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 Professions ? Casses-pieds à plein temps !

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Hilde Weissmüller
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MessageSujet: Professions ? Casses-pieds à plein temps !   Lun 20 Fév - 0:40

Professions ? Casses-pieds à plein temps !
Abyss no awa - Hilde Weissmüller.
Pour vous servir pousser à bout m'sieurs-dâmes!




Le soleil venait de se lever sur Tamashi no Higan, les premiers rayons s'engouffrant dans les espaces, même les plus infimes. On disait souvent que le lever du jour à l'Équinoxe des Âmes était sûrement un des plus beaux spectacles qui puisse exister. Les couleurs du ciel, allant du rouge jusqu'au jaune se mélangeaient dans une parfaite harmonie. L'astre solaire prenait souvent une teinte entre le rose et le orange, aucun nuage ne venait le déranger -il n'y en avait aucun à Tamashi no higan, et c'était sûrement mieux comme cela-. Beaucoup auraient payé cher rien que pour voir quelques instants de cette scène qui pourtant se déroulait une fois par jour. Seulement voilà, c'était à ce moment-là que les dernières ombres rodaient. La plupart des habitants, voir tous, étaient effrayés rien qu'à l'idée d'en voir une. Les plus téméraires risquaient un bref coup d'œil et n'hésitaient pas à raconter à tout leur entourage ce qu'il venait de voir.
D'une part, il y avait les artistes et les curieux, envieux de ceux qui se vantaient, qui seraient ravis s'ils assistaient à un tableau pareil.
D'autre part il y avait les habitants non-intéressés. La plupart du temps, il ne s'agissait pas d'Higanjin. C'étaient plutôt des humains complètement désintéressés par ce genre d'occasion quotidienne et qui avaient largement eu le temps (cela variait selon les âges) d'observer un événement tel que l'aurore. Ils se moquaient presque des Originels.
Parmi eux il y avait Hilde.
Cette histoire d'aube l'intéressait autant que la reproduction des oursins en Océan Indien. Elle maudissait presque le soleil et si un jour il était possible de lui parler, la jeune fille l'aurait prié de se lever que lorsqu'elle s'était réveillée. Visiblement, l'astre solaire n'était pas encore en mesure de la comprendre ou de lire dans ses pensées : les volets de sa chambre n'étant pas totalement clos, certains rayons étaient passés au travers des vitres. Comme par hasard, ces fichus rayons avaient atteint (encore par hasard évidemment) le visage de l'adolescente, qui n'avait qu'une envie : dormir. Elle avait beau mettre sa chapka sur son visage, se cacher entièrement sous une couverture bien trop grande pour son petit mètre 55, hurler quelque chose du style «LAISSE-MOI TRANQUILLE SOLEIL DE […]! JE VEUX DORMIIIIIR.»..elle n'en venait pas à bout. Inutile de fermer correctement ses volets, il était déjà 11 heures et ce n'est pas à cette heure-ci que Hilde irait de nouveau rejoindre les bras de Morphée. Malheureusement. Elle prit donc la décision de se lever avec une idée en tête : rejeter sa colère sur quelqu'un. En l'énervant par exemple. Une personne suffirait mais si plusieurs se présentaient, la jeune fille ne refuserait pas, au contraire.

