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 Prayer & Fateful Enconter [Ft. Jared D. Adamson~]

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Yuuya Higashino
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MessageSujet: Prayer & Fateful Enconter [Ft. Jared D. Adamson~]   Jeu 23 Fév - 23:17


Prayer & Fateful enconter
Yuuya Ft. Jared~




C'était une belle journée. Ensoleillée, tiède, avec une petite brise des plus agréable, bref, une journée comme toutes les autres à l’Équinoxe des Âmes.
Dans ce monde singulier, il n'y avait pas d'orage. On raconte qu'il en aurait eu un, il y a très très longtemps, mais ce n 'est qu'une rumeur. Yuuya appréciait particulièrement cette absence, étant donné que la plupart du temps, pour lui, une nuit d'orage signifiait la perte de quelque chose de cher.
Aujourd'hui, le jeune homme n'avait rien à faire. Il n'avait pas envie d'aller se donner en spectacle sur la place, mais pourtant il avait envie de danser. Il n'avait pas envie de marcher, mais il étouffait à l’intérieur de sa petite maison de style japonaise, son humeur était emplie de paradoxes et il n'arrivait à rien. Puis la sensation d'étouffement devint tellement insupportable qu'il se résolut à sortir de son entre. Il prit sa veste, l'enfila, et rentra ses extrémités dans son hakama. Il s'apprêtait à sortir quand son regard se posa sur les deux éventails posés sur la petite table qui ornait son entrée. Il les observa un moment. Puis il revint sur ses pas pour les prendre délicatement et les coincer dans les sangles de son hakama. Il reprit donc le chemin de la sorite et ferma sa porte derrière lui. Il ne ferma pas la porte coulissante de bois et de papier de riz huilé à clef, car la journée, ce n'était pas nécessaire. Le taux de criminalité à Tamashi no Higan était très proche de zéro, si il il n'était pas nul. Tout ça pour dire qu'il sortit de chez lui tranquillement, sa destination en tête: Le temple.
Yuuya avait en effet prit ses éventails pour danser le Mikagura, la danse des dieux, et pour ce faire, quoi de mieux que d'aller au temple? Rien, car ce n'était pas une danse de foire, de spectacle, il pouvait donc pas aller à la place des spectacles et intégrer ça à ses danses et numéros habituels de saltimbanque. C'était une danse sacrée, qui n'était pas à prendre à la légère. Elle devait être bien exécutée, de façon à plaire aux dieux, car un dieu non satisfait peut entraîner des catastrophes. Mais lui, ancien prêtre, était bien sûr surentraîné et doué dans ce domaine, il était sûr de plaire à Attouteki, le dieu local.
Le jeune homme s'engouffra dans dans les rues plus ou moins animées de village pour en sortir et prendre la direction de la forêt. Peu après il atteignit la lisière de la forêt parfaitement silencieuse.
Il arriva devant le grand escalier de pierre du Temple des prières. Il passa le premier Torii et gravit les marches, le cœur lourd, plein de nostalgie. Son temple.... Il lui manquait. Mais il ne le reverra jamais, pour deux raisons. Un il avait brûlé, deux, il ne reviendrait jamais dans le monde "réel", comme les autres l'appelait. Deux bonne raison pour se résigner. Une raison assez triste pour ne pas être en mesure d'empêcher une larme de ruisseler sur sa joue, suivant le canal que formait une de ses cicatrices. Il passa son bras sur ses yeux pour empêcher l'eau coincée dans ses paupières de couler, puis se remit à gravir courageusement les escaliers qui menaient au temple. Une fois dans la petite cour, après avoir passé le second Torii de laque rouge étincelante, il poussa un soupir triste.
Yuuya salua la prêtresse et lui demanda l'autorisation de performer sa danse. Qui sait? Peut-être Attouteki avait il horreur des danses? Mais non. La prêtresse sembla plutôt enthousiaste.
Il se prépara. Il prit ses éventail, défit les manches retournées de son kimono et prit une grande respiration. Il se mit en place, au milieu de la cour.
Il pose un pied avec force, faisant tinter son grelot. Puis un autre. Il déplie un éventail. Un tour sur lui même, un pas sur le côté, un second éventail déplié dans un mouvement sec et gracieux. Il ouvre ses yeux fermés, fait glisser le vent sur ses éventails rouge carmin. Sa danse est lente et minutieuse. Pleine de grâce et de mélancolie. Le son cristallin de sa clochette donne une ambiance irréelle à la scène. Il pose son pied une dernière fois, se baisse, il finit agenouillé, un éventail cachant la moitié de son visage, l'autre près de son cœur. Quelques enchaînements plus tard, la danse est finie.
Il espérait que la danse avait plu au dieu suprême de l’Équinoxe des Âmes.
Puis il se releva. quand il tourna le dos pour s'en aller, il tomba nez à nez avec un jeune homme étrange, qui semblait avoir vu son petit spectacle. Yuuya eut un petit sursaut et rougit. Quelqu'un l'avait vu danser, et dans son esprit, c'était très, mais vraiment très, embarrassant...
Il fallait qu'il dise quelque chose, mais quoi? Sous l'embarras sont cœur battait la chamade et son cerveau tournait à toute vitesse pour trouver quelque chose à dire qui pourrait briser ce silence pesant. C'est donc sans vraiment contrôler ce qu'il disait que Yuuya sorti à l'étranger:

"O-Observer les gens ainsi est un mauvais passe-temps...!"

il se frappa mentalement. Si c'était pour dire une chose aussi provocante, il aurait mieux fait de se taire...

