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 La balade du serpent [P.V. Bo Ram]

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Isaiah Sullivan
Noppera-bō | Monstre sans visage
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MessageSujet: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Sam 7 Juil - 9:56

    Lorsqu'Isaiah ouvrit les yeux, il était midi passé. Installé sans style dans son fauteuil, il avait sombré au beau milieu du chapitre numéro dix des Mystères de Paris. Le livre avait petit à petit glissé le long de son corps pour finir dans un équilibre précaire sur ses genoux. Le jeune homme s'agita mollement dans son sommeil et l'ouvrage s'échoua sur le sol dans un grand bruit, le réveillant en sursaut. Il lui fallut une dizaine de minute pour sortir la tête du brouillard et comprendre ce qui venait de se passer. Il soupira en voyant le livre et l'éloigna de lui du bout du pied. Dix minutes supplémentaires et il regarda l'heure. Une heure moins vingt. Dans un effort intense il s'extirpa de son siège et passa mollement sa main sur son visage encore endormi. Il se traîna jusqu'à la salle de bain où il se lava avec plus ou moins d'entrain. Une fois propre et habillé, il descendit un étage plus bas où vivait sa logeuse.

    C'était une petite vieille femme au visage marqué de rides joyeuses, aux cheveux blancs montés en un chignon épais et cuisinant mieux que n'importe qui n'aurait pu le faire. Elle s'était faite à la présence d'Isaiah et à son mauvais caractère et c'était réciproque. L'horrible serpent perdait un peu de sa rage lorsqu'il était avec sa logeuse, mais au moindre incident il pouvait se montrer des plus affreux avec elle. Ce jour là, comme tous les jours d'ailleurs, la grand-mère lui avait préparé de quoi manger, disposé le tout sur un plateau accompagné d'un petit mot qui disait qu'elle était allé faire les courses. Le garçon s'installa, avala son café noir d'une traite, en plus de deux pains au chocolat fait maison. Il s'essuya la bouche, fit rapidement sa vaisselle et incrivit quelques mots à la suite de celui de la mamie :

    « Très bon. Sais pas quand je rentrerais, ne pas m'attendre pour le dîner. Isaiah »

    Il l'accorcha là où il était certain qu'on le trouverait, enfila une veste et sorti. Il n'avait aucune idée de ce qu'il allait faire, mis à part que cela attirerait des ennuis à quelqu'un. Ne sâchant où aller, il laissa le choix à ses pieds de le conduire là où bon leurs sembleraient et c'est ainsi qu'il mit le cap sur le Centre des spectacles. 

    C'était un lieu agité, où la musique se mêlait aux rires des enfants et où les tirades des théâtres inspiraient les peintres. Bref, tout sauf un lieu qu'aimait fréquenter Isaiah. La place était mouvementée et il n'était pas évident de se mouvoir sans heurter quelqu'un. Le jeune homme entreprit d'ailleurs de sermonner une troupe de gamin dégénérés qui avaient manqué de le faire tomber, mais il s'éclipsa bien vite lorsqu'il aperçu le troupeau de mères toutes aussi atteintes qui les suivaient. Il se faufila entre deux cracheurs de feu, manquant de peu de finir roussi et atteignit enfin le cœur du Centre. Son regard se promena ça et là entre les artistes et les visiteurs. Il cherchait sa proie. Il en profita pour repérer quelques personnages qui pourraient lui être utiles, un maigrichon au dos vouté, un femme au visage plus qu'ingrat et un malabar qui s'acharnait à boutonner son costume qu'il avait enfilé à l'envers retinrent particulièrement son attention.

    Un nouveau tour de piste et le regard d'Isaiah s'arrêta sur un jeune homme à l'allure étrange. Il y avait un détail bizarre chez lui, comme s'il n'avait pas été monté correctement. Notre beau brun l'observa un moment sans comprendre pour quelles raisons il lui semblait si inhabituel et cet échec acheva de faire du visiteur sa cible.
     
    Se glissant dans une proche ruelle bien moins fréquentée, Isaiah en profita pour modifier les traits son visage. Rien d'exceptionnel. Il éclaircit légèrement ses cheveux, ajusta la couleur de ses yeux pour un bleu électrique et changea quelques-uns de ses traits pour paraître clairement différent. Pour plus de sureté, il retira sa veste et remonta les manches de son polo avant de se présenter au gros malabar toujours concentré sur ses boutons. Il l'approcha la mine légèrement chagrinée et se lança :

    « Euhm… Salut. Écoute, te fâches pas hein, mais le type la bas, avec la casquette t'a pris en grippe je crois. Depuis toute à l'heure il dit à qui veut l'entendre que tu es plus bête qu'un pot de chambre. Il est même pas capable de venir te le dire en face en plus… »

    Le temps que l'information monte au cerveau de Monsieur muscle et qu'elle soit traitée nécessita une bonne dizaine de minutes. Mais quand enfin ses deux neurones se connectèrent, il se leva d'un bond et attrapa Isaiah par le col, son regard dénué d'intelligence remplit de colère se posant sur lui, il lança :

    « Pablo n'est pas bête ! Je suis pas bête !! Qui dit que je suis bête ?! Je vais le taper ! »

    Isaiah secoué par le grand débile, indiqua le jeune homme dénoncé précédemment. La montagne de muscles le lâcha aussitôt et courut vers celui à qu'il il envisageait d'écraser la tête entre ses deux mains. Il faut dire qu'avec au moins deux mètres à son compteur et des bras comme ses cuisses, le chétif vermisseau à la casquette n'avait aucun espoir. Il fut soulevé du sol par ledit Pablo qui le maintenait par le col et le secoua avec ardeur tout en vociférant :

    « Pourquoi tu dis que je suis bête ! Je suis pas bête ! C'est toi qui est bête et je vais te taper ! »

    Isaiah admira le vocabulaire varié du malabar et profita que toute l'attention vienne de se tourner vers eux pour reprendre discrètement sa véritable apparence. Il enfila rapidement sa veste qu'il referma avec soin et put tout à son aise admirer le nouveau numéro du Centre des spectacle, numéro dont il était le chef d'orchestre ~
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Kim Bo Ram
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MessageSujet: Re: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Sam 7 Juil - 10:43

LA POISSE ! Encore une fois, le soleil n’avait pas eu envie de me laisser tranquille. Allez savoir pourquoi. Grumpf… Il me privait une nouvelle fois d’une belle grasse matinée… Comment ça il était midi ? Et alors ? J’avais rien à faire de mes journées alors le lit était devenu mon meilleur ami ! Je grognais, maugréais, râlais contre la lumière du jour qui avait osé pénétrer ma chambre et trainant mes petits pieds vers la salle de bain j’allais me laver. Comme d’habitude, ma bonne humeur revint très vite. Je m’habillais : débardeur, gilet, short et boots furent encore une fois ma belle petite panoplie. Ajoutez la fameuse veste en cuir à laquelle j’avais retourné les manches. J’avais attaché mes cheveux en chignon pour une fois. Laissant ainsi quelques mèches tomber sur mon front et mes tempes. Je pris vite fait mon petit déjeuner, et puis une fois la casquette bien vissée sur la tête, je sortis de chez moi.

Où irais-je aujourd’hui ? Hum… Je n’en avais aucune idée. Mais partout à cette heure-ci, il y avait du monde. Dieu sait combien je déteste quand il y a du monde. Raaaaah !! Un troupeau de gamins enragés faillit me faire tomber. Je leur hurlais dessus et continua ma route. Pour la première fois de ma vie, je haissais mes pieds. Nan mais c’est vrai quoi ! M’emmener au centre des spectacles, ils voulaient vraiment que je sois de mauvaise humeur !! Mon carnet et mon crayon rangé dans la poche intérieure de ma veste, je me préparais à les sortir au moindre affront. Un pied à peine posé sur les pavés du dit centre et je sentais déjà la sale humeur me monter au nez.

