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 Une Histoire de Lapin [PV Loupinou]

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Skye Winsens
Princesse des Ombres
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• Messages : 308
• Date d'inscription : 26/12/2011

MessageSujet: Une Histoire de Lapin [PV Loupinou]   Mar 4 Sep - 16:35


Une Histoire de Lapin

{Feat. Louis Wilmer & Skye Winsens}

Skye courait aussi vite qu'elle le pouvait. Elle dévalait les sentiers sans s'arrêter une seule minute pour reprendre son souffle. Slalomait au cœur des ruelles, ses petites jambes faisant de rapides foulées. Elle n'avait pas de temps à perdre. C'était comme si sa vie en dépendait. Sa cible ? La volière.

Ce ne fut que lorsque le bâtiment aux milles oiseaux entra dans son champ de vision, avec sa pancarte indiquant « Bird's Office » placardée au-dessus de la porte, qu'elle se permit de ralentir la cadence. Prenant le temps de regarder autour d'elle pour être certaine de ne pas louper celui qu'elle cherchait, elle franchit les derniers pas qui la séparaient de la boutique. Mais aucune personne connue ne vagabondait aux alentours. La fillette espérait avoir plus de chance au milieu des volatiles.

L'enfant s'arrêta quelques instants, reprenant son souffle pour pouvoir parler normalement, avant de pousser timidement la porte. La clochette suspendue à l'intérieur tinta doucement lorsque le battant de bois la repoussa, entraînant avec elle une vague de souvenirs enfouis. Des souvenirs, comme ceux qui avaient marqué l'arrivée de chaque étranger dans ce monde, Skye la première. Mais aussi vite que cet élan de nostalgie était venu, tout disparu en un instant, et elle se retrouva à l'intérieur de la bâtisse, face à un comptoir. Face à Neil Baker, l’Oiselier, qui leva les yeux vers elle au même moment.

Elle fut accueillie par un charmant sourire, et par les piaillements et croassements distincts des différents oiseaux qui provenaient de l'arrière. Skye salua Neil d'un signe de tête et, ne perdant pas un instant, chercha l'autre travailleur de la boutique du regard. Malheureusement, Louis Wilmer était aux abonnés absents.

« Que puis-je pour toi, Skye ? »
La politesse de l'accueil était digne des meilleurs boutiquiers. L'Oiselier connaissait parfaitement son métier, jusque dans les moindres détails. L'enfant s'en rendait compte chaque fois qu'elle venait le voir dans la volière. Chaque fois qu'il lui ressortait cette même phrase entre deux sourires. Quelque part, ce petit manège maîtrisé avec perfection l'impressionnait. Elle n'aurait pas fait mieux.

La fillette dut se rendre compte du silence qui s'installait et du regard encourageant du garçon, car elle se mit à secouer la tête. Se remettant de ces quelques minutes d'égarement, elle s'empressa de lui répondre. Mais ne parvint pas à retenir le léger éclat de déception qui perça dans sa voix.

« Tu pourra dire à Louis de me retrouver à la Cabane de Grand-père dès qu'il reviendra ? Dis-lui que c'est important ! »
Neil leva un sourcil, intrigué par tant de mystère, mais ne posa pas la moindre question. Il se contenta d'acquiescer. Alors, Skye quitta la boutique en laissant derrière elle l'écho de ses remerciements et la promesse de se revoir bien vite.


Le chemin en sens inverse fut un peu plus long. Quelque part moins pressée par le temps, la fillette remonta en trottinant le chemin de la Bicoque. Repensant aux événements et espérant que Louis la rejoindrait bien vite. Parce qu'il y avait urgence. Elle était persuadée qu'une vie était en jeu et que seule, elle n'arriverait pas à la sauver. Elle avait besoin de l'aide de l'adolescent.

Ses pieds ne s'arrêtèrent définitivement qu'à quelques pas des marches extérieures de la bicoque. L'étrange bâtisse la mettait dans son ombre, malgré sa petite taille. Elle semblait même un peu étrécie à cause des deux larges troncs qui l'encadraient, et de cette végétation qui la recouvrait intégralement, lui donnant un air encore plus écrasé. Sa légère sur-élévation ne suffisait même pas à lui donner l'air plus solide, puisqu'elle s'enfonçait dans le sol d'un côté pour être bancale. Une habitation précaire, mais qui convenait à ses occupants. A l'Ermite, comme à Skye.