Après avoir pris une douche dont la vitesse pouvait rivaliser avec celle de la lumière, avoir enfilé des vêtements -plus ou moins- propres et mit sa chapka, elle poussa la porte de la maison qui lui avait été assignée presque deux mois auparavant et fit un tour. L'allemande ne porta aucune attention aux différentes lumières qui caractérisaient chaque maison juste pour éloigner un peu plus les ombres durant la nuit. Cela l'indifférait juste. Ce n'est pas parce qu'on avait plus de lampions et qu'ils étaient mieux décorés que celui d'en face que les ombres allaient partir en s'exclamant «Mon dieu! Les lumières sont tellement belles que je ne préfère pas gâcher ça alors je vais gratter à la porte du voisin!». Hilde soupira et se demanda ce qu'avaient les habitants de Tamashi no Higan pour avoir des idées aussi stupides qu'insensées parfois. Déambulant dans le Quartier des Âmes, l'adolescente réfléchissait à une farce. Vu son tempérament, la tâche ne s'avérait pas être d'une difficulté extrême. Rapidement, un large sourire se dessina sur ses fines lèvres et elle avisa les lieux : il n'y avait pas grand monde, mais les habitants ne semblaient pas se soucier des autres. Ils semblaient plus occupés qu'autre chose.
A l'abri des regards indiscrets, Hilde se concentra quelques instants et ses traits changèrent bien vite pour laisser place à Heide. Heide, d'ordinaire naïve et bien gentille n'était pas non plus d'humeur. La jeune fille à la chevelure verte, qui pouvait facilement se faire remarquer, se posta devant une porte où les volets étaient encore fermés, ce qui laissait penser que le ou la propriétaire dormait encore paisiblement sans se douter qu'un trouble-fête ferait son apparition. Cette journée risquait d'être marrante pour Hilde autant que pour son ancienne personnalité. Elle frappa à la porte bien assez fort pour être sûre de se faire entendre puis se mit à courir. A un angle de rue, pas bien loin, elle reprit sa forme initiale et prit un air paniqué. On entendait déjà le verrou de la porte de l'infortuné s'ouvrir et elle décida de s'approcher le plus possible de la maison. Un homme, qui devait au maximum avoir la trentaine et qui semblait faire connaissance avec la notion de «gueule de bois» ouvrit la porte et regarda à droite, puis à gauche. Son regard se posa vite sur Hilde -il était difficile de la rater avec ses cheveux rose fluorescent-, qui le regarda d'un air qui signifiait clairement «J'ai un bouton au milieu de la figure ou bien...?». Elle avait l'habitude de bien jouer le jeu et ne perdit pas son sang-froid lorsqu'il s'approcha d'elle. L'inconnu devait le dépasser de quatre ou cinq têtes et il la regarda de haut. Il prit une grande inspiration.

«C'estoiquiafaitça ?» demanda-t-il d'une traite, en gesticulant comme un ver. Il ne devait pas vraiment tenir l'alcool, lui.

Avec son habituel air de blasée, l'adolescente répliqua aussitôt.

«Si vous voulez parler de l'écervelée qui a frappé à votre porte, elle est partie par-là, commença-t-elle en indiquant le Nord, elle a les cheveux verts et porte une casquette noire, si ça peut vous aider.» Elle venait bien de décrire Heide, qui de toutes façons ne risquait strictement rien étant donné qu'elle ne prendrait plus son apparence au moins pendant la journée qui suivait. L'homme hocha la tête et marmonna dans sa barbe un «Merci» que personne n'entendit, même pas Hilde qui se trouvait à quelques centimètres de lui. Il se tourna et détalla dans la direction indiquée par la jeune fille. Quel idiot.
«Au fait, vous devriez peut-être essayer la brosse à dents parce que j'ai failli manquer d'air!» cria-t-elle à l'intention du plus âgé, qui avait déjà parcouru une cinquantaine de mètres.

Hilde se tourna et tomba nez à nez avec la partenaire qui lui fallait.


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Abyss no Awa
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MessageSujet: Re: Professions ? Casses-pieds à plein temps !   Jeu 23 Fév - 22:55

"Cast off the crutch that kills the pain
The Red Flag waving never meant the same
The kids of tomorrow don't need today
When they live in the sins of yesterday."

~ Billy Talent.






Neuf heures et des poussières. Abyss soupire, grogne contre le soleil qui ose la tirer de ses rêveries. Rêveries délicieuses, d’ailleurs, et la jeune-femme s’empresse de se renfoncer dans son cocon de douceur. Se retourne, se retourne encore ; toujours dans son esprit ce visage qui vagabonde. Persistante sont les pensées que l’on tente de refouler, n’est-ce pas ?
Elle songe à Tsubaki. Un sourire chatouille ses lèvres, et elle le laisse éclore en quelque sorte pour elle-même. Abyss se retourne une seconde fois, laisse son bras s’échapper du drap. La jeune-femme effleure du bout des doigts le parquet qui tapisse sa chambre. Elle ferme les yeux en attente du sommeil ; mais il n’est pas au rendez-vous, et continue de se cacher. Plus on cherche à l’attraper puis il glisse hors de notre portée.
Alors ? Alors tant pis, autant ne pas gâcher sa matinée à attendre quelque chose qui ne viendra pas. La jeune-femme rabat sa couverture sur le côté et s’en extirpe.
Un pied sur le parquet froid. Elle frissonne, puis trottine doucement jusqu’à sa petite salle de bain. Face-à-face avec son reflet. Trois mots qui se glissent hors de sa bouche.