[HRP:Voilààààà~~ J'espère que ça te plaît! J'étais pas sûre quoi mettre à la fin, alors si je te laisse pas assez d'ouvertures, tu me le dis et je changerais^^]
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Jared D. Adamson
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MessageSujet: Re: Prayer & Fateful Enconter [Ft. Jared D. Adamson~]   Dim 26 Fév - 12:54

Jared soupira.
Il déambulait lourdement dans Tamashi depuis à présent une bonne heure, traînant dans son sillage sommeil et tiraillements intérieurs. Voilà ce que lui valait ses insomnies répétées et ses questionnements sans fins, finalement. Rien qu’un amas de problèmes qui s’entassaient sous son cerveau, envenimaient son esprit et son corps tout entier.
Il rit doucement en imaginant l’état de ses yeux à cet instant. Sûrement rougies par la fatigue et cerclés de larges cernes violettes qui devaient former un contraste intéressant avec sa peau ; de nature fine et laiteuse. Heureusement qu’elle était là, sa bonne vieille amie, sa frange qui formait comme un rideau entre lui et les autres. Entre lui et le monde.

Mains dans les poches et guindé dans une posture désintéressé, Jared quitta le village. Sans vraiment prendre le temps d’y réfléchir il emprunta le petit chemin qui menait à la forêt. Il n’allait sûrement pas aller jusqu’à s’aventurer dans ses profondeurs, cependant il avait besoin de calme. Alors de manière aléatoire il s’extirpa de l’agitation de Tamashi. Les maisons, les commerces et les gens qui se retournaient sur son passage s’évanouirent et laissèrent peu à peu place à la verdure, les arbres et les rochers. Il n’y avait plus que lui, la nature, la brise légère qui l’accompagnait et le chant d’un oiseau au creux de son oreille. Volatile mélodie qu’il se mit à siffloter, prenant la relève de l’animal.
Cela devait faire à présent un an. Presque deux, sûrement, qu’il était là. Deux ans. Deux longues années où il avait enfin pu penser à lui-même. Juste à lui, à un bonheur auquel il n’avait jamais goûté auparavant. Il ne pensait pas que ça lui ferait cette sensation… être heureux, sourire en liberté, aller où bon lui semble. Alors pourquoi se sentait-il si creux ces derniers-temps ?
Vide et troublé à la fois, comme si quelque chose au fond de lui s’amusait à faire des ricochets sur le lac de ses pensées. Image étrange, mais tellement véridique dans son cas.

Jared s’étira et bailla, lassé de toutes ses réflexions sans fond, de ses questions stériles qui demeuraient sans la moindre réponse. Ce trop-plein qui ballotait dans son crâne au rythme de ses idées.
Il eut mal à la tête, tout à coup. Fouillant dans ses poches, il débusqua un petit bonbon encore emballé. Il le déshabilla prudemment entre ses longs doigts puis l’enfourna dans sa bouche. Il continua sa route tandis que le bonbon fondait lentement sur sa langue.
De la fraise, de la framboise, un goût qui s’égarait entre différents fruits. Jared n’aimait pas franchement les sucreries, mais puisqu’il n’avait que ça sous la dent…

La nature chantait.
En un coin aussi reculé, Jared se sentait comme déconnecté du monde. Dans une autre dimension. Ou alors plus simplement ; comme si le temps s’était suspendu dans son bond. Flash ; arrêt sur l’image.
La terre qui s’arrête de tourner, le vent qui se fige, l’eau qui se détend.
Et Jared, qui marchait. Rien n’altérait sa marche.
Un instant furtif il se sentit comme le maître du monde.


Puis il passa devant le cimetière. Sa légèreté s’évapora comme un soufflé et retomba mollement sur elle-même pour ne former plus qu’une vague mélasse. Fugace le moment ; la lourdeur du monde avait tôt fait de cogner ses espoirs jusqu’au K.O. Un point pour la vie, 0 pour Jared.
Le monde qui nous écrase ; la dureté de tout. C’est un peu ça, la vie, en fait.
Naître, vivre, rire, sourire, danser, aimer, tomber. Crever comme des rats.
Brutalement amer, Jared changea de cap. Cette fois-ci il savait où aller, où il voulait aller.
Le Temple. Un endroit calme, où il pourrait se recueillir en paix.

Bientôt la bâtisse imposante mais si douce dans ses courbes se dressa à sa vue. La paix suintait littéralement de ce lieu si ancien, qui semblait être là depuis toujours. Il pénétra dans le lieu de culte. Il se recueillit quelques instants, lorsque des bruits et frottements ténus le tirèrent hors de ses pensées. Il se releva et évolua avec l’agilité d’un chat jusqu’à la cour du temple.

