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 Les Origines

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Skye Winsens
Princesse des Ombres
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• Date d'inscription : 26/12/2011

MessageSujet: Les Origines   Mer 28 Déc - 14:06


Tamashi no Higan
Comment tout a commencé...


Te souviens-tu de ce jour où ta vie a basculé ? De cet instant où tu as enfin compris que ce monde ne voulait plus de toi ? Tous ces gens qui t’entouraient se sont montrés si cruels avec toi ! Ils t’ont exclu, t’ont maltraité, t’ont méprisé… Et tu as décidé de partir, de quitter cet endroit où tu avais toujours vécu mais où tu savais que tu n’avais plus ta place, que tu n’en avais peut-être même jamais eu. C’est cette décision qui a chamboulé ta vie, lui a fait prendre une toute autre tournure. Dès le moment où tu as choisi, où tu as fugué et t’es mis à filer aussi vite que possible dans les rues de ta ville, les rouages du destin ont vaincu la rouille qui les immobilisait pour se mettre à tourner et entraîner la succession d’événements qui te sont arrivés. Tu as couru et couru encore à en perdre haleine… Et tu as entendu la Clochette. Ce son délicat, léger, cristallin, qui t’a poussé à stopper net ton mouvement saccadé de fuite désespérée et à regarder autour de toi.
C’est alors que tu as vu la ruelle. Ce passage étroit entre deux façades de maisons et parsemé de lanternes tout le long pour t’indiquer la route à prendre. Une ruelle que tu n’avais jamais vue, auparavant. Une ruelle dont tu étais persuadé qu’elle n’avait jamais existé. Mais malgré les doutes et le mystère entourant ce chemin, comme guidé par ton instinct, tu t’y es engouffré. Tu t’es faufilé dans le faible interstice entre les deux murs immenses, tu t’es glissé juste en dessous des files de lanternes tanguant côte à côte dans les airs. Le ciel sombre disparaissait au fur et à mesure au-dessus de ta tête, mais tu ne l’as pas remarqué. Les murs se resserraient, t’opprimaient. Mais il fallait que tu continues. Le sol plat s’est mis d’un coup à descendre et tes pieds ont fini par rencontrer des marches. Même si tu ne voyais pas la forme de la route, c’était comme si tes jambes savaient, comme si elles étaient déjà passées par ici et connaissaient parfaitement le sentier. Empruntant l’escalier qui s’est imposé à toi, tu es descendu, descendu… Jusqu’à ce qu’un mur apparaisse devant toi et que tu freines ton mouvement juste devant une vieille porte en bois complètement délabrée.
Mais toi, tu ne t’es pas arrêté là. Tu as tendu ta main sans hésiter une seule seconde et tu as poussé le rectangle de bois qui t’empêchait d’aller plus loin. Si la porte protestait, grinçait sourdement et faisait tout pour t’empêcher d’ouvrir la voie, tu l’as ignorée et tu as persévéré dans ton épreuve de force. Et elle a fini par céder, te laissant t’engouffrer dans une pièce chargée et lumineuse.
Ce qui s’est offert à tes yeux à cet instant était un véritable bazar, un mélange de couleurs vives et bariolées. De multiples objets étaient empilés çà et là, les uns sur les autres, semblant venir de tous les âges et de tous les continents. Des poutres reliaient le plafond, les murs et le sol dans tous les sens et n’importe où, comme si la salle avait été transpercée de toute part. S’il n’y avait aucun signe de vie dans cet endroit étrange et coloré, tu savais pourtant que quelqu’un t’attendait.
Alors tu as avancé au milieu de ce qui ressemblait grossièrement à des allées, slalomant entre les piles successives, jusqu’à arriver à un bureau. Une petite table en bois envahie par les feuilles et, posée sur son coin gauche, cette étrange télévision rose dont l’écran grésillait bruyamment et qui était surmontée d’une statuette de chat blanche. En voyant ce semblant de comptoir, tu as étrangement compris que tu te trouvais dans une boutique. Et c’est à ce moment qu’il est arrivé. Se tenant derrière toi, il a commencé à te parler d’une voix étouffée et grave.
« Bienvenue dans mon humble boutique, noble visiteur… »
Tu t’es retourné et as dévisagé cet homme aux cheveux blancs parsemés de mèches rouges. Un masque recouvrait la moitié de son visage et une capuche reposait sur le sommet de son crâne. Une longue tunique rouge était souplement déposée sur ses épaules. Et il y avait ce sourire inquiétant… Pourtant, tu l’as écouté te parler des malheurs que la vie pouvait parfois apporter, comme s’il savait ce qui t’était arrivé et ce qui t’avait conduit jusqu’ici. Tu t’es même confié à lui, lui racontant tes propres mésaventures.
« Je ne veux pas retourner d’où je viens, il n’y a plus rien qui m’attend. Plus personne ne veut de moi. »
Lui as-tu dit. Et alors, son sourire s’est agrandit. Il a glissé la main à l’intérieur de sa veste et en a sorti un petit flacon contenant un liquide rouge. La même couleur que le sang, mais tu savais que ce n’en était pas.
« Alors je peux faire quelque chose pour toi… »
Il t’a tendu le flacon, te disant qu’il fallait que tu le boives. Alors tu lui as obéit, tu as avalé sans la moindre hésitation ce liquide au goût infecte. Et ta tête a commencé à tourner.
Tu te souviens avoir pensé que tu lui faisais confiance, alors que tu venais tout juste de le rencontrer, et qu’il t’avait trahi. Par la suite, plus rien, c’est le trou noir…