« Oh my god. »

Déjà lasse, elle entreprend de coiffer sa longue chevelure rouge. Elle se décourage bien vite et ramène sa chevelure au-dessus de son crâne en un gros chignon.
Rate son trait d’eye-liner, grogne. Lascif, le grognement. Un instant, Abyss regrette. Son lit tout chaud, qui l’attend encore semble l’appeler. Elle rejette l’appel subliminal, applique du gloss sur ses lèvres. Voilà, elle est prête, ou au moins présentable. Elle enfile lestement un chemisier, un slim et une veste.
Puis elle sort, après avoir chaussée ses bottines à talons. Une légère brise l’accueille, et elle ressert sa veste sur ses épaules frêles. Elle déambule, ne sait pas exactement où elle veut aller.
Alors elle arpente la rue, frôle les murs et dévisagent les gens qu’elle croise. Abyss attirent trop le retard ; foutus cheveux. Elle croise le regard réprobateur d’un homme. Accroche, regard de tueuse. L’autre détourne la tête, passe son chemin. Un sourire voguant sur son visage, elle amorce une petite boulangerie et s’y rend.
Les pâtisseries sont différentes du monde réel ; colorés, étranges, inconnus, aléatoires. Elle avise un petit gâteau à l’allure plus ou moins semblable à celle d’un éclair.

« Je voudrais ce… ce truc. »

Regard peu avenant. Abyss, elle, s’en fiche, elle veut juste manger quelque chose. Les pièces tintent sur le comptoir. Un au revoir peu enthousiaste. Clochettes ; elle sort, son gâteau à la main.
La jeune-femme croque dedans, un haut-le-cœur la prend.

« Rah mais putaaaain. »

Journée pourrie, franchement. Abyss continue sa promenade, abattue. Elle aurait mieux fait de rester dans son lit, tranquille. C’est au détour d’un carrefour, au beau milieu du quartier des âmes qu’elle perçue une voix bien familière. Peut-être que sa journée n’était pas si pourrie que ça, finalement. Elle sourit, aperçut Hilde, qui semblait se disputer avec quelqu’un. Un homme, apparemment. Abyss aime bien la petit allemande, c’est sa super pote, sa sœur de conneries, sa coéquipière.

« Hey Hilde ! la salue la rouquine. »

Elle n’entend pas la réponse. L’homme que Hilde semblait asticoter - vraisemblablement mécontent des derniers mots de la jeune-fille - revient à la charge avec la légèreté d’un phacochère. Réflexe vital ; Abyss balança le gâteau (dont elle ne s’était toujours pas débarrassée) à la face de l’ennemi potentiel. La crème verte qui dégouline le long de ses traits tordus par l’incompréhension. Longue réflexion ; colère.

« SAAAALE PUUUUUTE ! »

Des flammes qui sortent de ses poings. Un petit jet d’eau plus tard et elles ne sont plus qu’un lointain souvenir. Désolé man, l’eau gagne sur le feu. Le problème, c’est que lui, il n’a pas que son pouvoir pour se battre. Il a aussi une carrure adéquate au corps-à-corps. Alors on fait quoi dans ce cas-là ?
On court.

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Hilde Weissmüller
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MessageSujet: Re: Professions ? Casses-pieds à plein temps !   Sam 25 Fév - 0:04

Abyss était une des premières rencontres d'Hilde et elle l'avait tout de suite appréciée. Ce caractère bien trempé qui ressemblait plus ou moins au sien et sa franchise à l'égard d'autrui avaient rapidement attiré l'œil de l'adolescente. Elles avaient fini par faire connaissance lorsque la jeune allemande, encore bouleversée par son arrivée à Tamashi no Higan, l'avait croisée et parlé avec la jeune femme malgré elle. Bien vite, le stade de «Simple connaissance» fut largement dépassé et les moments partagés avec la japonaise (comme n'importe quelle aventure dans cette dimension) restaient gravés dans la mémoire de la jeune allemande. Cependant, Hilde ne pouvait pas tout de suite admettre qu'Abyss et elle étaient devenues amies.
Peut-être était juste de la complicité.
Peut-être que la plus âgée bluffait (si c'était le cas, elle cachait plus que bien son jeu).
Peut-être qu'Hilde devenait légèrement paranoïaque, aussi.
Celle-ci n'avait d'ailleurs pas fini d'en voir de toutes les couleurs.