C’est là la première fois que Jared l’aperçut. Il dansait, comme agité par une force inconnue qui le prenait aux tripes et l’entraînait dans des mouvements gracieux et durs à la fois. Il dansait, et Jared le trouva magnifique. La scène paraissait magique ; enduite d’une bonne couche d’irréalité. Tout ; dans ses gestes, ses positions, sa façon de faire le captivait. Alors il resta là, à l’observer à travers sa frange. Un grand sourire flottait sur ses lèvres.
Le tintement de la clochette et les claquements des éventails ; bientôt, tout mouvement se stoppa. La magie était finie ; rideau.

Le garçon inconnu croisa son regard. Enfin plutôt, Jared croisa le sien. Il y eut comme un éclair ; un contact invisible et frappant. Le blond secoua la tête, tandis que l’autre affichait une mine agitée et gênée.

« O... observer les gens ainsi est un mauvais passe-temps ! »

Une provocation hésitante, mais une provocation.
La plénitude céda sa place à l’agacement. « Si t’as pas envie qu’on te surprenne, danse pas au beau milieu de la cour d’un temple patate, songea Jared. » Ce qu’il cracha finalement fut peut-être bien plus véhément encore ;

« Désolé, je passais par-là et j’ai surpris ta danse pour la moins… spéciale. Ouais, ridicule serait le mot. Je ne t’observais pas par pur plaisir, je te rassure. »

Méchant, moqueur. Il se surprit lui-même de ses propos, mais trop tard pour s’excuser à présent. Il avança un peu. L’horrible impression d’être un prédateur, à traquer une proie. Il se demanda comment l’étrange garçon allait réagir.
La sucrerie acheva de fondre dans sa bouche, diffusant ses dernières saveurs.
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Yuuya Higashino
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MessageSujet: Re: Prayer & Fateful Enconter [Ft. Jared D. Adamson~]   Dim 26 Fév - 20:59

Yuuya se maudissait encore intérieurement pour avoir été si provoquant, quand l'étrange jeune homme, qui vu de plus près l'était encore plus, était-ce sa frange?, lui rétorqua, en avançant:

"Désolé, je passais par-là et j’ai surpris ta danse pour la moins… spéciale. Ouais, ridicule serait le mot. Je ne t’observais pas par pur plaisir, je te rassure"

Yuuya sursauta. La réplique du jeune homme l'atteignit en plein cœur comme une flèche. Sa danse était spéciale? Ri-ridicule? Il baissa la tête, essayant de retenir l'eau qui se formait dans ses yeux. Il commençait à trembloter. Oh, non. Il n'allait pas se mettre à pleurer? Pleurer juste parce que quelqu'un trouvait sa danse ridicule. C'est ça qui était ridicule. Mais l'ancien prêtre prit ça pour de l’incompétence de sa part. Il se sentit incompétent, nul, inutile. Il n'avait pas été capable de plaire un humain, donc il n'y avait aucune chance qu'il eu pu plaire à un dieu. En une seconde, sa sérénité, sa confiance s'étaient envolées. Il ne put retenir les larmes qui coulaient maintenant sur ses joues, se prenant dans les sillons de ces cicatrices. C'était embarrassant, humiliant, désespérant. Il ne contrôla bientôt plus grand chose de sa personne, que ce soit les larmes qui coulaient sur son visage, qu'il tentait d'ailleurs d'essuyer désespérément avec le revers de ses mains, que des mots qu'il débitait en temps qu'excuses:

"Je...Je suis désolé... Ce... Je... ne voulais pas vous offenser.... je...."

Il essayait de se justifier, de s'excuser et de dire milles choses en même temps. Bientôt, des tonnes d'idée noires vinrent se bousculer dans son esprit. Il était nul, insignifiant, pleurnichard, inutile, bête de pleurer pour si peu. Ses larmes se multiplièrent, s'écrasant sur la pierre de la cour, son corps tressaillait à cause des sanglots qu'il essayait pourtant de réprimer.
Puis lui vient à l'esprit que l'étranger devait le trouver encore plus pathétique en le voyait ainsi. C'est pourquoi il couru pour s'enfuir, enfin faire semblant. Il s'était en fait caché derrière l'un des piliers du grand Torii, près de l’escalier. C'était si enfantin, sûrement le blond ne s'y était pas fait prendre, mais, ça soulagea quand même Yuuya. Un fois "bien" caché, il se laissa glisser contre le pilier, pleurant sans retenue cette fois. Il savait que c'était puéril. Et c'était ça qui le frustrait, limite plus que d'être "incapable". Et c'est pour ça qu'il pleurait. Un horrible cercle vicieux.