Les mêmes gamins me bousculèrent. J’allais pester, mais les mamans n’étant pas loin, je préférais grogner bien fort dans ma tête. Aiiish !!! Un jour j’en choperais un et lui passerais une pierre ponce sur la tête ! Et puis un spectacle particulier attira mon attention. Ou plutôt, je n’eus pas le choix que d’attendre qu’un des spectacles se finisse, là, devant moi, pour atteindre la sortie de cet endroit affreusement dense et détestable. J’avais repéré les malabars dont une armoire à glace qui avait mis son costume à l’envers. Tseuh ! Quel crétin celui-là… Mais je détestais tout le monde à ce moment précis. Tout ce monde, là, formait l’unique barrage vers la prochaine ruelle d’en face.

Le spectacle n’était même pas terminé quand je sentis mes pieds soudainement quitter le sol, et une grosse poigne me tenir par le col et me secouer dans tous les sens en parlant comme un demeuré. Oh f*ck ! L’armoire à glace qui s’est mal fringuée. Malheureusement pour lui, j’étais de mauvaise humeur. Et me secouer comme ça en me hurlant dans les tympans qu’il n’était pas un crétin et que c’était moi le crétin, ça passa très mal. Surtout « le ». NAN MAIS J’SUIS PAS UN MEC ?! En plus faire de moi la nouvelle attraction, il voulait vraiment mourir sur place ! Mais il restait un tas de muscle sans cervelle.

Une ombre passa sur mon visage. Et puis un sourire large et sarcastique s’y était dessiné et lui jetant en même temps un regard mauvais :

« Si tu tiens à tes dents tu ferais mieux de me lâcher, gros tas ! »

Le type s’énerva, comme je l’avais pressentis, encore plus et me secoua encore :

« Pablo n’est pas un gros tas ! C’est toi le gros tas ! Et je vais te taper ! »

Ah ? Il allait me taper ? Mais qu’attendais-t-il alors ? Et dire à un maigrichon – euh à une maigrichonne comme moi que j’étais un gros tas, c’était chercher à rejoindre très vite les pavés.

« Hé… Tu commences vraiment à me les casser… » Très vite mes mains empoignèrent les poignets de mon assaillant et dans un mouvement agile et très rapide et très fort, je lui collais mon talon dans la tronche. Ce fut tellement fort, que je sentis le cartilage de son nez se briser sous mon talon. Surpris il me lâcha, collant ses mains sur son visage en hurlant des « AAAAAH !! AAAAAH !! JE SAIGNE !! AAAAAH !! » Moi, le cul par terre, je me relevais et après m’avoir épousseté, je lâchais un « tseuh ! » et pris direct la direction de la dite ruelle. Mais comme il y avait un gros barrage d’yeux qui me fixaient, je pétais alors mon câble.

« Quoi ? Qu’est-ce que vous regardez tous ? Vous n’avez jamais vu un david foutre K.O un Goliath ou quoi ? » Ils reculèrent tous en faisant la grimace. J’avançais alors d’un pas menaçante « YAH ! OUAIS ! J’SUIS DESAGREABLE ET VULGAIRE ! MAIS SI VOUS N’VOULEZ PAS Y PASSER, FEREZ MIEUX D’VOUS CASSER ! » Et je pus ENFIN rejoindre cette ruelle… Sauf que je m’arrêtais un moment. Une paire d’yeux me fixait depuis le début. Je le remarquais d’ailleurs ce mec aux cheveux bruns et au regard sournois. Pourquoi j’avais le sentiment que c’était lui qu’avait foutu la pagaille ??? J’haussais les épaules et replongeant mes mains dans mes poches, énervée comme personne, je pris vite la direction de la ruelle tranquille… Sauf que je me sentis suivie…

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Isaiah Sullivan
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MessageSujet: Re: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Sam 7 Juil - 15:36

    Isaiah était surpris, très surpris. Il faut dire que ce n'est pas tous les jours que l'on voit un caniche nain écraser un rottweiler, quand bien même celui-ci aurait oublié cette chose que l'on appelle cerveau. Le surprenant Pablo avait attrapé le jeune homme qu'il avait en ligne de mire comme s'il s'agissait d'un vulgaire bout de tissu pas plus lourd qu'une plume. Il l'avait secoué, il avait grogné et il s'était fait satéliser. C'état beau, très beau. Si Tamashi n'avait pas été si retardé d'un point de vue technologique, nul doute que la scène aurait été filmée et serait passée à la postérité. Celui qui semblait à première vue être la victime avait lancé quelques menaces à son agresseur, mais l'échange de paroles avec Monsieur muscle semblait fort peu utile compte tenu de son niveau d'intelligence. Il se contentait de répéter ce qu'on venait de lui dire, ajoutant à chaque fin de phrase qu'il allait taper. C'était hilarant. D'ailleurs, Isaiah remarque plusieurs passant tentant de dissimuler un sourire devant cette petite scène au combien atypique. 

    Ce fut enfin l'acte final. Le jeune homme se cambra avec adresse et écrasa son pied sur le nez du molosse qui le lâcha sous l'impact. Portant ses deux mains à son visage, le pauvre Pablo hurlait de douleur et ses petits yeux furent rapidement remplis de larme. Il s'enfuit lâchement, honteux et triste, certain qu'on se moquerait de lui pendant des semaines. Isaiah quitta le victorieux jeune homme des yeux pour suivre avec délice le départ de Pablo. Finalement, tout ne s'était pas prévu comme il le pensait, mais ce n'était pas plus mal. Le blondinet, visiblement furieux, menaça la foule qui s'effaça pour lui laisser le champ libre. Il était costaud, mais qu'est-ce qu'il était bruyant ! Aucune classe. Un rustre dans toute sa splendeur. Isaiah haussa un sourcil en le voyant s'éloigner, se demandant qui pouvait supporter un tel caractère. Il serait bien retourné à ses petites activités de manipulateur, mais un singulier détail l'interpela. Les deux comparses du malabar avaient disparus. 

    Il fronça les sourcils et se rapprocha de là où ils se tenaient un peu plus tôt. Tout avait été laissé en plan, comme après un départ précipité. Il n'eut pas longtemps à réfléchir pour comprendre que deux possibilités s'offraient à eux. Soit ils avaient couru rejoindre Pablo pour le réconforter, soit ils avaient dans l'optique de le venger. Le second choix correspondant bien plus aux personnages, Isaiah songea que le caniche nain allait devoir jouer un second round contre un pitbull et un doberman. Ceux-ci certainement bien plus intelligents que leur ami, ils l'attraperaient sans aucun doute en traitre pour lui faire passer le plus mauvais quart d'heure de sa vie. Un sourire se dessina sur le visage d'Isaiah qui s'engouffra à son tour dans la petite ruelle en prenant toutes les précautions nécessaire pour ne pas rejoindre le jeune homme. Il allait jouer les héros.

    Evidemment, le beau brun avait vu juste. Et une chance pour les deux acolytes, la ruelle tirait tout droit jusqu'à un embranchement étroit que l'on atteignait pas avant dix bonnes minutes de marche. C'est là que c'étaient réfugiés l'homme au dos vouté et la femme au visage ingrat décrits précédement. Ils attendaient leur proie dans le silence le plus absolue et l'obscurité la plus totale. Enfin, des bruits de pas se firent entendre. Les muscles des deux viles individus de crispèrent et lorsqu'ils virent apparaître le jeune homme qui avait humilié leur ami, l'assaut fut donné.