Elle voulut saluer Abyss mais à la place, une sorte de fusion entre une meringue, un chamallow et une crème glacée la frôla de quelques centimètres, ce qui ne l'empêcha pas d'esquisser un mouvement vers la gauche pour éviter tout contact avec cette mixture plus qu'appétissante. Hilde suivit du regard la trajectoire qui atterrit en pleine face d'un inconnu maintenant méconnaissable à cause du visage recouvert de la pâte verte. Une minute. L'homme était particulièrement grand et n'avait sûrement pas touché à un peigne depuis quelques jours pour arranger ses cheveux d'un rouge flamboyant. L'adolescente était pourtant certaine de l'avoir vu s'éloigner de plusieurs mètres quelques secondes auparavant. Il l'avait sûrement entendue lorsqu'elle avait fait une remarque sur son haleine -qui n'allait pas s'améliorer en deux secondes et demi, non, non- Il essuya d'un revers de main (plutôt maladroit) ce qui l'empêchait de voir correctement la personne qui avait osé lui envoyer un gâteau. Son regard se posa sur Hilde, puis sur Abyss et puis il hurla.

« SAAAALE PUUUUUTE ! »

Ça a le mérite d'être clair, comme exclamation. Pensa l'Allemande qui mourrait d'envie de balancer ce qu'elle pensait. Soudain, elle mourrait déjà plus d'envie de maîtriser l'élément qui pouvait exterminer le feu en quelques secondes. C'était loin d'être le cas alors la jeune fille se contenta de se baisser en vitesse (combien de fois elle allait devoir esquiver quelque chose aujourd'hui ?) et de hurler une sorte de menace :

«SI TU TOUCHES A MA CHAPKA...T'ES MORT MEC!»

Le pouvoir de la japonaise avait littéralement éradiqué les quelques flammes qui avaient jailli des mains de l'élémentaire. Tant mieux pour lui (parce que mettre ses menaces à exécution était quelque chose que Hilde savait parfaitement faire), pour la chapka de l'adolescente et pour Abyss. Mais ce n'était pas tant mieux pour la colère de l'homme, qui atteint bien trop vite son apogée. Son pouvoir était plus qu'effrayant, maîtriser le feu n'était pas quelque chose que tout le monde était capable de faire -elle regretta son pouvoir de Physique qui ne lui permettait pas de se battre-. La carrure de l'inconnu n'arrangeait franchement rien. Cet homme était fort. Point. Elles..elles étaient..expertes quand il s'agissait de casser les pieds du premier venu. Malheureusement le premier venu en question ne semblait pas très commode, mais vraiment pas du tout. Il se mit à proliférer des insultes à leur égard et tenta de donner un coup de pied à l'allemande, qui était toujours baissée. Possédant des réflexes potables, elle se recula et arriva au niveau d'Abyss, qui semblait prête à déguerpir à la moindre seconde. Hilde s'empressa de lui prendre la main et d'entamer un sprint mémorable. Elle en alla même jusqu'à se tenir sa chapka tout en courant pour éviter de la perdre en chemin (ce qui la mettrait dans un colère folle qui dépasserait largement celle de leur poursuivant). Derrière, l'élémentaire que l'allemande avait réveillé quelques minutes avant ne trainait pas, bien au contraire. La distance qui séparait les deux compères de l'homme se réduisait.. Bien évidemment, un caillou très mal placé semblait être de mèche avec lui.* La jeune fille trébucha et fit un vol plané d'au moins un mètre trente. Sans compter qu'elle tenait toujours la main d'Abyss, qui fut donc entraînée dans la chute. Les quelques personnes qui se promenaient dans le Quartier des Âmes retinrent un éclat de rire..enfin certaines seulement. Des plus jeunes éclataient d'un rire bruyant et continuèrent leur chemin. Ceux qui venaient d'arriver et qui ne s'étaient toujours pas passé de la technologie regrettaient amèrement leurs caméscopes.
Même Hilde pouffa. Ses mains avaient touché le sol en premier et la peau était sur le potin de s'arracher à quelques endroits et son leggins noir était troué au niveau du genou, ce qui lassait apercevoir une légère écorchure. Rien de très grave.