Il passa quelques minutes. Pendant lesquelles Yuuya eu le temps de se calmer et d'analyser la situation plus calment. Il sécha ses larmes et se leva. Il sortit la tête de derrière le poteau pour voir si l'étranger était toujours là. Oui. Yosh! Il sortit complètement et se dirigea vers l'individu avec détermination. Il finit par se planter devant lui, et se pencha en avant pour lui demander, encore un peu gêné:

"Dites-moi. Qu'est-ce qui ne va pas avec ma danse."

Maintenant il était déterminé. Pleurer et se morfondre n'allait pas améliorer sa situation, alors, autant prendre les critiques pour s'améliorer. Il se redressa et chercha le regard de son vis-à-vis, pour s'apercevoir qu'il ne pouvait pas distinguer ses yeux sous son épaisse frange.
Yuuya se prépara a recevoir n'importe quelle critique en pleine figure. Il ne devait pas pleurer.

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Jared D. Adamson
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MessageSujet: Re: Prayer & Fateful Enconter [Ft. Jared D. Adamson~]   Lun 5 Mar - 19:13

Avouons-le, Jared n’est sûrement pas l’individu le plus tendre de tout Tamashi no Higan. Il en est même loin, affreusement loin ; à quelques kilomètres même de cette gentillesse mielleuse qui lui donne facilement la gerbe. La tendresse…à vrai dire, il n’en est pas dépourvu.
Il songe à Amy l’espace d’un instant ; pensée papillon qui se pose sur lui.
Il chasse son image d’un mouvement de tête, mais elle est tenace.
Il soupire. Vaincu d’avance.
Pourtant Jared peut être gentil ; voir tendre et sensible avec certaines personnes. Mais elles se font si rares qu’il se demande à présent s’il n’est pas devenu le même monstre que ceux qui l’ont manipulé durant son enfance et son adolescence. Il songe à l’amour… L’amour, qu’est-ce ? Jared, lui, couche à droite à gauche. Hommes, femmes ; tous des coups d’un soir. Est-il encore capable d’aimer ? Où toute sa souffrance s’est-elle métamorphosée en ce qu’il présente être aujourd’hui ; un monstre sans sentiments ?

"Je...Je suis désolé... Ce... Je... ne voulais pas vous offenser.... je...."

Un sanglot le tire hors de ses pensées pessimistes, et le visage d’Amy explose en milliers de petits éclats – comme ce miroir – pour céder la place à celui de l’homme qui se tient devant lui.
Il pleure. Pleurs, homme, dans l’esprit de Jared ces deux termes ne sont pas liés.
Le blond dévisage l’individu posté devant lui ; et son visage rougit dégoulinant lui semble pathétique. Infiniment pathétique. Quelques mèches châtain clair se promènent sur son visage poissé par les pleurs, puis s’entrelacent et plonge en une longue natte jusqu’à sa hanche, aux environs. Son corps est correctement bâti pour un homme ; mais il paraît si fragile, ainsi tremblotant au rythme des litres de larmes qui s’écoulent. Retour sur ses prunelles ; marrons. Un marron clair, presque doré. Comme ceux d’Amy. Il sursaute à ce rapprochement que son esprit avait créé de lui-même, profondément surpris.
Il reste abasourdi. L’envie subite de tourner les talons, de quitter ce temple et ce regard qui lui semble si familier. Pourtant, des yeux de cette couleur ne sont pas hors-norme, au contraire même commun. Alors… ? L’autre se dérobe avant lui, mais c’est à peine s’il le remarque.
Ressentant le besoin insidieux de s’asseoir, Jared se laisse tomber sur le petit escalier qui remonte vers le temple. Plonge son crâne entre ses jambes, au même temps qu’une vague de souvenirs le submerge. L’engloutit, l’enfonce dans l’abîme de son passé.

« Cette chambre, cette chambre. Leurs deux corps collés contre l’autre, alors que la torpeur du sommeil se refuse à les envahir, peut-être parce qu’ils la repoussent de toute leurs forces. Le sommeil aspire le temps ; trop vite. S’ils s’endorment, demain arrivera trop vite. Demain, pour eux, plane comme une menace. Un coup qui va s’abattre. Un malheur qui s’apprête un sévir.
Demain, tout va recommencer.
Alors en attendant l’heure fatidique, ils essayent d’être heureux, mais c’est dur. Il la sent, tremblante contre lui. Il essaye de la réconforter, mais il échoue lamentablement. Presse son épaule, caresse ses cheveux. Murmure à son oreille des mots qui ne veulent rien dire. Juste histoire de communiquer, de lui parler, qu’elle sache qu’il est là. Quoiqu’il arrive.
Ils ont treize ans.

« Jared… j’ai peur… de demain. »

Il l’embrasse sur la joue. Remet une de ses mèches châtain à sa place ; mais elle glisse, renâcle et s’enfuie. Il n’ose pas lui dire qu’il y en aura d’autres des demains. Une infinité. Mais que là – maintenant - , ils sont ensembles, serrés l’un contre l’autre. Chaleur contre chaleur. Peur contre peur. Cœur contre cœur. Pas besoin de mots. Ces choses-là, ils les ressentent.