    La femme attaqua la première. Elle sauta sur le garçon et son corps s'étira à la vitesse de l'éclair, enserrant sa victime dans une violente étreinte. Possédant la capacité d'étirer son corps comme un élastique, la prison de chaire qu'elle venait de constituer représentait déjà un obstacle difficilement surmontable. Son accolyte sortit alors de sa cachette et se présenta face au jeune homme, un sourire atroce éclairant son sale visage. Il se glissa jusqu'à leur victime et approcha sa bouche à l'haleine indélicate du visage garçon.

    « Tu fais moins le malin là hum ? Tu vas faire comment sans tes petits bras et tes petites jambes pour te défendre ? T'aurais t'être dû lire l'écriteau de notre stand mon gars : Pablo l'homme fort, Amelia femme serpent et Tyson la lame humaine. »

    Il termina sa phrase en appliquant sa main sur la joue du supplicier, main qui se transforma lentement en une lame tranchante. Le regard brûlant, le sourire de Tyson s'étira un peu plus lorsqu'il appliqua la lame sur la joue de leur prisonnier et l'entailla sans ménagement. La vicieuse Amélia allongea alors son cou et vint se délecter du sang frais qui coulait sur cette peau de prince tout en resserrant son étreinte. Elle remonta finalement jusqu'à son oreille pour lui murmurer : 

    « Tu as peur ? Dis le petit, n'ai pas honte. Ce seront tes dernières paroles alors lâche toi ~ »

    Son acolyte se prépara à frapper. Il l'aurait fait si une planche de bois n'était pas venue voler en éclat sur son crâne. L'homme vacilla dangereusement avant de s'écraser mollement sur le sol, inconscient. Amélia hurla se rage et leva son regard embrasé de haine sur le trouble fait.

    « Je dérange ? »

    À l'autre bout de la planche se tenait Isaiah. Le sourire aux lèvres, il contemplait, surpris, l'état de son arme qu'il pensait au moins pouvoir garder pour un second round. Ce contre temps allait tourner à sa défaveur la plus totale, alors autant le dire, ça sentait le roussi. La femme serpent, enragée, s'allongea à la vitesse d'un cobra et oubliant sa première cible, elle sauta sur Isaiah qui se retrouva immobilisé sans avoir le temps de réagir. Le corps compressé par l'étreinte de la femme serpent, le visage d'Isaiah se fit plus pâle que la mort. Le stress faisait battre son coeur à toute allure, mais il ne réussissait plus à inspirer suffisamment d'air pour alimenter son corps, sa cage torasique étant complètement broyée sous la constriction violente d'Amelia. La tête commença à lui tourner quand son regard se posa sur celui qu'il venait d'aider. Ou plutôt celle. Dans la bataille, le jeune homme avait perdu sa casquette, dévoilant chignon de princesse à la couleur dorée. Isaiah leva les yeux au ciel, comprenant enfin la sensation étrange ressentie un peu plus tôt. C'était une gonzesse bordel ! À bout de souffle, il lâcha entre ses dents un amer :

    « Et merde… »
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Kim Bo Ram
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MessageSujet: Re: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Sam 7 Juil - 17:43

Suivie… Oui… Par celui qui me fixais tout à l’heure… Mais devant moi… Je sentais aussi un truc pas bien net… Pourquoi avais-je pris cette ruelle n’empêche ? En plus il pouvait m’y arriver n’importe quoi… Et même mon chignon commençais à me déranger… Non vraiment, je sentais qu’il y avait un truc louche. Et mon cœur battant la chamade, je me demandais bien ce qui allait m’arriver. C’était stressant. En plus j’entendais les pas du garçon derrière moi. Et quelque chose de vraiment sournois et dangereux me parvenait devant moi… Puis cela passa derrière moi… En plus du garçon.

Deux minutes plus tard, je fus prise par surprise, par une femme et un homme vraiment pas net, louche, à l’haleine de chiotte, sadique, et en plus violent. La femme était tellement élastique que s’en était vraiment dégoutant, et l’homme puait juste la benne à ordure. Ok ici ce n’était pas le plus cool niveau technologie, mais niveau hygiène il pouvait quand même faire un effort ! Je fis la grimace. A la fois pour l’odeur que pour sentir ce corps féminin et élastique m’enserrer avec force. Je peinais à respirer maintenant sous cette étreinte. Mais merde ! C’était qui ces gens ! Et puis le mec sournois qui me suivait y’a dix minutes il est passé où ? Il s’est caché pour laisser ses potes s’amuser c’est ça !

Ah non… Le type devant moi qui sentait plus l’odeur de camembert moisi qu’autre chose, s’était approché, l’air vraiment prêt à m’assassiner. Mauvais plan mon gars. Surtout quand je suis de sale humeur. Et puis s’il croyait m’impressionner !

« Tu fais moins le malin là hum ? Tu vas faire comment sans tes petits bras et tes petites jambes pour te défendre ? T'aurais t'être dû lire l'écriteau de notre stand mon gars : Pablo l'homme fort, Amelia femme serpent et Tyson la lame humaine. »

Ah ouais… Non j’avais pas lu, parce qu’ils étaient vraiment pas intéressant. Par contre… J’avoue que je suis pas du tout dans la merde. Et l’autre qui me prenait pour un mec. Merde ! ils sont tous aveugle ou quoi ? Je lui jetais un regard plus que détestable, soulignant à la fois mon dégoût et le fait qu’il ne valait même pas la peine que je m’intéresse à lui et son amie.

*Tsch ! Vas-y ! Fais-moi peuuur ! J’en tremble déjà ! Et j’ai bien fait de pas lire le panneau ta tête n’en vaut tellement pas la peine. Et puis achète toi des freedent parce que ton haleine de rat écrasé sous un meuble ne dois pas t’aider à trouver de la compagnie… A part une femme qui pue, t’as personne d’autre je parie ! * pensé-je très fort.

Et voilà qu’il me taillada la joue… Et l’autre avec sa langue là… Berk ! Elle allait me faire vomir ! En plus d’avoir mal aux côtes… géniaaaal…

« Tu as peur ? Dis le petit, n'ai pas honte. Ce seront tes dernières paroles alors lâche toi ~ »


Peur ? Elle me prenait pour qui la guenon perverse là ? Et puis je suis petite mais je l’envoie paître parmi les moutons d’Australie ! Je ne suis pas un garçon ! Elle est bigleuse ou quoi ?! Et puis non je ne lui ferai pas du tout le plaisir de dire que j’ai peur, vu que je n’ai même pas peur…. Ouais… L’autre pouvait toujours essayer de me planter son doigt dans le ventre, j’étais plus coriace que ça ! Mais bon j’avoue que j’aurais bien été dans la m*de quand même si l’autre sournois qui m’avait suivie quelque temps auparavant, n’était pas intervenu avec… Une planche en bois ?

J’haussais un sourcil. Il croyait vraiment butter deux types avec une planche en bois moisi et vieux depuis 10 ans ? Lui aussi aurait besoin de lunettes…. Mais grâce à lui je pu retrouver toutes mes capacités respiratoires. La femme serpent m’avait lâchée pour attaquer mon sauveur. Je me retrouvais d’un coup par terre. Ma casquette tomba. Je repris mon souffle. Mais le temps que je me lève, la femme avait déjà pris sous son emprise le garçon. La poisse ! Je jetais un œil à l’autre qui avait tenté de m’assassiner, mais apparemment il était vraiment super bien K.O. Mon chignon me faisait mal à la tête. La poisse ! Je détachais mes cheveux, libérant ainsi ma chevelure dans le vent.

