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 Jared D. Adamson ~ When a prince falls apart.

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Jared D. Adamson
Cuz smile is all we have.✞
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• Messages : 42
• Date d'inscription : 14/02/2012

MessageSujet: Jared D. Adamson ~ When a prince falls apart.   Mer 15 Fév - 20:00

Identity

☁ Jared Damon Adamson
Feat. Belphegor.

Surnom : Hein ? Surnoms ? Je n'en ai pas, ne m'en donnez pas. Moi je suis Jared, Jared Damon Adamson et c'est tout.
Age : aux alentours de 19 ans.
Sexe : ... Est-ce utile de le préciser ushishi ? Masculin.
Préférence Sexuelle : Bissexuelle, quant on aime, pourquoi regarder en-dessous de la ceinture ? ♥
Nationalité : Anglais.
Métier :
Groupe Souhaité : Médiums
A Tamashi no Higan depuis : Deux ou trois ans.


Physical Appearance

☁ You can't see into my soul, you can't... you can't...

Jared est assis, seul. Au-devant de lui, la rivière glougloute joyeusement, controversée et illogique. Il s’est mis à distance, bien loin ; assez loin pour ne pas percevoir les bribes de son physique que l’eau serait susceptible de lui renvoyer. Pourquoi ne veut-il pas se voir ? Jared est loin d’être laid, pourtant. Plutôt beau, même si son corps manque un peu de volume. En effet le jeune-homme est loin d’être un bodybuilders, il est au contraire même plutôt fin et grand. Mais n’allez pas croire qu’il a la consistance d’un flamby ; il est quand même musclé, au niveau des bras notamment, mais tout en finesse. Puisque nous parlons du corps, rajoutons au tableau les vêtements que Jared aime porter. Les seuls hauts qu’il supporte sont les hauts noirs et rayés. Violets, bleus, verts, tout y passe, et sa garde-robe est essentiellement composée de vêtements dans ce genre.

Sur ses épaules, il a jeté une veste noire – toute simple – et ses pieds chaussés de longues bottes blanches grattent le sol machinalement. Il réfléchit ; à quoi ? Mystère. Comment deviner même la nature de ses sentiments lorsque la moitié de son visage est mangée par une épaisse frange blonde ? Ses yeux sont ainsi en permanence dissimulés, et il arrive parfois qu’entre deux mèches un éclat cyan transparaisse. Oui, on dit aussi que ses yeux sont bleus ; comme l’océan, d’un bleu magnifique et transperçant. Des yeux expressifs ; peut-être trop pour lui.
Mais il aura tôt fait de réarranger ses cheveux, et ainsi de refermer la porte de ses émotions.

Sa chevelure est lisse, d’un blond sans une bavure brune. Quelques mèches viennent ici et là taquiner sa peau pâle, qui lui confère un air presque maladif.
Sous les cheveux se glisse maladroitement un nez droit et banal ainsi qu’une bouche, mue à l’instant par une moue boudeuse. Pourtant cet expression n’est pas l’habituel de notre jeune-homme ; non, d’habitude c’est un long sourire qui s’étend sur la seconde moitié de son visage, dont on ne sait si il est sadique ou réellement heureux. Comme un sourire factice qui s’étendrait, se moquerait de la face du monde.

Ennuyé, Jared se lève et se déploie. Mains dans les poches, regard caché, attitude nonchalante il amorce le chemin jusqu’à son domicile. Sa démarche est ennuyée, tranquille. Comme s’il flânait sans but aucun, alors qu’autour de lui les gens tournoient et se pressent. Son parfum ; inexplicablement agréable se dégage dans son sillage. Il a l’air d’un fantôme ; d’une apparition étrange et déambulant au milieu de la foule de Tamashi.
Jared, on ne sait jamais ce qu’il pense, ni où il va, ni ce qu’il fait. Peut-être que c’est cela, en réalité, qui fait peur.



Moral Description

☁ Ushishi, what the hell is going on ?