« Regarde-moi… Jared… »

Leurs regards se cognent, se captent en un battement de cils. Ses larmes brillent au clair de lune ; juste quelques gouttes de rosées posées sur un pétale – sa peau nacrée. Il devine la couleur de ses prunelles ; marrons, cerclés d’un doré inexplicable et magnifique.

« Tes yeux, ils sont comme la mer.
- Mais tu ne l’as jamais vu, la mer. »

Il a répondu trop vite, le lien se brise. Elle baisse les yeux ; retour à la réalité. Brutal. Il se sent coupable, recherche son regard. Mais il l’a perdu. Alors il se penche à son oreille et prononce dans un murmure cette promesse qui ne cessera jamais de le hanter ;

« Un jour, je t’emmènerais la voir, cette putain de mer. »

Un sourire au travers des larmes. Comme la clarté de la lune perdue au beau milieu de la nuit. Un sourire qui plisse son petit nez mutin et pulse des étoiles dans ses yeux ; des mimiques qu’il connaît par cœur à force de les avoir détaillés, rebattus, visités.

« On ira pêcher ces putains de poissons, ceux qui sont multicolores. On fera la course dans le sable, on nagera parmi les coraux et on pêchera des huîtres. Il paraît qu’elles pondent des perles ; on deviendra riches. Riches. Je te le promets. Tu la verras, la mer. Et pas seulement au travers de mes yeux. On sera heureux, tu sais. Heureux ; c’est un mot étrange.
- J’espère que ce terme un jour, on arrivera enfin à le comprendre. »

Il glisse sa main dans la sienne. Quelques mots fébriles de réconfort à son oreille.
Mais pour l’instant il y a demain.
»

Jared se sent amer, perdu. Il a envie de frapper cet homme qui lui rappelle tant Amy, de l’éventrer et de laisser ses organes pourrir sur le sol. D’ailleurs il est de retour et le projette hors de ses pensées meurtrières. Sans scrupules aucun. Putain.
Il articule une question dont Jared ne trouve pas le sens ;

« Dites-moi ce qui ne va pas avec ma danse. »

A vrai dire, Jared a oublié les méchancetés proférées précédemment. Il cligne des yeux, fixe un regard ébahit sur le prêtre, qui ne peut évidemment pas le percevoir. Mais de quoi il parle, lui ? Soudain, il se souvient. Sa torpeur – située quelque part entre rêve et réalité – se brise, laisse place au souvenir de ses dernières paroles. Ridicule, navrant, une danse stupide. Pourtant, Jared a mentit. Sa danse, elle était pas si mal ; carrément bien, même. Alors pourquoi ?
Jared a juste envie d’être gentil, maintenant. Le souvenir de sa défunte amie a rafraîchi son âme, purifiée son esprit. Amy, c’est un peu son grigri. Son attrape-rêve. Le petit quelque chose qui lui donne envie de céder à la gentillesse.
Il sourit.

« Elle va très bien ta danse. »

Et il rajoute du bout des lèvres, avec une gêne qu’il essaye de dissimuler de son mieux un « Excuse-moi pour ce que j’ai dit précédemment. » éthéré, qui plane un instant et qu’il meurt d’envie de ravaler. Depuis quand Jared s’excuse-t-il ? Il ne se reconnait plus, s’interroge sur son propre lui-même. Finalement se lève, se déplie et fait face à l’homme. Tiens, le blondinet est légèrement plus grand que le danseur, et il le constate avec une étrange satisfaction.
Jared veut rajouter quelque chose, s’abstient, lâche une syllabe, se stoppe. Continue, fais demi-tour, bafouille. Renâcle. Râle contre lui-même.
Il se laisse aspirer une dernière fois par les prunelles du japonais. Ouvre la bouche.
Fais finalement demi-tour, sans finalement rien dire de plus. Même pas un « salut », ni un « au revoir ». Juste ce silence pesant et ses semelles qui claquent avec douceur néanmoins sur les marches. Il est redevenu le Jared énigmatique, l’étrange.
Attitude légèrement bipolaire, sourire énigmatique.

Il se demande si le japonais va le retenir. Il n’espère pas. Mais dans un sens, il le veut.
Ce n’est pas quelque chose qui passe par les mots, par une réflexion ; c’est quelque chose qu’il comprend. Alors pourquoi part-il ?
Peut-être l’attitude geignarde de l’autre, sa sûrement quasi-transparence dans la société.
Ses yeux.
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Yuuya Higashino
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MessageSujet: Re: Prayer & Fateful Enconter [Ft. Jared D. Adamson~]   Mar 6 Mar - 9:14

Yuuya s'attendait à se recevoir un flot de critiques en pleine poire. Comme quoi sa dans était ridicule, nulle, hilarante tellement c'en était navrant. Pourtant non. Il y eu un pause, pendant laquelle le danseur fixa le visage, ou plutôt l'étrange et épaisse frange du blond, qui semblait sortir brutalement de ses pensées. Celui-ci sembla hésiter. Puis, sur la partie visible de son visage, un sourire doux se forma.

"Elle va très bien ta danse."