Par contre je ne perdis pas de temps. Le garçon étouffait. Je n’allais pas le laisser crever. Alors très vite je pris mon carnet, arracha trois pages de papier blanc et en deux temps trois mouvement j’en avais fait un flingue. Celui-ci devint réel, dur comme de l’acier. Inutile de le charger. La dissuasion était beaucoup plus drôle. Je me mis juste à côté de la femme serpent, dont les bras et les jambes étaient occupés avec le corps du garçon. Je collais le flingue sur sa tempe et retira la sécurité juste à côté de son oreille. La dame sursauta et tourna l’œil vers moi. Elle avait pâlit. Un sourire mauvais se dessina sur mon visage.

« Lâche-le, si tu tiens à ta cervelle~. Et puis tu vas te casser bien gentiment~ en emportant ton copain, sinon c’est ta cervelle et la sienne qui vont sauter~»

La femme déglutit. C’est fou comme le flingue peut parfois être efficace. Elle lâcha le garçon, prit son acolyte sur ses épaules et fila très vite. J’attendis un moment, et puis je dépliais mes feuilles faisant disparaître le flingue que j’avais en main, et rangeant ces dernières dans l’intérieur de ma veste. Je récupérais ma casquette, et me la revissa sur la tête. Je constatais que le garçon me regardait bizarrement. Je m’approchais de lui et lui demanda :

« Ça va ?... Atouteki serait surpris de voir combien t’es pâle… »

En même temps… Il venait de se faire étrangler… Mais que voulez-vous ? J’n’allais pas lui demander pourquoi il me regardait bizarrement non plus !



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Isaiah Sullivan
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MessageSujet: Re: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Dim 8 Juil - 9:36

    Peut-être vous demandez vous pourquoi Isaiah, ce garçon débordant de mauvaises intentions, s'était mis en tête de sauver le jeune homme qu'il avait fait malmené un peu plus tôt par un malabar sans cervelle. Ne vous y trompez pas, il n'y a aucune grandeur d'âme là dessous, et encore moins l'envie de se montrer gentil. En fait deux choses l'avaient poussé à agir. La première c'est qu'il n'amait pas qu'on s'attaque à ses cibles sans son accord, c'était très présomptueux et purement égoïste, mais que voulez vous. Quand on est mauvais, on l'est jusqu'au bout ou ça ne sert à rien. La seconde était bien plus subtile. Il comptait se faire un allié du blondinet, histoire d'avoir un atout dans sa manche si il venait à avoir besoin d'un bon combattant. Non pas qu'il ne sache pas se battre, loin de là, mais tant qu'il pouvait éviter de se salir les mains, il le faisait. Et envoyer au casse-pipe un minimoys samouraï ne le dérangeait pas le moins du monde !

    Voilà donc comment il s'était engouffré dans cette ruelle à la suite du jeune homme et comment il s'était retrouvé en très mauvaise posture suite à un mauvais calcul quand à la solidité d'une planche de bois. Il avait ramassé celle-ci au cours de son avancée, songeant qu'elle pourrait être utile si ça tournait vraiment mal. Son pouvoir ne lui étant d'aucune utilité dans un combat physique, il devait se débrouiller avec ce qu'il trouvait pour compenser. D'où son léger retard. 

    Lorsqu'il arriva sur les lieux de l'altercation, celle-ci avait déjà bien commencé. En fait le jeune homme était en fâcheuse posture, compressé par la moche et menacé par l'autre moche. Beaucoup de moche dans cette histoire, non ? Isaiah ne pouvait pas intervenir maintenant, s'il s'avançait, la femme serpent pourrait l'apercevoir et il risquait de se retrouver découper en rondelle par son acolyte. Heureusement, les deux agresseurs, bien trop sûr d'eux, se concentrèrent un peu trop sur leur victime et le grand sauveur et sa planche de bois vermoulue purent s'approcher. 

    Isaiah abaissa son arme de fortune avec toute la force dont il était capable et elle explosa sur le crâne du dénommé Tyson. L'homme s'afala sur le sol sans comprendre ce qui venait de lui arriver. Isaiah songea que même le bois de Tamashi était d'une piètre qualité et ce fut sans surprise qu'il vit la harpie élastique de précipiter vers lui. Avec un bout de bois d'une dizaine de centimètres en main, il n'avait aucune chance et se retrouva rapidement compressé sans plus pouvoir respirer. C'était maintenant au blondinet de faire ses preuves. Mais un détail encrassa l'engrenage mis en place par Isaiah. Blondinet était blondinette. À demi dans le brouillard, il la vit rapidement sortir un bout de papier d'un carnet qu'elle transforma e flingue par un tour de force. Pratique. L'étreinte cessa de se resserrer autour d'Isaiah et celui-ci fut rapidement libéré tandis que la folle s'enfuyait avec son compagnon d'arme.

    Le beau brun tomba assis sur le sol et inspira goulument toute l'air qu'il pouvait. Il retrouva peu à peu ses esprits et passa sa main sur son visage bien plus pâle qu'à l'ordinaire. Il avait mal partout. Il entendit une voix lui demander si ça allait et lui faire une remarque à propos d'Atoukeki, mais il lui fallut bien cinq minutes avant de pouvoir répondre :

    « Atouteki je l'emmerde. »

    C'est beau non ? Il faut dire qu'Isaiah était vexé. Tout son plan tombait à l'eau. Autant envoyer un mec se frotter à des durs à cuir ça ne posait pas de problème, autant une fille c'était juste impossible. Pas parce qu'elles sont plus fragiles ou qu'il ne voulait pas les blesser, mais parce que toutes les femmes sont beaucoup, mais alors beaucoup trop curieuse pour qu'il puisse compter sur elles. En plus, vu les manières de celle-là, une alliance aurait forcément tourné au vinaigre. Isaiah, à peu près remis de ses émotions se leva. Il se tourna vers la demoiselle et lui lança :

    « Bon, on est quitte, mais que ce soit clair, je n'avais aucune intention de te sauver. »

    Ce qui était plus ou moins vrai suivant l'importance qu'on accordait au mot « sauver ». Et puis, il fallait être efficace dans ces moments là, parce qu'une fille ça s'emballe vite. On la sauve, elle vous prend pour le prince charmant et elle ne vous lâche plus ! Ors, l'entretient d'une petite amie n'était absolument pas prévu dans l'emploi du temps d'Isaiah et il préféra couper court à toutes les idées, aussi infimes soient-elles, qui pourraient passer dans la caboche de la blonde. Le jeune homme s'épousseta sans un autre regard pour celle qui l'avait aidé. Il allait se remettre en route lorsqu'une douleur fulgurante lui traversa se torse qui lui coupa net la respiration. Il grimaça de douleur et reprenant son souffle, fit comme si de rien était. Il tourna les talons et entreprit de rebrousser chemin, la poitrine en feu.

    Finalement, il devrait être rentré pour le dîner… 

H.R.P:
 
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Kim Bo Ram
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MessageSujet: Re: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Dim 8 Juil - 11:03

« Atouteki je l'emmerde. »

Au moins avec ça… C’était clair, monsieur n’avait aucun complexe à insulter le dieu de Tamashi. On allait loin. Sachant qu’il n’avait retenu que ça de ma demande. Alors que je lui avais demandé s’il allait bien. Oh ! Parfait ! Vas-y ! Occupe-toi seul de tes soucis ! Je fronçais les sourcils. Détestable, désagréable impression de se trouver face à un mec plutôt sexy et classe qui n’a rien de classe en réalité sauf l’apparence. Décevant. Juste décevant. Je n’osais même plus pensé qu’il était mon genre quoi. C’est vous dire ! Et la suite de son blabla ne m’aida pas du tout à changer de point de vue.