Jared marche dans la rue ; mains dans les poches, veste jetée en vrac sur ses épaules. Il foule le sol, et les gens qui le croisent imperceptiblement s’écarte sur son passage. Pas vraiment sûrs qu’ils se rendent compte de ce qu’ils font ; c’est comme un réflexe, un courant inconnu qui les auraient repoussés sur les côtés.
Personne ne se confronte à Jared, personne ne lui parle. Les gens s’arrêtent sur son passage, le dévisage, d’autre l’ignore sans vraiment l’ignorer. Mais qui osera lui adresser la parole ? Pas grand-monde. Il y a ce quelque chose qui gêne les gens, cet aura étrange qui semble en permanence flotter autour de lui. Indéfinissable ; l’aura des personnes charismatiques mais vaguement inquiétantes. Peut-être est-ce la faute du sourire sadique qui vient trop souvent distordre ses lèvres ou de ses yeux dissimulés en permanence. (Quoique je ne m’attarderais pas là-dessus, car nous basculons du côté de la description physique).
Charismatique, il l’est bien malgré lui. Inquiétant, aussi. A vrai dire, Jared préfèrerait que l’on ne le remarque pas. Il trace sa route ; les autres, il a l’habitude de ne pas s’en soucier. Alors pourquoi ne font-ils pas de même ? Mystère.

Sa psychologie – étrangement proche de celle d’un chat – est étrange, compliqué, inextirpable, aléatoire. Controversé, Jared semble osciller entre ce qui semblerait être détachement, solitude, mais aussi air taquin, moquerie, farces et méfiance. Car oui, l’homme est méfiant, trop méfiant. Mais qui sera là pour lui en vouloir, compte tenu des évènements qui ont bousculé toute son enfance ? Non, pas bousculé, le mot est trop inexact. Gâché, rayé, éradiqué, bousillé. Alors il en a gardé cette trace indélébile ; sa confiance, pratiquement personne n’est digne de la recevoir. Il peut vous adorer, vous considérer comme un véritable ami, mais il faudra bien plus que cela pour qu’il s’ouvre complètement à vous.

Il ne faut pas croire que tout est sombre chez Jared ; au contraire, le jeune-homme est très taquin et joueur. Farces de mauvais goûts, plaisanteries drôles à sa manière et souvent ponctuées de son rire étrange et inquiétant, qui retranscrit sonne ainsi ; « Ushishi. » son ses habituels. Moqueries gentilles pour ceux qu’il aime et plus acerbes pour leur contraire, Jared manie un humour noir bien à lui et le sarcasme comme personne.
Ses réactions sont totalement imprévisibles et parfois pour le moins… surprenantes ; Jared est un de ses individus qui semblent disparaître et réapparaître par magie, sortir de n’importe où (de sous votre lit, par exemple, ushishishi.), où de tourner les talons au beau milieu d’une conversation qui l’ennuie. Il est parfois sujet à des crises de colères ou de déprimes aigues, sans que l’on ne puisse savoir ce qui l’a rendu ainsi. Alors que la seconde d’avant il s’amusait et riait avec les autres, il se ferme brusquement et ne répond plus.
Ce qui explique que peu de personnes cherchent à mieux le connaître…

Malgré les apparences, Jared n’est pas un individu dénué de tous sentiments. Ni psychopathe ni insensible, il cherchera à aider les personnes dans le besoin (en même temps si il voit quelqu’un se faire violer et tabasser sans raison il ne va pas rester sans rien faire hein.), mais surtout à protéger les personnes chères à son cœur. Sous des abords étranges et peu avenants, Jared est en réalité tendre et extrêmement sensible. Le problème, c’est qu’il ne le montre pas publiquement ; il ne veut pas paraître faible. Car les personnes faibles sont toujours perçues comme des victimes.