Le prêtre cligna des yeux. Quoi? Sa danse était très bien? Mais... ne venait il pas de dire qu'elle était ridicule? Yuuya rougit malgré lui au compliment, ne comprenant toujours pas. Ce jeune homme était vraiment bizarre. Même sans compter son allure étrange et sa longue et épaisse frange qui ne laissait pas entrevoir ses yeux, il était intrigant. Ses paroles se contredisaient, laissant le japonais perplexe. Était il atteint d'une étrange maladie appelée folie qui le faisait délirer? avait-il un désordre de la personnalité, alternant plusieurs personnes dans son attitude?
Puis il rajouta des excuses pour ses paroles précédentes. Ah, avait il dit ça sous le coup de l'irritation causée par sa remarque provocante? Ça ne pouvait être que ça. Si il s'excusait et disait même que son petit spectacle avait été plaisant à voir, cette explication était bien plus plausible que les deux précédentes. Le jeune homme sembla vouloir dire quelque chose. Quelque chose qui ne sortait pas. Il ne semblait pas trouver ses paroles, gesticulait, se retournait. Le jeune prêtre sentit que le blond l'observa sous sa frange pendant un instant. Il rouvrit la bouche, ayant visiblement trouvé ses mots.... ou pas. Il se retourna, partant sans même prendre la peine de le saluer. Ses pas semblaient troublés, mais restaient doux. Yuuya ne capta pas ce qu'il se passait le temps d'une seconde, et quand il se rendit compte de ce qu'il se passait, l'autre jeune avait déjà atteint le pallier suivant vers la bas.
Mais il ne pouvait pas le laisser partir comme ça. Il était trop mystérieux. Il créait une sensations étrange en lui. Et il sentait que si il le laissait partir maintenant, il ne le reverrait jamais. Et il voulait le revoir. Allez savoir pourquoi. Juste comme ça. Un sentiment qui le poussa à descendre l'escalier à toute vitesse pour le rattraper.
Il aurait pu tomber. Le connaissant, ça aurait été plus que probable. Mais miraculeusement, il ne glissa pas et ne finit pas les quatre fers en l'air à regarder le ciel sans nuage sans comprendre ce qu'il venait de se passer. Non, il réussit à rattraper le jeune homme à la frange, le saisissant délicatement par le bras. Sauf que souvenez-vous, il ne s'est pas lamentablement cassé la figure en descendant. Sauf que le destin aime vous faire vous casser la gueule rien que pour se foutre de vous. Ouais, ça l'amuse, l'abruti. C'est pourquoi, c'est après avoir attrapé l'inconnu, que Yuuya glissa sur la marche, se tordant un peu la cheville au passage, sinon, c'est pas drôle, et tomba. Mais, bien sûr, il entraîna l'autre avec lui, sinon, c'est pas assez épicé pour Môsieur Destin, ou plutôt Madaaaaame, si on en croit les légendes. Parfois on se dit, Moira, je te hais, pourquoi tu m'aimes pas? JE t'ai fais quoi?! y a pas marqué "Elefseus" sur ma tête, arrête de t'acharner sur moi, et va plutôt tourmenter Thanatos, bordel! Mais bref, toujours est-il que le prêtre tomba lamentablement en entraînant l'autre dans sa chute. Les deux roulèrent donc sur les marches, et ce non sans douleur. Mais vu qu'ils n'étaient pas des chats avec une tartine sur le dos, le mouvement ne fut pas éternel, et s'arrêtèrent bientôt de rouler vers le bas, atteignant un pallier, en s'écrasant douloureusement sur la pierre froide. Un instant passa sans qu'aucun d'eux ne bougent, ni ne dise quoi que ce soit. Puis Yuuya se mit à bouger un, coincé sous l'autre homme, et demanda timidement :

"Vous...Vous allez-bien ?! Je suis vraiment désolé, je ne voulais pas, j'ai glissé ! Je suis vraiment désolé !"

Cette fois, il allait se faire frapper. Il avait vraiment gaffé.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Prayer & Fateful Enconter [Ft. Jared D. Adamson~]   Sam 10 Mar - 16:50

Jared pensait que l’autre l’oublierait, qu’il serait passé comme un rêve sans importance devant ses yeux. Et que bien trop tôt, il s’évanouirait dans les limbes de sa mémoire ; le blond n’aurait alors comme jamais existé, juste une apparition que le Japonais aurait imaginé. Un souvenir flou. Rien de plus. Il descendit quelques marches, ailleurs. Son esprit flottait à quelques mètres au-dessus de lui ; à plusieurs années de lui. Il ne savait même pas pourquoi il plantait l’autre là, en monologue avec lui-même : le danseur devait sans doute le trouver bizarre, étrange, insensé, stupide ? Et il aurait raison, peut-être. S’interrogeait-il sur l’anglais à cet instant précis ? Que pensait-il de lui ?
Jared secoua la tête avec agacement, envoyant valser tous ses questionnements sans réponses. Il se sentait oppressé, mal à l’aise. Le temple formait comme une épaisse carapace qui l’emprisonnait en son sein, qui se resserrait de plus en plus autour de lui afin de l’enlacer. Dans une étreinte mortelle. Partir. C’était un de ces endroits où le blond se sentait irrémédiablement mal ; où il pouvait difficilement rester sur une longue période. Il y avait peu de lieux où le jeune-homme se sentait bien, rangé dans la case qui lui était destinée. Aucuns, pratiquement. C’était un peu le même problème pour les gens.
Il gardait cette méfiance. Envers les autres, envers le monde. Cette méfiance qui lui collait à la peau et l’enveloppait, pourrissant ses relations.
Il enfonça ses mains dans ses poches et laissa sa bouche pour une fois au repos, close en une ligne pensive qui striait son visage. Enfoncé dans un renflement de pensées en accord avec son expression, Jared n’entendit pas les pas qui retentissaient dans son dos.