Quand tu t’es réveillé, tu n’étais plus dans la boutique. La fraîcheur qui t’entourait t’indiquait que tu étais en extérieur, reposant sur un duvet confortable qui te caressait au gré de la brise. Ouvrant les yeux, tu as vu un ciel aux teintes violet-roses. Un ciel de crépuscule. Alors tu t’es redressé, et tu as su. Tu te trouvais au beau milieu d’un champ entier de Lycoris, ces fleurs d’équinoxe d’un rouge sombre, comme le sang, comme la boisson que t’a fait boire le boutiquier. Tu te trouvais au sommet d’une colline, et au loin, tu pouvais apercevoir l’ombre d’un village parcouru de lanternes semblables à celles qui t’avaient guidé après la Clochette.

Tu es arrivé dans un monde bien étrange, tu sais. Dans un monde où tu n’étais qu’un étranger. Dans un monde complètement décalé.

Ici, le temps est toujours le même. Le dôme céleste n’est jamais masqué par des nuages. Le soleil a toujours toute la place qu’il souhaite pour briller de mille feux et le croissant de lune, toujours à la même phase de son cycle, danse au milieu des étoiles quand le firmament s’obscurcit. La canicule, le froid hivernal, ce monde ne connaît pas. Car toujours, une douce chaleur printanière flotte dans l’atmosphère.
Lorsque les douze coups de minuit retentissent et jusqu’au lever du soleil, tu n’as d’autre choix que de rester cloîtré chez toi… Parce que les ombres veillent. Elles ne sortent que durant cette période et flottent dans les rues et ruelles, envahissent le territoire. Ces ombres de loups affamés viennent gratter aux portes et aux fenêtres, dans l’espoir qu’on consente à leur ouvrir, et hurlent à la mort dans les profondeurs de la nuit. Même si tu n’en as pas la preuve, tu sais qu’elles sont dangereuses. Tu sais que tu ne dois surtout pas sortir lorsque tu les entends, de risque de te faire dévorer…
La forêt, peu de personnes s’y risquent, car d’étranges bruits courent sur elle. On raconte qu’elle est totalement vide, qu’aucun animal ne vit en son sein. Si on s’engouffre parmi les arbres, on se perd à coup sûr. Tout se ressemble parfaitement là-bas, et les arbres prennent un malin plaisir à piéger leur proie dans leur toile… Il n’y a que le vieil ermite, dans sa bicoque délabrée à la lisière de la forêt, qui raconte des histoires effrayantes à quiconque ose s’approcher trop près des végétaux et fait fuir les curieux. Rares sont ceux qui ont échappé à son contrôle et se sont introduits secrètement dans la forêt. Plus rares encore sont ceux qui ont réussi à en ressortir...
Le lac est si profond que l’eau est aussi noire que le pétrole lui-même. On raconte qu’un immense monstre marin sommeille dans ses bas-fonds et que de multiples galeries en parcourent le sous-sol. Le « pêcheur », ce garçon qui vit dans sa cabane flottante et passe sa vie dans sa barque, raconte même avoir déjà vu les écailles de la bête émerger un court instant de l’eau opaque à travers le brouillard.