Pourtant, sous tous ses artifices et cette carapace que Jared transporte en permanence, il y a ses faiblesses. Il se déteste. Jared déteste son corps, mais déteste plus encore ses yeux ; c’est peut-être pour cela qu’il les cache. Plusieurs théories voguent à propos de cette "haine" de ses prunelles ; est-ce leur couleur ? A-t-il les yeux vairons ? Lui manque-t-il un œil ? Non, rien de tout cela. Juste que pour lui, les yeux sont les miroirs de l’âme, divulguent en permanence ce qu’il se passe au plus profond de lui-même. Et pour lui, c’est impensable. (il y a une autre raison également qui sera soulevée dans l’histoire.) Il ne supporte pas son reflet et déteste les miroirs ou toutes autres surfaces miroitantes.


Story

☁ I fall, and I fall. Again and again.



Partie 1




Les premiers souvenirs de Jared sont flous ; dans son esprit ils se mélangent dans un bric à brac de bribes désordonnés. Parfois un éclat oublié revient à la surface lorsqu’ il ne s’y attend pas ; l’odeur de sa mère, les bras de son père, le tic-tac de la pendule à côté de son berceau, puis de son lit quelques anfnées plus tard. Ses courses effrénées dans le jardin – immense – familiale. L’odeur des chevaux, le rire de son frère. Certes, Jared ne se souvient plus grand-chose de ses huit premières années. Juste qu’il était heureux, infiniment heureux. Plus qu’il ne pourrait jamais l’être par la suite, après que sa vie… Après que sa vie ait été détruite.
Jared Damon Adamson.
Si ses souvenirs heureux sont flous, imprécis et bringuebalants, il y a une chose dont le jeune-homme se rappelle avec concision malgré les années passées. Il avait six ans. Peut-être sept, mais cela n’a pas vraiment d’importance. Il se souvient de ce soir-là, où tout a basculé.

Des explosions ; des cris et des larmes. Le feu ; beaucoup de flammes, qui léchaient les murs, le plafond et avançaient vers lui. Tendaient leur bras vers son petit corps recroquevillé, comme pour l’attraper et le dévorer. Mais Jared, lui, il ne voulait pas. Les larmes coulaient le long de ses joues, et il recula un peu plus. Il chancela, respira bruyamment et difficilement.
Il se souvient, lorsque sa mère lui avait crié de s’enfuir. Il y avait cet homme ; celui qui tenait une arme. Son père, allongé au sol. Un trou cramoisi fiché dans la poitrine. Pourquoi dormait-il ? Pourquoi les larmes coulaient-elles le long des joues de sa mère ? Un nouveau coup de feu, un nouveau corps qui tombait. Et Jared, lui, il courrait.
A présent il était là, pris au piège dans cette pièce auparavant luxueuse et réduite en cendres par la flamme destructrice. Il se souvient de la peur qui le prenait aux tripes, de la mort qui l’effleurait, se rapprochait un peu plus. Et puis il y avait eu l’ombre ; la silhouette qui l’avait pris dans ses bras et sauvé. Ridée comme une pomme grignotée par l’âge, petite et trapue ; sa gouvernante, Linda, celle qui avait pris soin de lui durant toutes ses années. Elle le pressait contre lui tout en s’enfuyant aux travers des couloirs jonchés de corps du mieux qu’elle le pouvait.

- Dis… que se passe-t-il Linda ? murmura Jared faiblement.
- Rien, seigneur. Il faut juste partir loin, très loin d’ici.
- Pourquoi m’appelles-tu tout le temps « seigneur » ? Moi c’est Jared. Où sont papa et maman ?

Linda ne répondit pas, se contentant de le serrer contre lui de façon à ce qu’il ne s’aperçoive pas des larmes qui sillonnaient le long des rides de la vieille femme.

- Arrêtez-vous. Et posez l’enfant.