« Bon, on est quitte, mais que ce soit clair, je n'avais aucune intention de te sauver. »

Là, je vous jure que j’eu l’unique impression de me prendre un iceberg dans la figure. Il ne m’avait pas sauvée. Parfait ! Tant mieux ! Mais dans ce cas il aurait mieux fait de me laisser crever alors ! Pourquoi avoir assommé mon assaillant hein ? Juste pour tester la rigidité de sa planche en bois de m*rde ? Lui, il lui manquait des cases. Parce que déjà que de base je n’étais pas du tout de bonne humeur, là, elle fut encore pire. Une ombre passa vite sur mon visage. Je me redressais et lui lança un regard des plus froid et des plus glacial. Température équivalant celle du blisar sibérien si vous voyez ce que je veux dire.

« Oh ! Très bien ! Dans ce cas j’me demande alors pourquoi t’as assommé le type qu’allait me tuer ? J’ai envie de dire t’es juste débile d’avoir fait ça ! Si tu tenais tant à ce que je crève, t’avais qu’à juste regarder ! »

Vexant, détestable, irritant, je ne trouvais que des mots négatifs pour parler de ce type. Nan mais c’est vrai ? S’il n’en avait pas eu l’intention, il n’aurait même pas agi. C’est juste un débile qui pense pas du tout. Par contre j’avais bien compris qu’il était responsable de toute cette galère qui m’était tombé sur la tête. S’il croyait que j’allais le laisser partir comme ça, il se fourrait le doigt dans l’œil.

« Au fait… » Je lui pris le poignet, le tirant vers moi et dans le même temps, lui colla un bon coup dans les côtes. Oui je venais de frapper là où il avait déjà mal. Mais j’m’en moquais. C’était bien fait pour lui. « Ca c’est mon cadeau de remerciement pour m’avoir foutu dans cette m*rde. Je ne m’excuserai même pas d’avoir frapper là où t’as mal. Disons que c’est bien fait pour toi. On ne m’utilise pas comme ça. D’ailleurs j’suis pas ton jouet, ni une pauv’ cruche qui croit au prince charmant. Et recommence ne serait-ce qu’une fois de me mettre dans un pétrin pareil et je te fais bouffer une poutre. » Je le lâchais comme je lâcherais une vieille chaussette et je pris la direction de mon chez moi.

Non je n’allais pas l’aider. Il m’avait juste donné un goût amer dans la bouche que je n’avais pas ressenti depuis des lustres. A Tamashi, j’avais appris à me défendre de ce qui auparavant m’avait désespérée. J’avais hâte de rentrer. Tellement hâte. Surtout que j’allais sans doute retrouver mamie sur le banc entre sa maison et la mienne à m’attendre pour me donner mes courses. Et moi j’étais en retard. Tout ça à cause d’un pauv’ mec qui m’avait pris pour ce que je n’étais pas. Et ma joue me faisais mal. Il me le paiera ça aussi.

Comme prévu, quand j’arrivais devant chez moi, je vis mamie assise sur le banc. Tout de suite ma mauvaise humeur s’envola. On ne la fait pas à la grand-mère. Elle, direct, avait vu que j’étais une fille. Et puis, inutile de lui cacher l’évènement, je lui racontais tout. Et j’en vins même à parler du garçon qui m’avait mise dans cette galère.

« Tu t’rends compte Mamie ? Ce type me fou dans la poisse totale, et tout ce qu’il trouve à m’dire c’est « ce n’était pas mon intention de te sauver ». Franchement, aucune classe ! Même pas une seule conscience morale ! J’serais morte qu’il s’en fouterait pas mal ! Limite s’il n’en rirait pas tiens ! »

Mamie sourit. « Tu sais, il y en a des gens comme ça… Mais comment était ce garçon… ? »
J’avais l’impression que mamie avait une idée précise derrière la tête. Je pariais qu’elle le connaissait. Et puis je vis… quelqu’un arriver au loin. Je le reconnu direct.

« C’est lui ! » Dis-je à Mamie en le lui désignant d’un mouvement de tête, l’expression vraiment peu réjouie de le revoir d’ailleurs… Mais je fus surprise de voir l’air de la grand-mère, qui poussa un soupire las et me dire « Encore lui… Il ne changera donc jamais… » Hein ? Quoi ? Comment ? Elle le connaissait ?


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Isaiah Sullivan
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MessageSujet: Re: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Mar 10 Juil - 11:41

    On s'en serait douté, Isaiah n'est pas quelqu'un de tout à fait poli. En réalité il est même complètement irrespectueux. Il n'aime personne et l'assume avec un certain cynisme. C'est une façon pour lui de supporter son propre caractère, une espèce de second degrés qui plane constamment autour de lui, prêt à piquer avec hardiesse tous ses opposants. Les hommes, le monde, les animaux, rien ne réussit à trouver grâce à ses yeux. Pour lui, chaque brun d'herbe méritait d'être piétiné, chaque rivière d'être souillée et chaque être vivant torturé. Une vie bien triste pour un garçon de vingt-six ans. Son arrivée à Tamashi no Higan n'avait rien changé de ses habitudes, bien au contraire. Face à tant d'étrangetés et d'éléments inexplicables, tout l'être du jeune homme s'était un peu plus corrodé. Il ne comprenait pas et pour le cartésien qu'il était c'était intolérable. Il avait décidé de mettre le monde à sac, ou du moins d'y créer le plus grand nombre de problèmes, du plus infime au plus terrible, sans aucune limite. Hélas, pour un petit être comme lui, la tâche était presque impossible. Il lui fallait des alliés de poids, chose qu'il n'avait pas encore trouvé et que son goût de la solitude rechignait à mettre en place.

    Cependant, il existait une personne dans ce bas monde, à qui il refusait d'attirer des ennuis. Une seule personne qui avait bravé sa carapace de haine et réussi à atteindre le coeur du jeune homme, et il voulait la garder pour lui tout seul…

    Mais avant cela, revenons à la petite scène qui se déroule entre un sauveur et une sauveuse. Le premier fit preuve, comme à son accoutumé, d'une impolitesse rare, cherchant à éloigner ce petit bout de femme de lui. Ils étaient quittes, tout était réglé… Ou presque. Isaiah avait été négligeant. C'était assez rare chez lui, mais disons qu'après avoir manqué de finir étouffé par une femme élastique, il est possible de lui accorder quelques circonstances atténuantes. S'il avait été en possession de tous ces moyens, nul doute qu'il aurait prit la demoiselle avec des pincettes, car en plus d'avoir la silhouette d'un homme, elle en avait le caractère. Et quel caractère ! Le serpent allait tranquillement repartir lorsqu'on lui fit faire volt face. Il n'eut pas le temps de réagir qu'un coup l'atteignit en plein dans les côtes, lui coupant la respiration nette. La demoiselle n'avait pas apprécié sa remarque et elle ne s'était pas gênée pour lui faire savoir. Elle avait plus ou moins compris l'affaire, et jouer les distractions d'Isaiah ne lui avait absolument pas plu. On se demande bien pourquoi. 

    Elle le lâcha, et le jeune homme s'affala contre le mur le plus proche, les bras croisés sur son torse douloureux. Ok ! Il s'était fait avoir à son propre jeu. Ce n'était pas la première fois que ça arrivait, et il ne s'en sortait pas si mal finalement. Merde ! Si seulement il avait compris plus tôt que c'était une fille, il ne se serait pas lancé dans une telle entreprise ! C'était si évident, maintenant qu'il y repensait. Avec un peu plus d'attention à sa physionomie il l'aurait immédiatement deviné. À force de transformation, il connaissait l'anatomie humaine sur le bout des doigts et ce n'aurait pas dû être un pauvre couvre-chef qui aurait dû le tromper. 