«J'ai l'air fine comme ça tiens.» ria-t-elle à l'attention d'Abyss qui se trouvait à moins d'un mètre d'elle, qui semblait se lamenter sur son sort.

Puis l'ombre de quelqu'un à la carrure plutôt familière apparut et grandit un peu trop vite. L'allemande leva lentement la tête : elle ne doutait pas de l'identité de la personne qui venait de les atteindre. Lui aussi avait du bien rire en les voyant faire connaissance avec le sol : ses traits étaient maintenant déformés en une sorte de rictus qui lui donnait un air bien ridicule.

«On fait moins les malignes hein ?» railla l'homme, mains sur les hanches, comme pour se donner un air supérieur..il n'aurait peut-être pas du puisqu'il se ridiculisait. Il faisait franchement penser aux méchants ridicules dans les dessins-animés ou dans les BDs pour les enfants.

Pendant une fraction de secondes, le cerveau de la jeune fille se mit en marche.
L'instant d'après, des larmes de désespoir coulaient sur les joues noircies de Hilde. Faire semblant de s'apitoyer sur son sort. Elle n'avait jamais vraiment testé mais c'était le moment ou jamais de tenter le coup. Elle hoqueta plusieurs fois avant de s'adresser au jeune homme :

«S'il-vous-plaît monsieuuuuur..c'est pas notre faute vous vous mépreneeeeez arrêteeez.., gémit-elle avant de se mettre à hurler EN PLUS J'AI MAAAAAAAAAAAL AU POIGNEEEET !» elle se tint le poignet gauche pour joindre le geste à la parole et les larmes continuèrent de couler. A l'intérieur, Hidle jubilait. Il avait beau être fort, son Q.I devait plus ou moins être l'équivalent de celui d'une huître. Mais elle jouait plutôt bien la comédie, alors déceler le vrai du faux n'était pas quelque chose que l'homme avait dans ses capacités. C'est limite s'il se montrait compatissant. Il ne put quand même pas s'empêcher de marmonner un «'Scuse, petite..» et de se baisser pour voir si la blessure dont l'adolescente prétendait souffrir n'était pas superficielle. C'est d'ailleurs ce moment que choisit Hilde pour faire une balayette au pauvre homme qui ne tarda pas lui aussi à s'étaler de tout son long au sol. Elle lui tira la langue, sans vraiment savoir s'il l'observait ou non.

«Bon, ça te dit qu'on dégage d'ici ?» lança l'allemande tout en se tournant vers Abyss comme si de rien n'était.



Spoiler:
 

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Abyss no Awa
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MessageSujet: Re: Professions ? Casses-pieds à plein temps !   Mar 6 Mar - 16:05

Abyss s’était souvent posée la question fatidique ; comment mourrait-elle ? Dans quelles conditions les dernières étincelles de son existence se consumeraient ? Quelle serait la dernière image avant que le noir n’engloutisse tout ? Pénombre, plénitude, vide. Voilà comment elle caractérisait la mort. Alors ? Vieillesse, maladie, rôtit, mangée par des cannibales, écrasée par un troupeau d’éléphant, massacrée à la tronçonneuse, incendie, noyade. Accident de voiture ? Accident de la vie ? Elle avait un peu pensé à tout, à vrai dire. Sauf à ça. Ça ? Cuite à la broche par un troll stupide et mal réveillé. A vrai dire, elle n’avait pas vraiment envie de mourir ; il y avait encore trop à faire avec la vie. Cette vie parfois chiante, parfois bordélique voir apocalyptique, cette vie tourbillonnante qui cueille nos âmes et nous entraîne dans cette danse d’émotions, de joies, de défaites, de péchés, de merveilles et d’horreurs.
Pile ou face, face ou pile ; tire au sort ta destinée.
Dans celle d’Abyss, il y avait Tsubaki. Hilde, aussi, qu’elle considérait comme une amie chère. Kyoya, même s’il n’était pas franchement gentil avec elle. Des gens, qui s’évanouiraient peut-être trop vites, et avec qui elles voulaient profiter de la vie.
En conclusion, il était hors-de-question qu’un crétin sans humour la tue.