Linda se stoppa brutalement. Lentement elle déposa Jared au sol, mais garda une main crispée sur l’épaule du petit-garçon. L’homme qui se tenait devant eux était corpulent, mal rasé et pointait vers eux le canon d’un revolver. Jared ne savait pas vraiment ce que c’était. Il se demanda si c’était un jeu ; lui aussi, souvent, il jouait à la guerre. Mais c’était pour de faux, on faisait semblant de dormir puis on se réveillait comme par magie.
Il y eut un coup de feu. Un coup de feu strident et sourd, qui arracha à Jared un gémissement. La main qui tenait son épaule se détendit. Lorsqu’il se retourna, sa gouvernante gisait à terre. Les yeux vides. Cette même marque sur la poitrine. Il n’eut pas vraiment le temps de se questionner qu’on le saisit brutalement par la taille. Il gesticula, hurla, mais évidemment face à un homme de cette composition il n’avait pas la moindre chance.
Il le jeta sur son épaule comme un vulgaire sac à patate et s’enfuit. Dehors, ses sbires l’attendaient.
Pour Jared, c’était la fin du rêve. Le début du drame.
A cette époque-là, ces yeux étaient encore visibles.

On l’attacha et le jeta sans précaution dans une charrette tirée par des chevaux. Il se souvint de la dureté du bois sur sa joue, du froid qui mordait son nez et s’insinuait en lui. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il se mit à pleurer, tout doucement. Quand un sanglot derrière lui le fit sursauter ; tant bien que mal il se retourna, pour découvrir une petite-fille de son âge tapie dans un coin de la charrette. Il se rappela l’avoir déjà croisé une ou deux fois auparavant, mais il n’avait jamais eu le droit de lui adresser la parole. Il ne savait pas exactement pourquoi. Il scruta la pénombre qui les enveloppait afin de réussir à déceler son visage plus exactement.

- J… j… balbutia-t-elle en s’apercevant qu’il la dévisageait. Excusez-moi,. J…
- Pourquoi tu me parles comme si j’étais une grande personne ? Moi, c’est Jared. Et toi, t’es qui ?

Elle hésita, et le petit prince put se rendre compte qu’elle aussi était attachée. Et elle portait un chapelet. Tout usé et plutôt laid, qui tressautait au rythme de ses sanglots.

- Je ne sais pas vraiment qui je suis. On m’appelle Amy.

Jared secoua la tête, penaud. De ce qu’il voyait, Amy était jolie. Elle avait l’air si gentille ; pourquoi n’avaient-ils jamais joué ensemble? Son âme innocente d’enfant ne pouvait pas comprendre le fossé social qui les séparait auparavant. Maintenant il n’y avait plus rien ; plus que la peur commune de la suite des évènements. En rampant il se rapprocha d’elle, et les deux petits êtres se recroquevillèrent l’un contre l’autre tandis que la charrette traversait cette douce et sanglante nuit d’été. Les menait droit vers un nouveau cauchemar ; mais évidemment, les deux enfants n’en savaient rien.
Ils se racontèrent des choses. Jared les jardins, la peur de perdre à jamais ses parents, son enfance joyeuse. Amy la misère dans laquelle elle avait été élevée, la faim, le froid, le travail aux cuisines et le chef qui la battait lorsqu’elle ne travaillait pas assez. Il avait tout de différent ; pas la même vie, pas le même « rang ». Pourtant, près d’elle Jared sentait son cœur s’emballer.
Dans la cadence d’un innocent amour d’enfants. Ils s’endormirent pelotonnés.

L’aube. Alors que se jetaient sur la toile du ciel de larges traînées roses, encore frissonnantes telles la rosée, des cris rauques les tirèrent brutalement de leur sommeil. Ils quittèrent la charrette pour emprunter un petit escalier dissimulé sous une trappe dans la boutique de ce qu’il semblait être un apothicaire, houspillés par les coups de bâtons de ceux qui les avaient arrachés du château.
Ils débouchèrent dans une salle sombre et étroite, où les attendaient d’autres enfants de leur âge. Des enfants échevelés et au teint émacié ; de larges cernes noires venaient peser leur regard.

- Regarde celui-là, c’est un gosse de riche. Un seigneur, t’y croit ? Il va valoir cher.
- On a bien fait de profiter de cette révolte pour aller faire notre récolte, hinhin. Et elle, elle a du sang noble ?
- Non, juste une pouilleuse, elle ne vaudra pas grand-chose.

On leur distribua du pain – sec -, puis les deux hommes s’éclipsèrent. Les laissant dans le noir et la peur. En tout, ils étaient à peu près cinq, mais les trois autres se contentaient de baisser les yeux.

