancela légèrement mais se reprit aussitôt, pas vraiment habituée à la dureté de la terre. Elle lui rendit son sourire, puis répondit à sa question à mi-voix ;

« Abyss, juste Abyss. Le reste n’est pas très important. Et vous êtes… ? »

Un peu gênée d’être en sous-vêtements, elle décala son regard le long de la plage, cherchant des yeux la robe abandonnée plus tôt dans la soirée (omg ça sortit de son contexte mdrrr). Elle ne la trouva pas. Elle trouva cependant quelque chose qui lui glaça le sang, quelque chose qui la fit frissonner. Une ombre, qui se dessinait imperceptiblement derrière le boutiquier. Il du apercevoir la lueur d’angoisse qui s’alluma dans les yeux de la sirène, tandis qu’elle prenait instinctivement sa main et chuchotait furieusement ;

« J… il faut partir d’ici ! »

Et Abyss le tira brutalement, l’entraînant dans une course effrénée tandis qu’autour d’eux de nouvelles ombres apparaissaient et tendaient leurs bras décharnés vers eux.
Elle ne savait pas où elle allait, elle n'avait aucun refuge où se retrouver. Il fallait juste qu'ils partent loin. Et elle ne partirait pas sans lui.

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Tsubaki Akitsuki
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MessageSujet: Re: Perles d'eau et ombres lugubres {Ft. Tsubaki Akitsuki}   Ven 17 Fév - 20:18

Les paroles du boutiquier sortirent la jeune fille de ses pensées, résultant d'un claquement de l'eau. Puis, elle frissonna et s'extirpa de l'eau. Elle vint s'assoir non loin de lui et joua avec le sable. Celui-ci glissait entre ses mains qui essayaient désespérément de le garder captif. Tsubaki eu l'image de rêves qui glissent en dehors de sa porté. Il ne savait pas pourquoi, mais la scène lui faisait penser ça. Sur les cheveux de la jeune fille glissait les rayons d'argent de la lune, qui semblaient donner vie à ses cheveux rouges. Puis bientôt, ses jambes réapparurent. Personne n'aurait deviné qu'elle avait une queue de poisson quelques minutes auparavant. Rien en restait des ses écailles vertes d'eau, une humaine comme les autres de par son apparence. Puis minuit vient et il demanda son nom à la jeune fille, qui lui répondit:

Abyss, juste Abyss. Le reste n’est pas très important. Et vous êtes… ?

Il répondit, un peu surprit qu'elle ne le connaisse pas:

Tsubaki. Tsubaki Akitsuki. Boutiquier pour vous servir!"", il s'inclina.

Abyss... Quel nom mystérieux, pensa-t-il. C'était aussi beau. Et ça lui allait bien, si bien.

Puis, tout comme elle, il se rendit compte qu'elle était en sous-vêtements. Il détourna les yeux, un peu gêné, mais malgré lui, il jeta un petit coup d’œil. Que voulez-vous? C'est un homme (pas gay, je précise)! C'est une réaction normale que de rougir et d'avoir des idées humbizarresilyadesenfantsmercihum quand il voit une fille peu vêtue. Mais ils e ressaisit. Abyss chercha quelque chose du regard sur la plage, puis elle se figea. Son regard était plein d'angoisse. Elle resta figée un instant, puis lui prit les mains pour l'entrainer dans une course effrénée.
C'est alors qu'il prit conscience de ce qui arrivait. Minuit avait sonné et les ombres commençaient à se dessiner das les ténèbres de la nuit.
Tsubaki se mit alors à courir plus vite, renversa l'ordre. Il courait devant, entrainant Abyss derrière lui. Il avait un objectif: regagner sa boutique. Et pas seul. Il ne pouvait pas laisser la jeune fille se faire dévorer.
Il courut sur la plage, s'enfonçant dans le sable, ce qui ralentissait considérablement sa course. Éviter les ombres était aussi périlleux.
Bientôt, ils regagneraient le sol dur et herbeux, juste encore quelques mètres...! Il toucha enfin le sol dur et pu courir plus vite. Mais la jeune fille déjà à bout de souffle ne pourrait sûrement pas tenir jusqu'à son refuge... Il s'arrêta donc et balaya les pieds de la jeune fille du sol, la portant comme une princesse. Il se remit à courir et s'excusa tout en se hâtant:

"Excusez- moi, Abyss-san, Mais on y sera plus vite!"

Il se remit à courir sur le petit chemin et chassa quelques mauvais souvenirs pour se concentrer seulement sur sa survie et celle de la jeune femme.

La suite, à la boutique!

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