Par contre il la sentit ; cette main volatile qui se posa sur son bras, dans un effort vain pour le retenir. Tout d’abord, le blondinet fut surpris ; il n’avait pas l’habitude qu’on le retienne, c’était quelque chose qu’il ne connaissait pas vraiment. Je veux dire, l’intérêt des gens.
Les gens, parlons-en des gens. Un bal masqué, plongé dans la douce, parfois effrénée, parfois macabre danse de la vie. Et puis il y a ces regards, ses yeux qui vous scrutent avec une attention gênante, qui décortique votre être à partir de vos prunelles, de votre profil, de vos attraits physiques. Ses yeux pleins de mépris, parfois, qui vous bousculent et vous jettent à terre. Avant de vous piétiner durement. Des changements de cavaliers, des rondes et de ballades.
Mais surtout ; ces masques. Partout, des loups aux travers desquels brillent leurs iris dépeint par la cupidité. Ces loups, qui n’ont que pour but de cacher la face véritable des individus sous ces putains de masques. On ne peut avoir confiance en personne. Particulièrement durant les bals masqués.
Il se questionna sur les intentions du brun, pourquoi donc le retenir ? Puis après, il ne pensa plus à rien. Il y avait ce mouvement raté, cette marche sur laquelle son pied maladroit avait glissé. Alors celui qui avait tenté de le retenir n’avait fait qu’accélérer sa cadence ; mais d’une façon qui rappelait plus un vol plané, en réalité.
Bref, si vous n’avez pas compris, ils étaient tombés.

S’il y avait bien quelque chose que Jared détestait, c’était la gymnastique. Pourquoi ? Mystère complet. Ce qu’il supportait le moins étaient les galipettes. N’avait-on pas l’air stupide à rouler ainsi sans but aucun ? Claquement de langue réprobateur, à chaque fois qu’on ose esquisser ce mot dans la conversation. La spécialité de Jared n’était pas les roulades ; et encore les roulades dans un escalier. Dur, de surcroît. Et oui, les marches menant au temple n’étaient pas en guimauve.
Tête, jambe, cou, torse, tête, cou, jambe, tête. Paf, paf, paf.

Finalement, tout s’arrêta. Il y eut une suspension ; plus un souffle, ni rien. Jared resta avachi sur celui qui avait – malencontreusement – provoqué la chute, sans vraiment comprendre ce qu’il venait de se passer. Il sentit qu’on gesticulait sous lui, mais il ne bougea pas. Immobile.
Et puis il y eut le déclic qui attisa à nouveau sa colère ;

« Vous...Vous allez-bien ?! Je suis vraiment désolé, je ne voulais pas, j'ai glissé ! Je suis vraiment désolé ! »

Jared se releva lentement, jugeant de l’état de ses membres. Bordel, ça faisait vachement mal. Même pire que ça, comme si la douleur avait envahi son corps afin d’y pulser ses salves et l’achever. La fureur, lentement fit son chemin jusqu’à son cerveau. Voilà. Voilà ce qui arrivait lorsque des personnes l’empêchaient de partir et s’intéresser un tant soit peu à lui ; le chaos, le big bang. Ce que vous voulez.
Jared attrapa Yuuya violemment par le bras. Ils se trouvaient toujours à terre, et l’anglais fixa le japonais droit dans les yeux. A secns unique, bien entendu, le prêtre ne pouvant pas faire de même.

« Tu pouvais pas… »

Il le secoua, pressa son bras avec une force qu’il ne mesurait plus. Tout ce qu’il voulait, c’était qu’on le laisse tranquillement tracer son chemin en paix. Non pas qu’on le retienne et que l’on ne l’envoie dévaler des marches EN PIERRES en galipettes mode. Non.