- Jared… qu’est-ce qu’il va arriver ? souffla-t-elle en tremblant.
- J’en sais rien… j’ai peur.

C’est alors qu’un enfant prit la parole, timidement et doucement comme s’il craignait quelque chose, et sûrement que c’était le cas ;

- Personne ne sait. Aucun enfant n’est revenu pour le dire et…
- Hein ? coupa Jared un peu trop fort.
- Shh ! (you’ll wake the omo) Ils vont revenir.

La même voix rauque que tout à l’heure retentit brusquement, dans un vociférant ; «VOS GUEULES ! ». Ils n’arrivèrent pas à tirer quoique ce soit de la bouche du petit-garçon brun par la suite. Mais ils sauraient malheureusement bien assez tôt ce qui les attendait…
Dans la soirée, alors qu’Amy s’était assoupie sur Jared, la porte s’ouvrit et laissa pénétrer la lumière jusqu’au visage rond de la petite-fille qui se réveilla aussitôt. Les bribes de conversation leur parvinrent, de moins au moins ténues au fur-et-à-mesure que les inconnus s’avançaient. « On a du choix, deux nouveaux aujourd’hui. » « Un de sang nôble, une pauvre. Une domestique, quoi. » « Ca ne reviendra pas à trop cher ? » « On vous fait un prix si vous prenez les deux. » « … conclu. »
Une nouvelle fois on les saisit, sans tenir compte le moins du monde de leurs sentiments ou de leurs états d’âme. Ils n’étaient que des jouets. Que des jouets.
Entre les mains d’adultes malfaisants et cruels.



Partie 2




Jared oscille, assis sur son lit. Un petit lit miteux, seulement recouvert par un drap troué. Même en hiver. En bas, il sent l’agitation de l’auberge, les marins qui braillent et le tremblement des couverts sur les tables. A moins que ce ne soit son imagination ; cela fait si longtemps qu’il est là. Une éternité, peut-être. Une éternité qu’il subit les coups. Une éternité qu’il subit son statut d’esclave.
Aujourd’hui, Jared a seize ans. Et Amy n’est plus là pour lui souhaiter. Entre ses doigts engourdis il fait tournoyer lascivement sa chevalière ; celle que son amie lui a donné alors qu’elle était au bord de la mort. Il y a deux ans. Le temps passe si vite.

Sa frange recouvre son regard et ses prunelles poignantes. Sa frange cache son regard et ses prunelles embuées. Il ne la coupe plus. Plus jamais. Elle le cache, aux yeux de ceux qui le traitent comme un vulgaire jouet. Aux yeux de son patron, qui le bat lorsque Jared ne fait pas son travail.
Car Jared n’aime pas travailler, il n’aime pas travailler car Amy est morte. Et depuis sa mort, plus rien n’est supportable. Le travail, la plonge, les vieux pervers qui le houspillent. Les vieux pervers à qui il doit ce que l’on appelle des suppléments.

Depuis tout petit, il travaille. Depuis tout petit il soulage des pédophiles assoiffés. Ca ne lui fait plus rien à force. Lorsqu’on a l’habitude des coups, des viols, on ne les sent plus. Mais peut-être qu'elle, n'avait pas supporté.
Jared n’a connu que ça. La moiteur des corps, la douleur, le mal, l’esclavagisme, la mort.
En bas, on l’appelle. On l’appelle, mais Jared ne répond pas. Jamais. Jamais. Plus jamais.
Il se lève, titube. La veille, les coups ont plu sur son corps. Il a frappé un client. Même si il en souffre à présent, il en sourit. Un long sourire sadique qui s’étend sur son visage pâle. Un long sourire factice. Jared n’a plus la force ni de mobile pour sourire, pourtant il continue. Il se souvient de quelques mots ; qui ressurgissent et se reforment. « Il faut sourire, Jared. On a plus que ça, le sourire. » Amy, Amy, pourquoi es-tu partie ? Il se souvient des derniers mots qu’elle lui a adressés. « Ils sont si beaux tes yeux. Si beaux. J’ai l’impression que revoir notre première rencontre. Sur cette charrette. Ils sont si beaux. Comme la mer. Je voudrais tant la voir, la mer. »
C’est ce jour-là qu’il l’a coupé, sa foutue frange. Plus personne ne pourrait voir ses yeux, plus personne. C’était comme un hommage, un hommage à celle qui l’avait accompagné jusqu’à ce que la maladie l’emporte. Elle qui les trouvait beau.