    Il soupira, reprenant peu à peu sa contenance. L'autre folle était partie, ce n'était pas plus mal, il allait pouvoir rentrer tranquillement. Après s'être lentement remis sur pied, il se mit en route, les mains dans les poches, espérant que sa logeuse n'était pas encore rentrée du marché. Il emprunta un chemin beaucoup moins fréquenté, l'esprit ailleurs, songeant tantôt à un bon dessert, tantôt à ce qu'il allait faire de sa soirée. Débouchant enfin sur sa rue, il releva la tête et, avant que son regard n'atteigne sa porte d'entrée, il s'arrêta soudainement sur un banc où discutait deux personnes de sa connaissance. Son coeur se serra lorsqu'il aperçu la folle furieuse aux côtés de mamie, de SA mamie. Non mais qu'est-ce qu'elle foutait là cette harpie ! Elle cherchait les ennuis ? Le garçon vit rouge car la seule personne qu'il ne fallait pas toucher, celle qu'il ne voulait pas partager, c'était sa logeuse.

    Il s'avança vers le banc, tâchant de rester calme. Il se serait saisit de la plus jeune si le regard que lui adressa la grand-mère ne l'avait pas stoppé sur sa lancée. Un regard apaisé, signe que tout allait bien. Le garçon refusa tout de même de perdre sa contenance et lança à la jeune fille :

    « Qu'est-ce que tu fais là ?

    - C'est notre voisine Isaiah, répondit calmement la vieille femme avec un léger sourire.

    - Voisrmgl… » s'étrangla le garçon qui n'en revenait pas.

    Son regard se promena autour du banc, il analysait chaque détail en essayant de comprendre ce qui se passait exactement. Les sacs lui indiquèrent que sa logeuse rentrait tout juste du marché et le fait que la blonde folle furieuse en possède également ne pouvait signifier qu'une chose. Les deux femmes se connaissaient, et ce depuis un bon moment. Pire, la vieille femme lui avait fait ses course ! On atteignait des sommets ! Isaiah passa une main nerveuse sur son visage et inspira profondément. Lui qui pensait ne plus jamais avoir à faire à cette malade mentale, il s'était clairement foutu le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ! Il préféra ne plus dire un mot. La grand-mère lui indiqua qu'il pouvait s'asseoir, mais il secoua la tête et resta debout à jouer les poireaux. Il se pencha sur un sac, duquel il sortit une pomme qu'il croqua à pleines dents. Puis, le regard fuyant, il finit par lancer à l'adresse de la jeune fille :

    « Je m'excuse de t'avoir attiré des ennuis ! »

    La phrase était dite de manière plutôt rude, mais au moins c'était fait. Avec l'équivalent de Bruce Lee qui vivait juste à côté de chez lui, il valait mieux jouer la prudence et ne pas risquer de se prendre à coup dans les côtes à chaque fois qu'ils se rencontraient. Cela fit d'avantage sourire la Mamie, qui connaissait son locataire comme si elle l'avait fait. Celui-ci préféra fixer son regard sombre sur un arbre tout à fait banal, tout en croquant une seconde fois dans sa pomme. Il avait fait le premier pas, restait à savoir si cela plaiderait en sa faveur…
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Kim Bo Ram
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MessageSujet: Re: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Jeu 26 Juil - 12:51

« Qu’est ce que tu fais là ? »

La seule question qui tue et à laquelle on a très envie de répondre un « Ben… Je suis là. » Surtout quand celui qui pose la question est un grand dadais brun pas aimable et pas du tout galant pour un sous, faisant un grand gâchis de sa beauté physique par l’usage et la possession d’un caractère tellement pourri et détestable qu’il ne peut pas exister pire que ça sur terre. Prenant un air plus que dédaigneux envers ce garçon qui m’avait juste mise dans un scénario digne des plus grands films d’action, je laissais ma petite voisine répondre à ma place.

« C’est notre voisine, Isaiah. »

Isaiah… En plus d’être super beau et d’être pile mon genre, ce mec avait un super prénom ? Nan mais le monde marchait à l’envers là ?! Je fis une moue boudeuse regardant ailleurs. En plus d’avoir posé une question qui avait présagé un éventuel coup de pied aux fesses pour me chasser, monsieur Iahiah n’avait jamais remarqué qu’il avait une voisine. Ah, pardon… C’est vrai que j’lui avais foutu un bon coup de poing dans les côtes, lui coupant presque la respiration, et en plus j’avais été son petit jouet…Rien que de penser à ça me mettais sur les nerfs. GRUMPF ! Comment Mamie pouvait-elle vivre avec une brute pareille ?! Sans cervelle en plus ! Et même pas galant !! Je lâchais un « Tsch », faisant une grimace de dédain profond quand je l’entendis s’étrangler.

« Voisrmgl… »

« Quoi ? T’as jamais remarqué ? Et ça t’étonnes tant ? » je le jaugeais de haut en bas avant de lacher un « Aiiiish… » Soulignant le cas désespéré de mon voisin.

Celui –ci s’était penché pour prendre une pomme. Il commença à la manger. Et là, il s’excusa… Froidement. Oh ! Pardon si ça te déchire la bouche de devoir dire un tel truc.

« Ouais genre t’es désolé… Fin bon… J’préfère te voir te déchirer la bouche en le disant plutôt qu’autre chose. » Oui j’étais encore énervée. Nan mais il se rendait compte que j’avais failli mourir ???? Je tournais la tête pour regarder ailleurs.

Attendez une minute, ce type est une brute sans compassion qui a l’air de s’inquiéter de Mamie… Je tournais mon regard vers Mamie… Il… vivait avec elle ?! Je clignais un peu des yeux avant de me redresser d’un coup, regardant mon agresseur.

« Yah… Mamie… Tu vis avec lui ?!!.... Je veux dire…. Il vit chez toi ????!!! Lui ????!!! Cette brute ???? Ce… Hum… » Je m’arrêtais direct en voyant le sourire serein de Mamie. Je fus sceptique…

« Ne t’inquiète pas Kim Bo Ram. Il est très gentil et très aimable avec moi. »

Comment cette brute pouvait-elle être gentille ?! J’en restais baba…. Comme on dit… Je plissais les yeux et jeta un regard vers Isaiah. Il était vraiment gentil ? Pourquoi j'en doutais fort... Tout d'un coup j'avais un peu peur pour Mamie. Nan mais on ne fait pas de mal à Mamie !

« J’parie que tu l’aides jamais à faire la cuisine, ni le ménage et tout le reste et qu’elle se fait souvent du soucis parce que tu rentres tard… » J’avais dit tout ça très vite, le pointant du doigt. Mais Mamie encore une fois cassa tout.

« Au contraire. Parfois il me fait la cuisine quand je suis fatiguée… » Par contre la suite appuyait mes propos « mais c’est vrai que parfois il oublie de me prévenir… Du coup il peut se passer 3 jours sans que je sache où il est. »

Tseuh ! M’étonne pas tiens ! Et là je captais très vite. Si j’avais jamais pensé qu’il vivait avec Mamie, c’était aussi parce que les jours où j’aidais Mamie, il n’était pas là chez elle… Eh ben ! Elle avait du courage la Mamie… Avoir un colocataire pareil… Ça ne devait vraiment pas être facile tous les jours. Mon estime pour elle se multiplia très très vite.

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Isaiah Sullivan
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MessageSujet: Re: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Mar 21 Aoû - 14:56

    Journée de merde. Mais vraiment ! Le genre de jour où sortir ne t'apporte que des emmerdes, des mauvaises nouvelles et si la chance n'est vraiment pas en ta faveur alors tu as même le droit à une super chieuse. Isaiah avait décroché le jackpot. Bon, il l'avait sans doute un peu cherché, mais quelle idée de se travestir en mec aussi. Forcément, il s'était fait avoir ! C'était chercher les ennuis ça… Même s'il était certainement le moins bien placé pour critiquer ce genre de comportement. Après tout, sur le plan du déguisement, il avait une bonne longueur d'avance sur tous les habitants de cette ville merdique.