« Faire attention ? »

Il siffla les derniers mots, puis relâcha le brun tout en le repoussant avec hargne. Il crachat un méli-mélo d’injures où transvasaient quelques ; « bordel… putain… bouffon… » et je m’arrêterais ici. Il se releva sans trop de difficulté et recoiffa sa frange afin qu’elle dissimule l’intégralité de ses prunelles, et ceci correctement. Puis il jeta son regard sur le japonais, où tremblait encore cette lueur de peur que son petit accès de violence avait allumé dans ses yeux.
Il remarqua également que le jeune-homme ne se relevait pas, et ceci remua ses inquiétudes, qui succédèrent à la colère ;

« Tu es blessé ? »

Pourtant il ne se pencha pas pour l’aider, ni rien. Il se contenta de poser la question du bout des lèvres, tandis que le mépris et l’indifférence se bousculaient dans les harmoniques de sa voix.
Regard hautain sur le corps de l’autre au sol.
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Yuuya Higashino
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MessageSujet: Re: Prayer & Fateful Enconter [Ft. Jared D. Adamson~]   Lun 9 Avr - 15:10

Yuuya resta sous le jeune homme quelques instants, angoissant en pensant à la réaction qu'aurait le mystérieux jeune homme chevelu quand il se relevrait. Même si la réaction fut moins violente qu'il ne le pensa, les paroles glaciales, hachée par la colère, et la façon dont il le secoua comme un prunier arracha à Yuuya de légers tremblements. Une note de peur se lisait dans ses yeux. Au fond, le jeune exorciste n'avait jamais été très courageux. Bon, les esprits et les démons, c'était autre choses, il avait des armes contre eux, mais contre les humains, les paroles glaciales, les regards méprisants, les gestes suintant la haine et la fureur, il n'avait rien pour se défendre. A part un regard innocent, apeuré, qui, en inspirant la pitié à son vis-à-vis, pourrait peut être le sauver. Mais, il n'avait pas d'armes. Rien. A part une armure bien trop fragile, cassée au moindre reproche, bien trop innocente, pas assez robuste pour répliquer, bien trop faible, le laissant perpétuellement blessé... Puis, le sortant de ses pensées, le blond se releva,tout en l'insultant, soulagé. et sans vraiment remarqué que les insultes lui étaient destinées, pouvant enfin respirer à pleins poumons, Yuuya s'arrêta de trembler. Mais l'idée de se relever lui aussi ne traversa pas son esprit. A quoi bon? L'autre allait partir de toute façon. Et il n'aurait pas pu le retenir. Mais pourquoi voulait il le retenir? Aucune idée. Il ne le savait pas. Un instinct, un besoin né du feu de l'action, une force invisible qui le poussait à vouloir se lier avec l'inconnu, qui n'en avait visiblement pas du tout l'intension.
L'autre lui demanda au bout d'un moment, quoique avec méprit, si il allait bien. Comprenant que c'était parce qu'il n'avait pas bougé, Yuuya se redressa lentement, sa tête lui faisait mal. Il avait du se cogner lors de la chute, mais ses pensées négatives n'avaient pas laissé place à la douleur quelques instants plutôt, si bien qu'il ne s'en était pas aperçut avant. Il porta machinalement sa main à l'arrière de son crâne, remuant un peu ses cheveux café au lait, et ramena devant ses yeux sa main, légèrement rouge. Il s'empressa de la reporter au même endroit, pour s'apercevoir que le léger saignement s'était déjà arrêté. Il répondit donc à la question du l'étrange garçon blond:

"N..Non, ce n'est rien de grave...."
Mais il avait mal à la tête. Très mal. Il commençait à voir flou. Mais il ne devait pas tomber dans les pommes maintenant. Ni plus tard d'ailleurs. Non seulement, c'était pas son trip de tomber dans les pommes, mais en plus, il ne pouvait pas importuner l'inconnu d'avantage. Quoique, il pouvait laisser moisir ici au cas où... Nan, la meilleure solution, c'était de rester conscient.
Il se releva, sans trop de peine. Il épousseta son hakama et sa veste, et se refringa un peu, parce que son kimono commençait à laisser entrevoir un peu trop de peau à son goût. Une fois "présentable", il ne sut plus trop quoi faire, il se tenait là, devant l'étranger, sans trouver quoi que ce soit à dire, sans pouvoir rien faire. Il ne pouvait pas le fixer dans les yeux. Et ça le dérangeait. Cette épaisse et longue frange. Cette trop épaisse et trop longue frange. Ce jeune homme était décidément bien étrange. Mystérieux même. Attirant..... ?! Aaaattendez là. Deux minutes. Que venait-il de penser? Attirant?! Mais, mais c'était un homme! Le pauvre petit prêtre n'avait jamais vraiment eu d'expérience amoureuse, mais il avait déjà eu un petit amour innocent quand il était plus jeune. Une fille dans sa classe, standard, comme tout être "normalement" - selon lui à cet instant précis, bien sûr - constitué. Le pauvre exorciste sentit ses joues se réchauffer un peu et pensa très fort "Me serais-je cogné fort à ce point là....?" Il leva les yeux vers le blond, les joues légèrement rouges et demanda timidement:

"Euh... Je....Si vous avez besoin de vous faire soigner....Je... Je peux le faire! Si c'est un moyen de me faire pardonner pour ma maladresse.... Je... Je ferais n'importe quoi...." Il baissa de nouveaux les yeux.

H.R.P:
 

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Prayer & Fateful Enconter [Ft. Jared D. Adamson~]

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