Le frottement de son haut sur ses blessures l’irrite et il s’en débarrasse. Le tissu vole, effleure le sol. Se pose. Découvre son dos musclé et strié de cicatrices. Son épaule roule, un peu basse, mais si fine qu’elle semble avoir été esquissée avec douceur et une extrême minutie.
La douleur est son habituel ; il n’y a que les marques afin de lui prouver qu’elle existe. Qu’ils existent. Quelques suçons transparaissent ici-et-là. Macabres ronds.

Il ne se souvient plus où il l’a caché ; ce foutu miroir. Il y en avait un, tout sale accroché au mur de la salle de bain qui jouxte sa chambre. Il cherche et fouille.
Finalement il le retrouve, sous les lattes du parquet. A quatre pattes il l’extirpe de sa tanière. Le carré maudit s’impose à sa vue. Lui rejette son reflet en pleine face.
Jared tremble, caresse son reflet puis le quitte. Il n’ose pas, ne veut pas. « Ils sont si beaux tes yeux… » Il n’y a pas qu’Amy qui a osé dire cela. Il y a eux. Eux. Cette simple syllabe se retourne et joue dans son esprit, nage parmi les vagues de sa conscience. Une nouvelle larme, il écarte sa frange. Tombe nez-à-nez avec deux cercles bleus, embués. Qui flottent, s’encastrent dans les siens.
Effrayé, il laisse tomber la glace. Elle se brise, au ralenti. Des petits éclats étincelants fusent de partout, se perde sur le sol. Sa main saigne, mais il s’en fiche. Sept ans de malheur. Sept ans de plus, qu’est-ce que c’est à son stade ? Rien. Une goutte, un grain de sable.

« Jared ! Vient ici saleté ! »

Un nouveau cri, Jared relève la tête, apeurée comme un lapin pris au piège. Il ne veut plus. Il amorce la fenêtre ; petit carré sur la liberté. Il se relève, remet son haut. Souffle. Prend son élan.
L’air sur son visage, la sensation de chute. Le soleil qui darde ses rayons. Comme un oiseau.
Puis le sol qui le reçoit de plein fouet. Il s’écroule, comme un pantin désarticulé. Il se demande s’il va mourir, laisse échapper un petit rire « Ushishi. » Son sourire est toujours là.
Si jamais il venait à mourir, ce serait avec le sourire.

« Jared ! Je te jure que s… »

Le patron vient d’entrer dans la chambre. La vermine n’est plus là ; il ne reste de lui que le miroir brisé sur le bois. Et les quelques gouttes de sang qui témoignent de son existence.
C’est tout.




Nouveau départ



Jared déambule parmi les rues, sa jambe blessée traîne derrière lui. A vrai dire, il s’en est bien tiré. Parfaitement bien même. Et maintenant ? Il ne sait pas. Ne veut pas savoir. Juste partir ; ailleurs. Ailleurs, ailleurs… Là-bas. Mais là-bas qu’est-ce que c’est ? Tout plutôt qu’ici. Le chapelet d’Amy bat le tempo de sa course inégale sur son torse. Son sourire reste accroché avec vaillance, presque démoniaque et mécanique. Un pantin, voilà ce qu’il est. Un pantin, manié par les adultes. Mais maintenant c’est fini, révolu. Il n’a plus peur.
Quelques gouttes s’écrasent sur ses joues, sur sa frange, sur ses lèvres rosées. Elles fanent son sourire et le pousse en une moue presque pensive. Jared se demande d’où vient la pluie. Certains disent que le ciel pleure, gronde et laisse ruisseler de lourds chagrins. D’autres disent que c’est Dieu qui leur pisse dessus. Lui, il est pour la deuxième hypothèse. Mais aujourd’hui, il veut croire en ce surhomme qui reigne au-dessus de leurs têtes.
Il serre le chapelet. C’est à ce moment exactement que le son de la clochette s’est faufilé jusqu’à son oreille, que ses yeux se sont posés sur cette ruelle éclairée par quelques lampions défraîchies. C’est ce jour-là qu’il a pénétré à Tamashi no Higan.