    Il venait donc d'apprendre avec horreur que la blonde folle furieuse n'était autre que sa voisine et comble du malheur, qu'elle était amie avec sa logeuse. Impossible de retenir un étranglement de rage qui lui valu une réaction au combien détestable de la jeune fille, assaisonné de son agaçant « Aiiiiish ». Le jeune irlandais tâcha de passer outre, mais il lui aurait volontiers vidé un des sac de course sur la tête pour enterrer ce caractère insupportable sous un monticule de laitue. Avec un peu de chance une armée d'escargots transgéniques seraient passés par là et l'auraient emportée au passage pensant que c'était une grosse salade en déperdition. Il soupira sans se gêner et saisit une pomme au passage. Il comptait bien garder son calme et tourner ce qu'il pouvait de la scène en sa faveur. Il savait qu'il avait affaire à un rhinocéros et en fin stratège qu'il était, il préférait éviter ses coups de cornes. Il croqua dans sa pomme et s'excusa sans aucun entrain. Evidemment, la demoiselle trouva encore à redire et pour éviter de s'emporter dans des propos peu galants Isaiah croqua un énorme bout de son fruit. Il avait la bouche si pleine qu'il ne put rien articuler et se contenta d'une charmante grimace pour toute réponse. 

    « Yah… Mamie… Tu vis avec lui ?!!.... Je veux dire…. Il vit chez toi ????!!! Lui ????!!! Cette brute ???? Ce… Hum… »

    Isaiah avala sa pomme et observa du coin de l'oeil se logeuse, toujours souriante. Elle répondit calmement que son locataire était quelqu'un de gentil et d'aimable ce qui laissa la harpie blonde bouche bée. Le jeune homme sourit de toutes ses dents et lâcha à son propos :

    « Ça t'en bouche un coin, hum ? Kim Bo Ram ~ »

    Bon ! Maintenant il connaissait son prénom. Pas sûr qu'il s'amuse à l'utiliser, mais sait-on jamais, des fois qu'il ait besoin de l'appeler autrement que Bruce Lee ou Harpie. Mais c'était quoi d'ailleurs ce nom. Kim Bo Ram, ça sortait d'où ? Isaiah fronça les sourcils et toisa de long en large la demoiselle. Maintenant qu'il y faisait attention, ça sentait l'orient tout ça. Sans doute Corée ou Vietnam, quelque chose du genre. Son physique ne laissait aucun doute, seul son sale caractère tranchait avec l'idée que se faisait le garçon des pays « zen ». Elle avait dû trop bouffé de curry celle-là.

    Elle pointa soudainement son doigt sur Isaiah qui ne sourcilla pas. Visiblement, les paroles de Mamie ne l'avaient pas vraiment rassurées et elle s'emporta dans une multitude d'accusations machistes qui déplurent fortement au concerné. Il ouvrit la bouche pour répliquer, mais la vieille femme prit sa défense avec plus ou moins de succès :

    « Au contraire. Parfois il me fait la cuisine quand je suis fatiguée… Mais c’est vrai que parfois, il oublie de me prévenir… Du coup il peut se passer 3 jours sans que je sache où il est. »

    Isaiah fixa la jeune fille du regard et sa mine lui indiqua qu'elle n'avait retenue que la partie dégradante du témoignage de sa logeuse. 

    « Eh ! C'est quoi cette tête. Elle vient de dire que je faisais le ménage et la cuisine ! T'as rien écouté ou quoi ? Et puis en général je préviens quand je pars, alors tu ranges ce doigt et t'arrêtes de t'emballer sans preuve. »

    La position du jeune irlandais était délicate. Il voulait tout faire pour conserver sa stature d'homme et l'image du sale type que Bo Ram devait se faire de lui, sans pour autant que sa logeuse finisse par se faire une mauvaise idée de lui. Même pour un cerveau aussi tortueux et sournois que celui d'Isaiah, cela relevait de l'impossible. Il le comprit bien vite et ne perdit pas plus de temps à tergiverser, craignant que le vent finisse par lui être défavorable. D'un geste rapide il se saisit des sac de la grand-mère et se tourna vers elle, la mine renfrognée.

    « Bon Grand-mère, on rentre ? J'ai faim et c'est bientôt l'heure du repas. »

    Il n'attendit pas de réponse et se mit en route vers la petite bâtisse qui lui tenait lieu d'habitation. Il tendit tout de même l'oreille, histoire de s'assurer que la folle furieuse ne l'assomait pas encore sous les accusations déplacées. Ce qu'il entendit alors était bien pire et lui fit faire volte face.

    « L'inviter manger ?! Non mais… Mais non ! C'est pas parc…

    - Isaiah, s'il te plait.

    - Raaah ! F'chier. »

    Il tourna les talons et avança à grands pas jusqu'au perron tout en maugréant une innombrable quantité insanités. Il batailla à l'entrée entre les sacs et la poignée pour finalement ouvrir la porte d'un bon coup de pied. Il s'engouffra dans le petit hall, tourna à droite et déposa son chargement sur la table de la cuisine. il fouilla quelques secondes dans les courses pour en sortir triomphalement un petit sac en toile qu'il savait contenir des caramels. Il prit ensuite la direction de l'étage et s'enferma dans sa chambre sans autre forme de cérémonie. Il redescendrait pour le dîner, point final. Et qui sait… Avec un peu de chance, peut-être que Bo Ram refuserait l'invitation.
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Kim Bo Ram
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MessageSujet: Re: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Dim 16 Sep - 8:59

J’en restais toujours sur le popotin… Comment mon voisin pouvait être aimable et gentil ??? Je réfléchis... Avec difficulté puisque l’autre reptile me lança :

« Ça t'en bouche un coin, hum ? Kim Bo Ram ~ »

Je fis une moue et repris ma réflexion. En fait… Ca pouvait être normal. On ne pouvait qu’être gentil et aimable avec Mamie. Elle nous comprend plus vite que la moyenne et arrive à lire en nous comme dans un livre ouvert alors qu’on ne lui dit rien. C’est p’tete pour ça qu’il la respecte autant. Pis bon, elle lui permet d’avoir un toit… Ouais mais j’me demande ce que fous un reptile ou un rat dans son genre dans une maison aussi belle… Il f’rait mieux de vivre dans un trou…

Puis je cherhais à avoir plus de précisions. Ça ne m’étonna pas du tout qu’il ne la prévienne pas quand il sort hors de la maison pendant 3 jours. Les mecs dans son genre s’en fiche grave de ce genre de truc… Pfft… Bien évidemment que je n’avais retenu que ça ! J’m’en réjouis d’avance s’il sait faire le ménage ! Mais apparemment lui se sentit vexé que j’le regarde d’un air suspicieux.

« Eh ! C'est quoi cette tête. Elle vient de dire que je faisais le ménage et la cuisine ! T'as rien écouté ou quoi ? Et puis en général je préviens quand je pars, alors tu ranges ce doigt et t'arrêtes de t'emballer sans preuve. »

Nan mais comment il me parlait l’autre là ! Je me levais alors et fit face à lui… Du haut de mon 1m50… OK ! On ne rit pas ! J’suis plus petite que Iahiah – oh quel joli surnom. Faudra que je m’en rappelle tiens fufu- mais j’suis plus balèze que lui !