Le champ des Lycoris, cette large étendue rouge comme si la colline s’était mise à vomir du sang, est un lieu où il règne une bien étrange atmosphère. Au sommet du monticule se trouve une ruine dont seuls une porte et quelques pans de murs parviennent à rester debout, ainsi qu’un arbre mort surnommé l'Arbre des Pendus. Il n’est pas rare que les habitants qui s’aventurent trop près de cet endroit sentant la mort entendent l’écho d’une complainte.
Quant au Village des Lanternes, il n’a à première vue rien d’étrange… Mis à part cette Duchesse et dirigeante qui organise des tas de banquets plus étranges les uns que les autres et les disparitions qui s’enchaînent régulièrement parmi les villageois. On murmure d’ailleurs que cette belle femme à cornes n’est pas étrangère à la diminution du nombre d’habitants… Il y a aussi cette boutique, dans le centre ville, en tout point identique à celle que tu as traversée pour arriver ici. Tout respecte parfaitement tes souvenirs, même la télévision et le chat posés sur le bureau qui sert de comptoir, même l’homme qui t’a fait boire l’étrange somnifère. Mais lui n’a aucun souvenir de t’avoir rencontré le jour où tu as fugué…
Et puis, il y a elle. Cette fille de treize ans. Qui est là depuis toujours, mais qui ne semble pas touchée par le temps, comme figée dans son apparence et dans son caractère d’enfant. Elle ne se souvient plus de rien, juste qu’elle a toujours été là. Elle est étrange et est souvent surprise en train de parler seule. Elle est l’unique personne à pouvoir sortir la nuit sans craindre les ombres… C’est sans doute ce qui lui a valu son surnom de Kage no Hime, la Princesse des Ombres. Cette fille reste un véritable mystère pour tous…
Mais à part tout ceci, dans ce monde, il n’y a rien, absolument rien… Et aucun moyen d’en sortir. Quand on se dirige vers la sortie du village opposée à la forêt, il y a un mur, si haut et lisse qu’il est impossible de l’escalader. Et si tu souhaites le contourner, c’est peine perdue : il s’étend à perte de vue, jusqu’à se fondre dans le paysage à l’horizon. Stagnant sur les eaux du lac, à une certaine distance de la plage, le brouillard domine, brouille tous les appareils de navigation pour faire perdre tous les repères. Rejoindre l'autre rive est tout simplement hors de portée. La forêt égare et joue des tours à quiconque s’aventure à son couvert. Si tu as de la chance, il est possible d’en ressortir, mais par un seul et unique endroit : celui par lequel tu es entré. Quant au champ de Lycoris, de l’autre côté de la colline, si tu t’en éloignes trop, le parfum des multiples fleurs te fera tourner la tête et tu reviendras irrémédiablement sur tes pas, comme si la colline elle-même ne voulait pas te laisser t’éloigner.

Et c’est là que tu as commencé à changer. Pas seulement moralement, pas seulement au fond de toi-même. Ton corps et ton esprit ont subit des modifications. Des modifications dont tu ignores toi-même encore l’ampleur. Tu t’es mis à développer des capacités dépassant l’imagination. Tu t’es découvert un pouvoir surnaturel…

Désormais, tu es un habitant à part entière de ce monde. Bienvenue à Tamashi no Higan, l’Equinoxe des Ames.

© Kage no Hime
Copie interdite.

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