C’est ce jour-là que sa vie a changé.

« Tu vois Amy, maintenant nous sommes libres. Tu ne verras jamais la mer. Tu ne goûteras jamais au bonheur. Mais à partir d’aujourd’hui, je te promets d’être heureux. De sourire tout le temps, tout le temps. Pour toi. »



Power

☁ Listen to my voice. And follow her. Für immer.


Jared a le pouvoir de moduler sa voix afin d'influencer les personnes qui sont autour de lui, donc les petites foules ou se concentrer sur une cible. Il peut difficilement les captures sous son contrôle mais peut altérer leurs humeurs, et leur forcer la main pour qu'elle fasse certaines choses.


About you

☁ Je ne suis pas un prince. Je ne suis rien. Juste moi.

Pseudo : Call me Lisa.
Age : Ca se mange ? ♥
Expérience RP : Longue, plutôt bonne (je pense, j'espère).
Comment avez-vous découvert le forum ? Manon, mais ça tu le sais déjà ♥
Un avis ? Une suggestion ? Nothing, perfecto perfecto ♥ Todo perfecto !
Avez-vous bien lu le règlement ? Oui pk cétt kestion ? {Skye valide quand même, hihihi}
Autre chose à ajouter ? BE UKE. ♥






© Kage no Hime
Copie interdite.
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Skye Winsens
Princesse des Ombres
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• Date d'inscription : 26/12/2011

MessageSujet: Re: Jared D. Adamson ~ When a prince falls apart.   Mar 21 Fév - 16:45

Re-bienvenue, donc, Lisa-chou ♥️

Eh bien, t'as le chic pour faire des personnages intéressants et trop bien, hein ! Entre Abyss, qui est magnifique (son histoire surtout ♥️♥️♥️) et Jared... Bref, tu l'auras deviné, j'ai adoré ta fiche, encore une fois. Physique bien raconté, moral intéressant, et histoire magnifiquement triste (omg, le pauvre... Mais j'ai pas pleuré, dommage, t'as loupé le pari What a Face). Comment tu fais pour écrire aussi bien, toi ? D8>

Enfin bref, je n'ai rien à dire, même pas sur son pouvoir qui est bien trouvé (j'aime bien l'idée de moduler la voix pour modifier les humeurs et forcer les gens à faire certaines choses... Que la voix soit à l'origine de tout est une bonne idée !). Donc te voilà VALIDE !!
Donc je vais t'ajouter de ce pas au groupe des Médiums ! Eum, tu sais ce qu'il te reste à faire, maintenant, petit tour à la demande de rang y tout y tout !

Amuses-toi bien avec ce personnage à TnH ♥️

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Yuuya Higashino
Who will fill the void in my heart?
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MessageSujet: Re: Jared D. Adamson ~ When a prince falls apart.   Mar 21 Fév - 16:54

GNIIII!! My seme is valideeeeyyyy<33
Comme je te l'ai déjà dit, j'adore ton histoire Q^Q! Et ton pouvoir est trop bien *w*
On va enfin pouvoir faire notre super rp de la mort qui tue 8DDDDD
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Jared D. Adamson
Cuz smile is all we have.✞
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MessageSujet: Re: Jared D. Adamson ~ When a prince falls apart.   Mar 21 Fév - 16:59

Merciiii Manon ♥ Ravie que Jared te plaise 8D.
Et ouais notre super RP de la mort qui tuuuuue ♥
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MessageSujet: Re: Jared D. Adamson ~ When a prince falls apart.   

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Jared D. Adamson ~ When a prince falls apart.

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