La petite contourna les étroites marches en bois pour s'accroupir à leur côté. La tête penchée un peu plus encore, forçant son dos à se voûter sous l'effort, elle observa ce que le bois cachait aux yeux de tous. Et son regard s'illumina quand il se posa sur une épaisse fourrure blanche qui lui était familière.

La boule de poil bougea soudain, se mettant dans une position un peu plus confortable, et Skye perdit son sourire. Elle l'avait vue, frugalement. Un petit éclair de rouge sur une marée blanche. L'adorable animal, que la crainte avait poussé à se terrer sous cet abri de fortune, était blessé. La patte entaillé. Le sang entachant son pelage.

Oui, rien que pour le sortir, ç'allait être un véritable challenge. Si la fillette voulait sauver cette petite bête, elle avait besoin d'un connaisseur. De quelqu'un qui pourrait l'attirer hors des fondations de la cabane. D'un adorateur des lapins.

Parce que oui, la pauvre petite chose qu'elle voulait absolument sauver, c'était un lapin albinos.


Spoiler:
 

_________________
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Louis Wilmer
>>> Coursier 'Express' >>>
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• Messages : 6
• Date d'inscription : 28/08/2012

MessageSujet: Re: Une Histoire de Lapin [PV Loupinou]   Sam 15 Sep - 12:00

    « Bordel ! »

    Louis grommelait. Il y avait de quoi. Levé aux aurores pour attaquer le travail à la volière, et encore une fois, le course virait à l’accident. C’était un gros colis, expédié par une grosse dame. Le genre de baleine échouée, tombée dans un pot de peinture. Trop de maquillage, trop familière, trop grosse et trop pénible. Elle avait déboulé la veille, à la fermeture du « Bird’s Office ». Bousculant tout sur son passage, elle s’était frayé un chemin entre les deux montants de la porte pour débarquer tant bien que mal dans les bureaux. Neil en commerçant accompli, avait fait peu cas de ses manières de rustres et l’avait gentiment salué. Il n’avait pas eu de retour. Le monstre graisseux déposa un lourd paquet sur la banque, vociférant qu’on s’occupe d’elle. Louis, qui somnolait à l’arrière de l’office, fut contraint de se lever pour jeter un coup d’œil. Un peu plus et elle l’aurait bouffé, c’était certain. Lui l’observait le regard encore endormi sans faire attention à ses jérémiades. Il acquiesçait tout simplement et la cliente encombrante finit par repartir d’où elle était venue avec le même élan de grâce — ou graisse — qui l’avait conduite à la volière. Ce n’est que le lendemain que le jeune australien prit conscience du travail qui l’attendait.

    En réalité, le colis devait bien faire dans les vingt kilos. À transporter à bout de bras, c’était loin d’être joué. Surtout avec une jambe branlante dont l’appui laissait à désirer. Mais Louis ne se laissa pas aller au désespoir. Il prit connaissance de la destination et se prépara au départ. Neil lui souhaita gentiment bonne chance et dans une petite détonation, le coursier et son colis disparurent.

    L’atterrissage fut raté. Un échec cuisant. Apparaissant une soixantaine de centimètres au-dessus du sol, Louis retomba de tout son poids sur ses jambes. Ajoutez à cela les vingt kilos du paquet et vous obtenez une chute royale. La jambe fragile du jeune homme se déroba sous l’impact et le garçon s’étala de tout son long, le colis terminant sa trajectoire sur son torse. Le poids lui coupa la respiration. Il s’empressa de s’en débarrasser et se releva lentement, prenant soin de vérifier qu’il était en un seul morceau. Tout allait bien.

    D’un rapide coup de main, il se dépoussiéra un peu avant de sortir son carnet et vérifier l’adresse. Il était au beau milieu du quartier des âmes, plus précisément au numéro dix. Il lui fallait remonter la rue jusqu’au trente-trois. Un soupire, un coup d’œil pour le carton et en route. Il le souleva avec difficulté et « pop ». Numéro dix-sept. « Pop ». Numéro trente. Le jeune homme tangua. Un faible voile se déposa sur son regard, mais il s’empressa de secouer la tête et se mit en marche. Il lui restait encore assez de jus pour un bond et ce serait celui qui le ramènerait à l’office. Lentement, il se traîna jusqu’à la porte du destinataire et, ayant les mains prises, toqua à grands coup de pieds.

    « Coursier !!! Colis de la part de Madame… Enfin ouvrez quoi ! C’est lourd ! »

    La vision fut cauchemardesque. Dans un petit peignoir rose miteux, les cheveux montés en innombrables bigoudis et le visage couvert par une substance verte grumeleuse se tenait sa baleine de la veille. L’instinct de survie poussa le garçon à reculer d’un pas. Comment pourrait-il un jour se remettre de ça !?