Alors elle courrait, Hilde pendue à sa main. Elle courrait, riant des passants qui les dévisageaient – ou plutôt qui apercevait dans un éclair leurs deux silhouettes ambulantes. Et derrière elles, il y avait l’autre bouffon qui tentait de leur cramer les fesses.
Et puis elles allaient pratiquement le semer, laisser entre eux une distance raisonnable, se réfugier au détour d’une rue. Sauf que. Il y a toujours un « sauf que », ce putain de « sauf que » qui tue des gens dans les romans, qui rompt des âmes et qui change le cours du destin. Ce même « sauf que » qui gâche la joie, répand la colère, répand du négatif partout. Le marron caca d’oie hideux qui se mélange aux autres couleurs ; bleu, rose, rouge, orange, vert…
Bref, leur caca d’oie à elle, ce fut le caillou. Le caillou, vil traître et collabo de fire-loser (nouveau surnom de leur poursuivant.) Cette pierre à l’apparence innocente qui buta contre le pied de Hilde. Le caillou, ce putain de bordel de « sauf que » qui gâcha à peu près toute l’avance prise.
Si Abyss devait retenir une chose de cette aventure, c’était de faire gaffe aux caillous. Ils ne sont que tromperies.

Vol plané. « I believe I caaan flyyy ». Au ralentis, comme dans les films américains. Un gros méli-mélo de ressentis, jusqu’à ce qu’on se rende compte que le sol se rapproche dangereusement. Ah oui, c’est vrai, je suis en train de tomber ! Le cri. Et le sol, plus dur et caillouteux (ils sont partout !) que jamais.

« WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! (un peu en retard le cri.) »

Ah oui, quand même, ça faisait mal. Abyss avisa son slim clair revisité en mode plus… « trash » par le sol. (après tout, elle pourrait le garder, ça ne rendait pas si mal. *crevarde*). Son coude avait amorti sa chute (de façon plutôt mauvaise d’ailleurs) et se retrouvait à présent au moins aussi troué que son jean.
La jeune-femme croisa le regard de son amie, et explosa de rire.

«J'ai l'air fine comme ça tiens.
- Ahah, tu m’as vu ? répliqua la rousse en se relevant. »

La jeune-femme épousseta sa veste, ses fesses, et regarda autour d’elle. Les gens leur lançaient encore de brefs regards amusés ; elles avaient en quelque sorte étaient leur divertissement de la journée, et elle tira finalement une légère satisfaction de leur mésaventure. Satisfaction qui fondit comme neige au soleil aussitôt que son regard effleura le revenant. Fire-loser. Elle l’avait presque oublié, celui-là. Il lui restait encore un peu de crème sur le bout du nez, et la façon dont il se postait ne le rendait que plus ridicule. Abyss en eut presque pitié.

«On fait moins les malignes hein ? railla-t-il. »

Elle s’apprêta à répliquer mais Hilde la devança, se lançant dans un numéro assez cool où elle jouait le rôle de la gamine en pleurs. Bref, secoué, l’homme se radoucit et se pencha vers elle ; c’était sans compter sans Hilde. « Hilde attaque balayette. C’est super efficace ! »

«Bon, ça te dit qu'on dégage d'ici
Abyss observa le pauvre élémentariste étalé à terre, secoué, avec une once de pitié dans le regard. Elle repensa à son slim déchiré par la chute, et subitement énervée ressentit l’envie de le noyer dans une flaque d’eau (qu’elle aurait créé avant l’acte). Mais elle se ravisa et répondit avec un sourire ;

« Ouais, ça craint par ici. »

Sans attendre davantage (Fire-loser pourrait décider de rereprendre sa revanche, ne sait-on jamais.) les deux jeunes-filles quittèrent la rue présente pour évoluer un peu plus loin de l’ennemi dans le Quartier des Âmes. Finalement, la journée de la jeune-sirène avait plutôt bien évoluée.

« Ahah, dis-moi Hilde, ce mec, comment t’as fait pour l’énerver autant ? »

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