« En général seulement ? Tu devrais le faire tout le temps ! Et puis j’suis pas sourde, et je retiens ce que je veux, et je fais ce que je veux avec mon doigt » lui dis-je en le pointant exprès avec mon index. Puis je retournais m’assoir à côté de Mamie, croisant les bras. Je me mis alors à murmurer :


« Puis ça colle pas avec ton image de faire la cuisine et le ménage… J’te vois plus foutre les gens dans des situations où on manque de mourir… »


C’est vrai en plus… J’n’arrivais trop pas à le voir avec un tablier blanc et faire la cuisine. Il s’avança alors vers nous, pris les sacs et dit à mamie qu’il était temps d’y aller. Et là Mamie fit quelque chose d’incroyable : elle me proposa d’aller diner chez eux. J’allais dire non, mais quand je vis la tête de l’abruti, je manquais de mourir de rire. Il était tellement dégouté que ça se lisait sur son visage. Il disparut dans la maison. Moi je poussais un petit soupire, puis avec un joli sourire sur le visage :


« Maaah… Mamie, vaut mieux que tu dînes toute seule avec lui, sinon le dîner risque d’être chaud bouillant… »

Mais ce que mamie me répondit me fit légèrement rougir :
« Oh… C’est dommage. J’aime tellement ton Kimchi. Et puis cela faisait aussi un petit bout de temps que j’avais envie d’en manger. J’ai essayé plusieurs fois de le faire, mais je n’y suis pas du tout arrivé. »

MAMIE AIME MON KIMCHI ! Oui je sais je me réjouis pour rien. Mais la voir déçue de pas pouvoir en manger ce soir, je me sentis triste pour elle. Alors je me levais d’un bond et lui dit :

« Tu as tout ce qu’il faut hein ??? Genre épices et tout ??? »
Mamie sourit « Bien sûr ! »

« Alors c’est parti Mamie ! » Et je filais dans la maison de mamie. J’enfilais le tablier et m’attela à la cuisine. Le Kimchi. Le seul truc que j’avais réussi à ramener de mon pays. J’étais trop ravie de voir que quelqu’un qui ne connaissait pas du tout mon pays ni sa cuisine ait ainsi aimé mon Kimchi. C’est tellement particulier ! J’étais aussi tellement ravie que je fis le plat avec amour. Et puis en plein milieu de ma cuisine, je repensais à Iahiah. Ah zut… J’l’avais zappé lui… Tant pis ! S’il aime pas, il mangera autre chose ! Tant pis pour sa pomme.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: La balade du serpent [P.V. Bo Ram]   Sam 22 Sep - 18:06

    En rentrant dans sa chambre, Isaiah s’était immédiatement jeté sur son fauteuil. Il s’y était affalé de tout son long, une vieille chaussette n’aurait pas fait mieux. Son polo remonta légèrement sur son torse bleui par l’étreinte de la femme serpent et le vigoureux coup de la harpie. Il ne s’y attarda pas et s’empressa de se rhabiller convenablement, lâchant par la même occasion, un soupire lourd en signification. Sa voisine. Comment pouvait-il tomber plus mal ? Pire encore, elle connaissait sa logeuse ! Et connaissant la grand-mère, il était certain qu’elle allait chercher à les rapprocher. C’était peine perdue de toute façon. Jamais deux caractères aussi forts ne pourraient s’entendre. Ils allaient passer leur temps à s’envoyer des horreurs détournées droit dans la figure et ça s’arrêterait là. À moins qu’il essaye de se montrer plus agréable. Peut-être qu’ils finiraient par s’entendre…

    Et puis quoi encore !?

    Il avait toujours été horrible avec le monde entier. Pourquoi changerait-il avec cette folle furieuse ? Certes, elle vivait juste à côté de chez lui et certes elle avait l’air d’être drôlement proche de sa logeuse, mais ce n’était pas une raison ! Il serait, comme toujours, médisant, méchant, mesquin et cette planche à pain renoncerait bien vite à le côtoyer. À moins… À moins qu’il ne se sente seul. Non. Impossible. Impossible !!

    Isaiah croqua dans un des caramels. Son regard sombre fixait un coin de sa chambre d’où pendait un bout de tapisserie. Il réfléchissait. Contrairement à son habitude, il ne savait pas vraiment comment réagir face à cette situation. Il pouvait difficilement rester caché derrière son image de monstre. Mamie savait qu’elle était factice, un simple rempart, et la vieille femme ne se gênerait pas pour le remettre à sa place. Mieux valait pour lui qu’il reste dans le rang et se tienne en retrait quand la folle furieuse serait dans les parages. Le bonbon sucré craqua sous sa dent. Il n’en fit qu’une bouchée. En bas, la porte de la maisonnette s’ouvrit. Le jeune irlandais tendit l’oreille. Une première personne entra, suivie de près par une autre. Quelle plaie, elle n’avait pas refusé l’invitation alors ? Isaiah grommela. Il était certain qu’elle cuisinait comme un pied en plus. Le repas allait être infecte et il lui faudrait tout de même supporter sa présence. Quel abruti d’avoir cherché à lui attirer des ennuis !

    Une insulte s’échappa de ses lèvres tandis qu’il attrapait le livre qu’il avait quitté le matin même. Rien de telle qu’une bonne lecture pour mettre de côté tous ces petits désagréments. Retirant ses chaussures, il posa ses pieds sur la petite table basse et plongea tête la première dans l’ouvrage. Il ne lui fallut pas plus d’un paragraphe pour s’égarer entre les lignes. Impossible de comprendre ces phrases. Il avait la tête ailleurs, plus occupé à s’interroger sur le contenu de la discussion des deux femmes que sur le sort du Maître d’école. Il s’imaginait tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi. Il voyait déjà Bo Ram chanter les louanges de son absence et ressasser avec entrain quel piètre locataire il faisait. Mamie le défendait. Un peu. Mais elle était tellement concentrée sur son repas qu’elle n’écoutait sans doute qu’à moitié.

    « Raaah ! »

    Bon sang… Ce n’était pourtant pas son genre de s’attarder sur ce genre de détail. Il se moquait bien de ce que les gens pouvaient penser de lui ! Non. Pas pour sa logeuse. Finalement, Isaiah se leva. Il grommela, grogna, se recoiffa d’un revers de main et descendit. Il se pointa dans la cuisine où les deux femmes préparaient le repas avec soin. Il n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche que déjà, la grand-mère l’avait repéré.

    « Bo Ram m’apprend à faire son Kimchi. Le sien est délicieux. C’est un plat…

    - Un plat coréen. Je connais. Avec des piments, du chou chinois et tout ce qui s’en suit. Je viens juste prendre la vaisselle pour mettre la table. »

    La Mamie adressa un léger sourire à leur invitée. Isaiah haussa les épaules, une mine légèrement boudeuse s’était installée sur son visage. Il adorait les plats asiatiques. La harpie ne pouvait pas lui faire plus plaisir, mais hors de question qu’elle puisse s’en apercevoir. En plus, elle était devant le placard des assiettes. À croire que c’était fait exprès ! Le jeune irlandais soupira. Il se faufila en cuisine et profita de la petite taille de la demoiselle pour se pencher au-dessus d’elle. Il récupéra rapidement tout ce dont il avait besoin. Verres, couverts, serviettes, assiettes. Prêt pour la mise en place. Il allait s’esquiver lorsque la grand-mère l’interpella à nouveau de sa voix douce et chaleureuse.

    « Isaiah, attend s’il te plait. Tu peux lui faire goûter ta sauce Bo Ram ? Il a beau avoir un caractère bien trempé, c’est un fin gourmet tu sais.

    - Je n’ai pas un car… Il soupira. Si tu veux. »

    Les mains prises par les plats, il s’avança légèrement vers la jeune fille, sans vraiment prendre le temps de la regarder. Il était d’humeur ronchon de toute façon et ça risquait d’être ainsi toute la soirée. Fixant bêtement la poignée du placard, il ne put s’empêcher de grommeler :

    « Mais ne te fais pas d’idée. Si c’est mauvais, je te le dirais. »


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La balade du serpent [P.V. Bo Ram]

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