    « Enfin ! s’exclama l’imposant cétacé. Vous n’êtes pas pressé ! »

    Elle lui arracha brusquement le paquet des mains, laissant Louis complètement perdu. Il l’observait sans comprendre, la bouche ouverte, le regard fixe. La grosse dame rentra son colis et revint à la porte tendant l’un de ses bras boudinés vers le jeune homme.

    « Et bien ?! Ne vous pressez pas, j’ai autre chose à faire moi ! Et puis c’est quoi cette tête ? Ça vous étonne ? C’était bien trop lourd pour moi voyons, je n’allais pas traîner ce gros carton jusqu’ici ! Je venais de me refaire faire les ongles ! Et puis, vous êtes là pour ça, me semble-t-il. Allons jeune homme, pressez vous un peu ! »

    Louis fronça les sourcils, maugréa une suite de mots fort peu sympathiques et lui tendit son petit carnet pour qu’elle y griffonne sa signature. Elle se contenta d’une vieille croix et regarda, surprise, l’autre main vide tendue par le coursier.

    « Parce qu’il faut vous rémunérer en plus ?! Servir une aussi belle femme qui moi devrais vous suffire ! Enfin… »

    Elle sortit un petit porte-monnaie où elle essaya d’enfoncer les saucisses qui lui servaient de doigts. Après un long affrontement, elle sortit un petit billet et quelques pièces qu’elle déposa dans la main de Louis avant de lui fermer la porte aux nez. Un frisson d’horreur parcouru le jeune homme qui s’empressa de glisser l’argent dans sa poche avant de disparaître à nouveaux. Direction le « Bird’s Office ».

    « Neil, tu ne me croiras jamais, ce que j’ai vu… Ce que j’ai vue… Ah ! Mais même superman n’aurait jamais osé sauver un truc aussi affreux ! Gozilla en collant ! Mais aaaah !

    - La princesse est passée. Elle t’attend à la cabane de l’Ermite, et ça semble important. »

    Louis qui songeait déjà à passer ses yeux sous la javel, si tant est que javel il y ait à Tamashi no Higan, leva la tête interloqué. La princesse ? Le voir lui ? Une petite moue indécise se dessina sur son visage. C’est qu’il avait du travail tout de même. Il y avait les commandes, les livraisons… Il posa sa tête sur la banque, tentant de réfléchir à la situation. Ce fut le cas quelques secondes jusqu’à ce que son esprit divague à cause d’un moineau qui l'examinait avec insistance. Neil les observait avec calme, il esquissa un léger sourire, avant d’insister :

    « Tu devrais y aller, je m’occuperais des commandes. Et puis tu n’en auras peut-être pas pour longtemps. »

    Louis se redressa. Tous ses bonds dans l’espace l’avaient un peu fatigué, mais il avait encore assez d’énergie pour arriver jusqu’à la bicoque. Il remercia chaleureusement Neil, recommanda au moineau d’arrêter de fixer les gens de la sorte et disparu dans un bruit sourd.

    « Oh merde ! Merde, merde, merde ! Je l’avais encore jamais faite celle-là ! »

    Perdu dans les branches de l’un des énormes arbres qui entouraient la bâtisse, Louis dû se débattre avec un écureuil avant d’espérer redescendre. Loin d’être agile dans ce genre d’élément, il dut faire preuve de patience pour essayer d’atteindre la terre ferme en vie. C’est que l’on était loin des bonzaïs avec ces mastodontes feuillus ! Analysant vaguement la situation, il décida de se laisser glisser le long d’une branche jusqu’à atteindre le toit de la cabane. Ce ne fut pas chose simple, mais une fois fait, il repéra bien vite une petite tête blonde qui fixait avec attention les méandres des fondations. C’était curieux. Le jeune homme se dirigea vers elle avec précaution et s’assit sur le bord du toit, les jambes pendues dans le vide.

    « Hé Princesse. Je suis là. Neil m’a dit que tu voulais me voir ? J’espère que ça vaut le coup parce que j’ai affronté une baleine ce matin et j’ai besoin de me changer les idées !. »

    Il sourit légèrement à la jeune fille avant de descendre de son perchoir avec beaucoup d’attention. Il la rejoignit rapidement et s’accroupit à ses côtés. La tête posée dans sa main gauche, ses iris émeraude allèrent trouver les prunelles dorées de la petite Skye.

    « Alors ? »

    H.R.P:
     
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